14 septembre 2001. De notre point de vue, les attaques terroristes dont ont été victimes les États-Unis sont une ignominie inqualifiable. Un tel acte ne peut trouver aucune justification de la part de qui que ce soit. Il sagit du résultat de la manipulation dun obscurantisme auquel il ne faudrait pas répondre par un autre. La tentation de certains serait dorienter des regards accusateurs vers lIslam, les pays musulmans, le monde arabe. Mais qui voudrait revivre les plus sombres périodes dintolérance de notre histoire, les uns brandissant létendard musulman, les autres létendard chrétien ? Le monde aurait tout à perdre dun tel affrontement ; les terroristes, eux, y remporteraient leur plus beau combat. Le discernement est le seul moyen de ne pas leur offrir cette odieuse satisfaction.
Le président éthiopien Negasso Gidada a notamment déclaré : « Nous avons entendu ici en Éthiopie, la tragédie provoquée par lacte brutal et barbare mené contre le peuple des États-Unis [
] aucun mot ne conviendrait pour exprimer notre colère après cet acte terroriste insensé. »
Réitérant la condamnation véhémente du peuple éthiopien, le Premier ministre Mélès Zénawi se déclare confiant dans la capacité des États-Unis « à sortir encore plus déterminés et plus résolus à vaincre ce démon qui est un danger mortel pour nous tous. »
Le président de la République de Djibouti, M. Ismaïl Omar Guelleh a condamné fermement cette série dattentats meurtriers qui a causé dinnombrables pertes tant humaines que matérielles, et il a exprimé sa sympathie et la solidarité de son pays à la nation américaine, face à cette malheureuse tragédie.
En Érythrée, le président Issayas Afeworki a notamment déclaré : « Dans ces moments de douleur et de tragédie nationales, je souhaite exprimer au peuple américain et à vous, M. le Président, notre profonde tristesse, au nom du peuple et du gouvernement érythréens et en mon nom personnel », ajoutant : « Nous sommes persuadés que les auteurs de ce crime épouvantable seront traqués et punis. »
Au Kénya, le président Daniel Arap Moi a exprimé sa stupéfaction et sa tristesse. Par ailleurs, des mesures de sécurité ont été prises durgence par ce pays, qui ne sestime pas à labri de nouvelles menaces terroristes : la communauté américaine est assez importante (environ 8.000 personnes) et Nairobi fait désormais figure de cible symbolique.
Même le Soudan, pourtant lun des ennemis jurés des États-Unis qui le soupçonnent davoir accueilli le terroriste Oussama ben-Laden, a exprimé sa tristesse et ses condoléances aux familles des victimes et condamné les attentats. Mais le gouvernement soudanais espère que ces exactions naboutiront pas une extension de la violence, a ajouté le ministère des affaires étrangères.
Abou Bakr Abdallah Kirbi, le chef de la diplomatie yéménite en visite à Prague, a condamné aussi les attaques terroristes contre les États-Unis. Selon lui, l'auteur de cette catastrophe doit être puni, qu'il s'agisse de l'extrémiste d'Arabie Saoudite Oussama ben Laden ou de quelqu'un d'autre. CD