SOUDAN / RÉFÉRENDUM
Soudan, la censure avant le référendum
Alors que dans six mois le Sud-Soudan doit se prononcer sur son indépendance
La censure dÉtat vient dêtre instaurée par Khartoum, principalement sur les questions qui touchent à l'unité/scission du pays et à la situation sécuritaire au Sud-Soudan.
Les nouvelles dAddis
COLETTE DELSOL
10 juillet 2010
Plusieurs journaux (al-Intibaha, al-Tayyar et al-Ahdath) ont déjà subi les foudres du département de l'Information, des services de renseignement et de sécurité et ont été suspendus ou fermés pour une durée indéterminée.
La raison officielle émise par ces services est « le manque d'engagement de plusieurs quotidiens politiques dans la présentation des enjeux nationaux », autrement dit leur peu denthousiasme pour lunité du Soudan, priorité du président Omar el-Béchir, lors de sa campagne présidentielle en avril dernier.
Voilà donc la première entorse à la loi sur la liberté de la presse adoptée en octobre 2009 qui, bien que très imparfaite, puisquelle fixait des limites à ne pas dépasser (sécurité nationale et la moralité publique), laissait espérer un peu plus de marge de manuvre aux journalistes soudanais.
A ce jour les agences de presse internationales travaillant au Soudan ne sont pas concernées par la censure. CD |