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Djibouti / Opposition / MRD
Le Mouvement pour le renouveau démocratique et le développement (MRD) tenait réunion le 7 octobre à Bruxelles. Dans les contributions et débats, l'assemblée s'est montrée très préoccupée par la situation à Djibouti Il y avait les militants, des personnalités historiques du Mouvement, des invités ; mais aussi, selon la formulation des organisateurs, d'autres membres de « l'opposition crédible ». La défection récente de trois représentants du Gouvernement en exil de Djibouti (GED, marginalisé) a été saluée et l'assistance a souhaité la bienvenue aux démissionnaires qui ont exprimé leurs motifs.
Bruxelles, le 11-10-2003 « Réunion réussie avec le président DAF » Comme prévu, et comme à chacune de ses visites en Europe, le président du parti, Monsieur Daher Ahmed Farah, a rencontré les membres exilés du MRD à Bruxelles, capitale du Royaume de Belgique et de lEurope, mardi 7 octobre 2003. La réunion, qui a duré de 17h00 à 20h00, sest tenue dans la grande salle de lASBL "ILUSION", sise sur les rives de la place communale de Molenbeek, au numéro 18. Les participants sont venus nombreux bien quen jour ouvrable. Parmi eux, des membres du reste de lopposition crédible tel le FRUD présidé par Mohamed Kadamy Youssouf. À lordre du jour, les trois points contenus dans le communiqué de presse annonçant la rencontre. À savoir la situation générale du pays ainsi que létat de la démocratie et des droits de lHomme, létat du MRD en Belgique et la poursuite de la lutte pour la démocratie et lÉtat de droit dans et hors de Djibouti. Cest le secrétaire général du comité de représentation du MRD en Belgique et auprès de lUnion européenne, le professeur de mathématiques Abdoulfatah Omar Osman qui a ouvert la séance. Il a remercié président et participants de leur présence, puis dit à nouveau la nature et lobjet de la réunion. Il a introduit le débat avant de passer la parole au président du comité, le dynamique et courageux économiste Ali Salem Omar. Celui-ci a demblée rappelé la mission et la composition du comité, puis brossé son bilan de plus de dix mois dactivités. Bilan décliné en production écrite mais aussi en actions de terrain et rencontres. Il faut dire que le comité a produit un certain nombre darticles de presse et organisé des actions de masse telle que la manifestation de soutien au président DAF lors de sa récente détention à la sinistre prison de Gabode. Sans compter les réunions de travail et autres rencontres avec plusieurs organisations et autorités belges ou européennes. Par son intervention, le comité a ainsi donné une idée de létat du MRD en terre belge. Prenant la parole, le président DAF a décrit la situation générale du pays quil a quitté le 24 août dernier seulement. Il a ainsi évoqué, en des termes forts, létat peu reluisant du corps social en proie à une misère qui se généralise, dune économie djiboutienne plus que morose et de ressources nationales confisquées par un homme et son régime anachroniques. Centres de santé mouroirs ; écoles démunies ; chômage massif et arriérés de salaires ; jeunesse en détresse livrée au sida, au désuvrement, à la drogue et autres réflexes du désespoir ; main basse sur les finances publiques et autres éléments du patrimoine public ; infrastructures urbaines qui nen finissent pas de se dégrader ; une vie économique qui nattire point les investisseurs étrangers ni nencourage linitiative nationale DAF aura, en peu de mots, tout passé en revue. Par ailleurs, il a exposé le verrouillage politique et lindicible déficit démocratique qui ne font que saggraver dans notre pays bien aimé. Il a rappelé le triste sort réservé à laccord de concorde civile et de réformes démocratiques du 12 mai 2001, le « hold-up » électoral du 10 janvier 2003, lacharnement contre le MRD, son leader et son journal le Renouveau. Des partis dopposition réduits à la figuration, une presse condamnée au silence, aucune radio ni aucune télévision non gouvernementales, aucune vie