| Mise à jour 4 septembre 2009
DJIBOUTI, 1 sept 2009 (AFP) Un mouvement rebelle djiboutien a affirmé mardi avoir repoussé une attaque de l'armée dans le nord de Djibouti, faisant quatre tués parmi les militaires, selon un communiqué de ce groupe transmis mardi à l'AFP.
« Dimanche, des éléments de larmée nationale djiboutienne (AND) [...] ont attaqué les combattants du FRUD (Front pour la restauration de l'unité et la démocratie, rébellion Afar) à Sismo, dans les Mablas », affirme un communiqué du mouvement rebelle.
« Les affrontements ont duré de 08H00 à 14H00, deux hélicoptères de larmée ont bombardé les positions du FRUD », précise le texte, signé du responsable des relations extérieures du mouvement, Hassan Mokbel.
Venus de la base de Gal Ela, ainsi que des casernes de Tadjourah et dObock, les soldats djiboutiens « ont été repoussés et ont eu au moins quatre morts dans leurs rangs et 20 blessés dont certains ont été évacués par hélicoptère vers la capitale », ajoute le communiqué. Le FRUD assure pour sa part n'avoir subi « aucune perte ».
Ces informations n'avaient pas été commentées de source officielle mardi après-midi.
Issu de la communauté afar, installée dans le nord du pays, le FRUD avait failli renverser le pouvoir du président Hassan Gouled Aptidon au début des années 1990 et luttait pour défendre les intérêts des Afars face aux Issas, l'autre grande communauté du pays.
L'aile modérée de la rébellion avait signé un accord de paix en 1994 pour entrer au sein de la coalition gouvernementale. Le chef historique du FRUD, et figure emblématique de l'opposition djiboutienne, Ahmed Dini Ahmed, avait déposé les armes en 2001.
Stratégiquement situé à l'entrée de la mer Rouge, Djibouti, petit État largement désertique d'un demi-million d'habitants, accueille la plus importante base militaire française à l'étranger et la seule base militaire américaine en Afrique.
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