PARIS, 28/03/2002 (16H00). MDP. Le Gouvernement en exil de Djibouti (GED) se positionne en rassembleur de l'opposition.
Un Gouvernement en exil de Djibouti (GED) a été formé à Paris le 23 février 2002, sous la présidence de Mahamoud Idriss Ahmed. Selon ses fondateurs, le GED est le « moyen d'action privilégié pour mobiliser et pour sensibiliser [les Djiboutiens], afin qu'ils retrouvent l'espoir et qu'ils soient prêts à défendre leur honneur et leurs droits ». Le GED a été fondé aussi « pour présenter un projet d'avenir crédible aux institutions européennes et internationales, sans le soutien desquelles toute tentative de remise en ordre [à Djibouti] serait vouée à l'échec. »
Son « objectif prioritaire [est de] créer les conditions qui permettront de donner aux Djiboutiens la liberté de choisir leur gouvernement », et le GED ne voit « pas d'autre alternative que de faire pression sur Ismaël Omar Guelleh [le président djiboutien], pour obtenir qu'il quitte le pouvoir qu'il a usurpé ». Ensuite, le GED souhaite installer un « gouvernement d'union nationale, qui sera chargé d'organiser des élections libres, justes et transparentes. »
D'avance, le GED dénonce les élections générales prévues en décembre 2002. En effet, selon le gouvernement en exil, le pouvoir djiboutien « prépare déjà un nouveau "rapt" électoral [et], pour s'assurer une victoire d'opérette, il met en place des mesures inadmissibles afin de limiter le choix des Djiboutiens aux seuls candidats qu'il aura désignés (et qui lui sont totalement dévoués), au mépris total de la Constitution et [des] lois. »
Estimant la situation urgente, car il s'agit de « porter assistance à un peuple en danger », le GED se déclare assuré que « tous les opposants djiboutiens, quelle que soit leur sensibilité, ont le même objectif prioritaire : celui de mettre un terme à la dictature pour reconstruire. » Reconstruire et moraliser, sachant que « la part majoritaire des aides et des subventions internationales est écartée de sa finalité [et que], bien souvent, il faut même parler d'impact négatif comme, par exemple, l'achat d'armement et le recrutement de mercenaires pour surdimensionner les forces spéciales de la police et de la répression. »
Le GED se veut optimiste et rassembleur. Il invite l'opposition « soit à venir [le] rejoindre, soit à [s'] associer à [son] initiative, pour contribuer à mettre un terme à la situation actuelle. »
Le Gouvernement en exil de Djibouti est composé de :
Mahamoud Idriss Ahmed
Président (Bruxelles, Belgique)
mahamoud@gouv-exil.org
Mohamed-Moussa Aïnaché
Coordonateur et porte-parole du Gouvernement (Le Mans, France)
ainache@gouv-exil.org
Mohamed Saleh Alhoumekani
Chargé des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (Bruxelles, Belgique)
aloumeka@gouv-exil.org
Abdillahi Isman Waberi
Chargé des Affaires intérieures, de la Communication et l'Information (Bruxelles, Belgique)
abdilahi@gouv-exil.org
Abdourahman Yassin
Chargé des Finances, de l'Économie et de la Planification (Pau, France)
yassin@gouv-exil.org
Programme, finalités et moyens d'action, voir le site du GED :
http://www.gouv-exil.org/menu.htm
Sources : communiqué de presse du 28 février 2002 et lettre ouverte aux opposants politiques du 28 mars 2002.
MDP/AL/280302/16:00