|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
Éthiopie-Érythrée / Délimitation de la frontière
Confrontation entre le Premier ministre éthiopien, Mélès Zénawi et le Conseil de sécurité de lONU Mélès Zénawi refuse la décision de la Commission de la frontière qui, entre autres choses, a considéré que le village de Badmé est en lÉrythrée. De son côté, l'Érythrée refuse dorénavant de dialoguer avec l'Éthiopie sur ces questions. 8 octobre 2003. S'il ne remet pas officiellement en question lAccord dAlger, ni la poursuite pacifique et diplomatique du règlement du conflit, le Premier ministre éthiopien Mélès Zénawi refuse de reconnaître la validité de la décision de la Commission de la frontière de La Haye qui, entre autres choses, a considéré que le village de Badmé est en lÉrythrée. Dans une lettre adressée, le 19 septembre au Conseil de sécurité de lONU, le Premier ministre éthiopien a qualifié cette décision d « illégale, injuste et irresponsable [ ] un flagrant déni de justice ». Il estime que le maintien de cette décision serait la source de nouveaux conflits à lavenir. Il appelle à la création dune nouvelle instance chargée de débloquer la situation par le réexamen des zones frontalières contestées. Le Conseil de sécurité a refusé cette hypothèse et encouragé le Premier ministre éthiopien à collaborer pleinement avec la commission de la frontière, afin quelle puisse commencer ses opérations de démarcation, dans toutes les zones. Par ce refus, le Conseil de sécurité rappelle à lÉthiopie les engagements pris lors de la signature de lAccord dAlger, signé en décembre 2000, qui portait obligation pour les deux anciens belligérants de respecter la décision de la commission de la frontière, considérée comme ferme et définitive. De son côté, l'Érythrée refuse dorénavant de dialoguer avec l'Éthiopie sur ces questions. Selon le site internet du ministère érythréen de l'Information repris aujourdhui par AFP : « Larticle 4.15 de lAccord dAlger dit explicitement que la décision (de lEEBC, commission frontalière indépendante basée à La Haye) est finale et obligatoire. » CD |
Lire aussi
Frontière érythréo-éthiopienne : Le jeu dangereux des deux voisins qui « ne veulent pas la guerre » Badme : Guerre ? Le piège de Badmé, ou comment transformer un arbitrage international en bombe à retardement Éthiopie-Érythrée : Confrontation entre lÉthiopie et le Conseil de sécurité de lONU Éthiopie-Érythrée : Arbitrage de La Haye, le casse-tête de Badmé Éthiopie-Érythrée : Arbitrage de La Haye, l'Éthiopie semble plus satisfaite que l'Érythrée |
Cette carte de la CIA (détail) |
![]()
|
|||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||
|
© Les nouvelles d'Addis (LNA) 1997-2005. http://www.lesnouvelles.org, version 3.4 Les nouvelles d'Addis, le seul journal d'informations générales exclusivement dédié à l'Éthiopie et à la corne de l'Afrique Bimestriel. Publié en français. Politique, économie, culture, société, communauté Reproduction de contenus interdite sauf autorisation écrite |