PARIS, 04/03/2001 (22h00). -- M. Dileita Mohamed Dileita est nommé Premier ministre de Djibouti. C'est un homme jeune (la quarantaine), « sans envergure ni diplôme universitaire », dit de lui un fin connaisseur de la sphère politique djiboutienne. Homme du premier cercle, il devrait son ascension sociale et surtout professionelle au président Ismaël Omar Guelleh, dont il a toujours-été un fidèle parmis les fidèles, « même lorsque des membres de sa famille étaient durement harcelés ». Néanmoins, toujours selon cette source, il s'est toujours montré courtois avec tout le monde.
Tous les observateurs contactés s'accordent ce soir pour dire qu'il ne faut attendre aucun changement ni résultat économique particulier de cette nomination.
Rien de neuf donc depuis le 6 février, date de démission pour raison de santé, après 22 ans à ce poste, de M. Barkat Gourad Hamadou. On parle plutôt d'un resserrement du pouvoir.
Cependant, cette nomination « non événement » pourrait bien détendre l'atmosphère, alors que les négociations avec le Frud de M. Ahmed Dini Ahmed ne semblent pas produire le résultat politique attendu, plus d'un an après la signature à Paris, en février 2000, d'un accord-cadre "de concorde et de réforme civile", liant le gouvernement djiboutien et son opposition armée.
Après avoir « tourné en rond », le président djiboutien a opté pour une solution sans surprise en nommant un membre de sa garde rapprochée à ce poste, qui continuera à être "honorifique".
Repli sur soi ? Nouvelle concentration des pouvoirs ? Selon le représentant du Frud en Europe, M. Mohamed Kadamy : « C'est un non-événement. Il ne s'agit même pas d'une ouverture intérieure à son équipe
» -- AL
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