syndicale et associative libre, des violations en tous genres, voilà en quoi tient létat de la démocratie et des droits de lHomme à Djibouti, a-t-il insisté. Et de tendre le microphone aux participants qui nont pas hésité un instant à prendre la parole. Lancien ministre et indépendantiste Mohamed Said Saleh, qui vit en exil sur le sol belge, sest exprimé, dénonçant avec vigueur la situation de notre pays et appelant à redoubler defforts dans la lutte pour le changement. Mohamed Abdallah Houmed, dit Houmado, représentant du FRUD à Bruxelles, a également, après avoir brièvement évoqué le rôle déterminant joué par son organisation dans le combat pour louverture démocratique depuis 1991, abondé dans ce sens. Abdoulfatah Omar Osman du comité du MRD a, lui, fustigé le tribalisme et ses méfaits, invitant les leaders de lopposition à une vigilance de tous les instants. Il a été suivi de Abdillahi Farah Wabéri, autre membre du comité du MRD, qui a réaffirmé son engagement dhier et daujourdhui pour le salut démocratique national. Le débat ainsi lancé, le microphone na cessé de changer de main. Jeunes, moins jeunes, hommes, femmes, les participants ont exposé leurs points de vue, posé des questions au président du MRD et à son comité de Belgique. Questions sur le projet politique du mouvement, sur lavenir des jeunes, sur le combat contre le sida comme contre le tribalisme, sur limmigration et son traitement actuel par le pouvoir, sur la présence des puissances occidentales à Djibouti, sur létat de lopposition djiboutienne, sur la prochaine élection présidentielle qui est prévue pour 2005 Le président DAF ainsi que celui du comité et ses camarades, ont volontiers répondu aux questions posées et largement abordé les aspects y afférents de la réflexion comme de laction du MRD. DAF est ainsi revenu sur la vision davenir développée par le parti. Il a réitéré son attachement inébranlable à la valorisation du capital humain, à la promotion de la fraternité et de légalité des chances, son engagement contre le tribalisme et lanti-démocratisme. Il a réaffirmé sa condamnation de la gestion par le pouvoir de la question de limmigration. « Sil est légitime que Djibouti contrôle limmigration, a-t-il souligné, cela ne doit jamais se faire au détriment des droits de la personne humaine. Comme il ne doit être loccasion de se débarrasser de telle ou telle catégorie de la population djiboutienne arbitrairement privée de sa citoyenneté. ». Concernant la présence militaire occidentale sur le sol national, il a précisé quelle sinscrit, officiellement du moins, dans la lutte internationale contre le terrorisme mais quelle doit, par ses retombées économiques, profité au pays et au peuple et non au pouvoir prédateur en place. Et de redire lunité de lopposition regroupée à lintérieur du pays sous la bannière « Union pour lAlternance Démocratique (UAD) ». Pareillement, le comité de Belgique a, entre autres choses, longuement commenté, par la bouche de son président Ali Salem Omar, le travail de réflexion quil a mené cette année sur les perspectives de développement économique et social. Il la fait pour répondre notamment à des questions de participants sur lendettement du pays et la politique économique. Dans le feu du débat, qui a vite pris par son intérêt et sa tenue, trois invités se sont exprimés pour faire connaître leur démission du prétendu « Gouvernement djiboutien en exil ». Il sagit de Moustapha Khaireh Darar, Youssouf Abdillahi Omar et de Osman Ahmed Kahin. Lassistance sest félicitée du geste et a souhaité la bienvenue aux démissionnaires. Par ailleurs, le représentant en Belgique du mouvement humaniste européen, Monsieur Gilles Smedts, également invité à la réunion, est intervenu pour évoquer le combat pour lHomme quil mène avec son organisation. Il a noté la communauté de lutte et encouragé les démocrates djiboutiens dans leur résistance à la négation des valeurs humanistes à Djibouti. Le représentant de l association « ILUSION » na pas été en reste. Il sest associé aux