(Les nouvelles d'Addis, Paris, 6 février 2008)
Plusieurs dirigeants de lopposition légalisée djiboutienne ont été assignés à résidence, alors quils projetaient de tenir un meeting avant la tenue des élections législatives (prévues le 8 février) quils ont appelé à boycotter.
Le président de lARD Ahmed Youssouf Ahmed, le président de lUDJ Ismaël Guedi Hared et le vice-président du MRD Souleiman Farah Lodon ont ainsi été invités par les forces de police à ne pas quitter leur domicile. Il en a été de même pour le président de la Ligue djiboutienne des droits de lhomme (LDDH), Jean-Paul Abdi Noël.
En outre, plusieurs militants de ces partis et un syndicaliste (porte parole de lUnion générale des travailleurs djiboutiens) ont été déférés devant le parquet pour être transférés à la tristement célèbre prison de Gabode. De nombreux sympathisants, jeunes pour la plupart, ont été arrêtés dans les rues de Djibouti et, selon la LDDH, ils auraient été enfermés au camp connu sous lappellation de Nagad.
Seul parti candidat aux élections législatives, lUMP (parti au pouvoir) semble bien fébrile devant les manifestations de ses opposants. À moins que les militants et les sympathisants des partis de lopposition ne soient que la partie émergée dun iceberg bien plus menaçant pour le pouvoir en place. CD