| ÉTHIOPIE / DJIBOUTI / ARRESTATIONS ET EXTRADITION
Arrestations arbitraires de citoyens djiboutiens
par lÉthiopie et extradition vers Djibouti.
LÉthiopie gendarme de la corne de lAfrique ?
Alors que la sécheresse et la famine frappent une grande partie de la corne de lAfrique, lEthiopie se croit autorisée à intervenir sur le territoire dun de ses voisins, en loccurrence ici, Djibouti. Et ce nest pas pour soulager des populations en détresse, mais pour procéder à des arrestations et des extraditions de civils.
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LES NOUVELLES D'ADDIS
COLETTE DELSOL
PARIS, 30 JUILLET 2011
SOURCE ORDHD (*)
Le 18 juillet, des forces éthiopiennes sont entrées dans la zone située entre Gawah et Balho (district de Tadjourah) et ont arrêté une dizaine de civils qui sétaient déplacés de leur région Moussa Ali à la recherche de points deau. Ils auraient ensuite été transférés vers Ely Daar (Nord Est de lÉthiopie) et emprisonnés durant huit jours et où ils auraient subi de mauvais traitements.
Selon lORDHD (Observatoire pour le respect des droits humains à Djibouti) (*), quatre dentre eux auraient été livrés à la police djiboutienne et sont détenus depuis le 27 juillet dans les locaux du Service de documentation et de recherche (SDR) de la gendarmerie où ils seraient torturés.
Comme tout Afar à peu près valide, ils sont accusés dappartenir au Front de restauration de lunité et de la démocratie (Frud). Depuis des mois, les arrestations, emprisonnements, tortures se multiplient à Djibouti, particulièrement à lencontre des populations Afar. Doù les plus grandes craintes sur les conditions de détention de ces prisonniers.
On a déjà vu lÉthiopie intervenir, sans mandat international, sur le territoire de ses voisins (Somalie, par exemple) pour, officiellement, empêcher des groupes terroristes de commettre des attentats sur son propre territoire. Mais quelle menace terroriste représente le Frud pour lÉthiopie ou pour quelque pays ? Ce mouvement est-il répertorié comme mouvement terroriste ? Seul le chef de lEtat djiboutien en est persuadé ; ce qui justifierait, selon lui, toutes les formes de répression contre le peuple Afar tout entier (hommes, femmes, vieillards, mineurs
).
La soi-disant démocratie éthiopienne ne se grandit pas en jouant la police supplétive dIsmaël Omar Guelleh, pas plus quelle ne peut justifier son intervention sur un plan international.
En outre, poursuivre des éleveurs Afars affamés qui ont perdu une partie de leur bétail et tentent de sauver ce quil leur reste en le conduisant vers des points deau, relève du non-respect des droits humains les plus élémentaires.
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(*) Contacter lObservatoire pour le respect des droits humains à Djibouti (ORDHD) : ordhd@hotmail.com
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(*) Communiqué de lORDHD :
http://www.djibouti-democratie.org/#/alertes-110730/3883378
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