encouragements de Monsieur Smedts et a salué la bonne organisation de la rencontre ainsi que la maturité combative des participants. Une réunion fructueuse donc que celle du MRD en ce mardi du 7 octobre 2003 à Bruxelles. Fructueuse à la fois par lintérêt et la mobilisation quelle a suscités comme par la qualité et la richesse du débat. Elle sest achevée à 20 heures par un mot du président DAF. Il a formulé la conclusion qui sen est dégagée, à savoir la poursuite de la lutte pour la démocratie et lEtat de droit à lintérieur comme à lextérieur du pays, et ce dans lunité avec le reste de lopposition. ILS CONTINUENT LE COMBAT Emmenés par léconomiste Ali Salem Omar, ces dirigeants sont, pour lheure, au nombre de six. Le président Ali Salem, pour ne pas le nommer, est économiste de formation. Fort de sa maîtrise ès sciences économiques et sociales obtenue en France, il est rentré à la mère patrie. Il a embrassé lenseignement, métier noble sil en est, et a longtemps dispensé ses cours au Lycée industriel et commercial (LIC) et au Lycée dÉtat de Djibouti. Parallèlement, il a rejoint le PRD, qui deviendra le MRD, et na pas hésité à prendre ses responsabilités dans le mouvement syndical libre naissant. Conseiller pédagogique de la même matière puis, « bras cassé », il a activement persévéré dans la participation au développement de son pays notamment auprès de lUNICEF. Ce qui na pas tardé à lui attirer les persécutions du pouvoir. Contraint à lexil, il nen continue pas moins le combat. Il le fait au niveau politique avec le MRD, comme lon sait, mais aussi sur le plan intellectuel en entreprenant une thèse de doctorat en coopération et développement à lUniversité libre de Bruxelles où il a décroché son Diplôme détudes approfondies (DEA) en juin 2003. Autre enseignant du second degré contraint à lexil, Abdoulfatah Omar Osman, diplômé de mathématiques de lenseignement supérieur français, compte à son actif engagement syndical et action politique. Il est, après avoir agi au sein du PRD sur le sol national, secrétaire général du comité du MRD en Belgique. Cest la preuve que lexil na point ébranlé ses convictions. Par ailleurs, il a entrepris une reconversion professionnelle qui devrait aisément en faire un ingénieur en industriel. Le comité comprend également Monsieur Abdillahi Farah Waberi, technicien supérieur en télécommunications formé en Afrique du nord et ancien cadre à lOffice des postes et télécommunications de Djibouti. Il en est secrétaire général adjoint. Avec un long passé militant dans les rangs du PRD à son actif : cest un membre de première heure du parti. Autre membre du comité, où il est chargé de la communication, Monsieur Houssein Mohamed Abdallah, ancien technicien de santé publique spécialisé en radiologie, a également adhéré au PRD à ses débuts et y milite depuis lors. Cet engagement politique lui a, au reste, avec ses activités syndicales, valu les persécutions du régime. Le vice-président du comité nest autre que Monsieur Ahmed Omar Farah. Cet ancien cadre financier du secteur public, qui a aussi fui les persécutions du pouvoir moyenâgeux en place à Djibouti, poursuit la lutte en terre de liberté. Parallèlement à la diversification de ses compétences tertiaires. Bien entendu, le comité ne bénéficie pas de la seule action de ses dirigeants pour remplir sa mission. Il sappuie aussi sur les compétences dautres membres exilés importants. Parmi ceux-là, Monsieur Mohamed Ali Bobeh qui vit en Belgique depuis plusieurs années. Cest un homme de convictions et dexpérience qui assiste le comité et son président, notamment au plan politique. Avec le titre de conseiller. MRD |
Entretiens avec Daher Ahmed Farah
Daher Ahmed Farah (1), |
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© Les nouvelles d'Addis (LNA) 1997-2005. http://www.lesnouvelles.org Les nouvelles d'Addis, le seul journal d'informations générales exclusivement dédié à l'Éthiopie et à la corne de l'Afrique. Bimestriel. Publié en français. Politique, économie, culture, société, communauté. |