DJIBOUTI / ARMÉE NATIONALE / VIOLENCES
Femmes solidaires condamne les agressions de larmée djiboutienne contre les civils Afars, et plus particulièrement contre les femmes
Dans un communiqué publié lundi 10 août 2009, l'organisation féministe française Femmes solidaires « condamne les agressions de larmée djiboutienne contre les civils Afars, et plus particulièrement contre les femmes ».
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Femmes solidaires
25, rue du Charolais, 75012 Paris
Tél : 01.40.01.90.90
Fax : 01.40.01.90.81
femmes.solidaires@wanadoo.fr
Communiqué
lundi 10 août 2009 |
Le 3 août 2009 monsieur Houmad Mohamed Ibrahim, chef coutumier de la région de Moussa Ali à Djibouti, a été arrêté avec 5 membres de sa famille, parce que soupçonné de sympathie avec le FRUD (Front pour la restauration de lunité et de la démocratie). Il a subi des sévices corporels. Mais les soldats se sont particulièrement acharnés sur ses filles : Fatouma Houmad Ibrahim, Hawa Houmad Ibrahim, Robi Houmad Ibrahim, Momina Mohamed Hassan, Aicha Houmad Koulayeles, quils ont torturé, les laissant pour mortes à Margoïta, (district de Tadjourah). Ces femmes sont dans un état grave.
Femmes solidaires condamne fermement, les agressions inadmissibles de larmée djiboutienne contre les civils Afars, et plus particulièrement contre les femmes de cette communauté. Lassociation demande la protection des civils Afars, à Djibouti, persécutés quotidiennement, et plus particulièrement les femmes Afars cibles privilégiées des exactions de larmée djiboutienne.
Femmes solidaires demande lapplication de la CEDAW, Convention sur lélimination de la violence à légard des femmes, des Nations-Unies qui établit en son article 4.c que les États ont le devoir d« agir avec la diligence voulue pour prévenir les actes de violence à légard des femmes, enquêter sur ces actes et les punir conformément à la législation nationale, quils soient perpétrés par lÉtat ou par des personnes privées. ». Pour mémoire, Djibouti a ratifié cette Convention sur lélimination de toutes les formes de discrimination à légard des femmes (CEDAW), le 31 octobre 1994 ainsi que son Protocole facultatif le 2 février 2005.
Femmes solidaires interpelle :
le gouvernement français, militairement présent à Djibouti, pour quil pèse de tout son poids diplomatique pour faire cesser ses tortures et viols à lencontre des femmes et que justice soit faite.
lUnion européenne, soutien économique important de la République de Djibouti, pour quelle fasse pression, sur le régime de Djibouti afin de respecter les droits humains et surtout assurer la protection des femmes sans défense et de faire respecter la CEDAW.
Enfin Femmes solidaires tient à exprimer son indignation devant ces crimes dune violence inouïe et restera particulièrement mobilisée à faire cesser limpunité face à ces violences.
contact : Catherine : 01.40.01.90.90
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