En cette période de Coupe du monde de rugby, on peut sinterroger sur les origines de ce sport.
Le magazine Géo, dans son numéro de septembre 2007, nous offre une hypothèse : le koso. Ques aquo ? dirait-on dans lovalie du sud-ouest français.
Plus que dun sport, il sagit, pour Didier Morin, grand spécialiste des Afars et de la langue Afar, dun rituel et même dune « guerre cachée ».
Les règles du jeu sont assez élastiques, pas de temps limite, pas de nombre de joueurs fixé, lespace lui-même est extensible. Les parties, où tous les coups (ou presque) sont permis, peuvent durer plusieurs jours.
Une forme de défense du territoire érigée en sport plutôt quen affrontement. Mais les plaquages, les passes, les mêlées sont bel et bien pratiqués sur des terrains où le gazon anglais est
rare.
Quant au haka, il nexiste pas en tant que tel chez les Afars. Ce qui nempêche pas les joueurs de koso de se défier lors de danses et de joutes orales.
Et la troisième mi-temps ? Il y en a bien une. Mais les femmes sen mêlent. Et gare aux piètres joueurs, ils néchapperont pas aux quolibets. Les braves, eux, se verront glorifier par leurs femmes ou amoureuses. De quoi donner des forces pour une autre partie. CD
GÉO magazine n° 343, septembre 2007 : « Le ko'so, rugby des tribus afares ».

Voir le photojournal : Géo magazine, n° 343, septembre 2007