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SCOLARISATION D'ENFANTS ÉTHIOPIENS L'association Bourgeons fête Lassociation Bourgeons soutient la scolarisation denfants éthiopiens et va fêter ses quinze années dexistence le 6 novembre prochain. Cest en visitant sa famille à Addis-Abeba, il y a dix-sept ans, que Dejen Yirgu et son épouse Camille ont découvert les conditions difficiles dune école de quartier et ont décidé daider les enseignants ainsi que des enfants qui nétaient pas scolarisés. En faisant appel à leur entourage, lidée de créer une association sest imposée. Dejen Yirgu rappelle ici comment tout a commencé. LESNOUVELLES DADDIS
Dejen Yirgu : Au début quand on a créé Bourgeons en 1996, le but était de donner la possibilité de sinstruire à des enfants éthiopiens qui ne pouvaient pas le faire pour des raisons économiques. Lassociation a commencé avec une vingtaine de membres. Petit à petit le cercle sest élargi et à Addis-Abeba la demande a également grandi. Tout dabord nous avons aidé lécole Adwa Ber en lui fournissant divers matériels puis une aide financière a été envoyée en début dannée scolaire pour des enfants dont les familles ne peuvent pas acheter luniforme scolaire, ni les livres, les cahiers et les stylos. A présent, Bourgeons compte une centaine de membres. Grâce à leur générosité, nous aidons 75 élèves pour leurs frais scolaires annuels. LNA : Ces élèves ne pourraient donc pas aller à lécole sans cette aide parce quils sont orphelins et quils sont élevés avec dautres enfants par un membre de la famille ou par une mère qui est seule. Dejen Yirgu : Tout à fait. Car en Ethiopie il ny a pas de DDASS et de services sociaux comme ici. Les orphelins sont souvent élevés par des parents, marraine, tante, grand-mère ou parfois même par des voisins. Et comme scolariser un enfant est coûteux, il faut que la famille soit en mesure dacheter léquipement minimum. Cest pourquoi lécole Adwa Ber a demandé à Bourgeons dintervenir. Donc les enfants aidés ont la chance daller à lécole et à présent certains sont arrivés au niveau du bac et dautres, la plupart en fait, ont reçu une formation, mécanicien ou coiffeur par exemple. Ils ont quitté lécole Adwa Ber qui scolarise jusquen 4° et ils ont suivi une formation professionnelle. Au bout de quinze ans voilà ce que nous avons récolté. Cest très encourageant. Ils ont laissé leur place à des plus jeunes que Bourgeons prend en charge à leur tour. LNA : En plus des enfants qui sont aidés pour leur scolarisation, un groupe denfants est parrainé par différents membres de Bourgeons. De quoi sagit-il ? Dejen Yirgu : Le parrainage a été proposé pour des enfants qui sont mal nourris car leur famille daccueil arrive à peine à subvenir à leurs besoins avant même de pouvoir les scolariser. Le premier à être parrainé a été Zemenew qui est paraplégique à la suite dune polio. Actuellement il prépare son bac. Quand nous lavons rencontré, il y a treize ans, il ne savait ni lire ni écrire. Il y a maintenant trente-deux enfants dont la famille ou la mère seule a du mal à les élever. Chaque parrain ou marraine envoie trente euros par mois par lintermédiaire de lassociation. Sur place, trois correspondants qui connaissent lécole vérifient que largent est bien versé et que lenfant aidé vient régulièrement à lécole car il reçoit aussi laide pour la scolarisation. LNA : En Éthiopie trente euros mensuels cest une aide importante ? Dejen Yirgu : « En effet. Souvent lenfant a aussi des frères et des surs qui du coup sont aussi aidés indirectement. Et avec les résultats scolaires obtenus on voit que cette aide a porté des fruits. Cest pourquoi il faut remercier les donateurs de lassociation Bourgeons. » --- Renseignements et inscriptions pour la soirée : |
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© Les nouvelles d'Addis (LNA) 1997-2011. http://www.lesnouvelles.org, version 3.6 Les nouvelles d'Addis, le seul journal d'informations générales exclusivement dédié à l'Éthiopie et à la corne de l'Afrique Bimestriel. Publié en français. Politique, économie, culture, société, communauté Reproduction de contenus interdite sauf autorisation écrite |