5 novembre 2005, vers 0225 UTC, à la position 02:59N-048:01E, à 70 miles nautiques de la côte est de la Somalie, six hommes lourdement armés, à bord de deux bateaux rapides, attaquent le paquebot Seabourn Spirit, faisant route vers Mombasa, Kenya.
Le Bureau maritime international (IMB) avait pourtant de quoi se réjouir. Durant les 9 premiers mois de lannée les cas de piraterie avaient sensiblement baissé puisque lon navait enregistré quun total de 205 cas, alors que durant la même période, en 2004, 251 cas étaient déjà référencés. Si cest effectivement le cas à léchelle planétaire, les côtes somaliennes ont pour leur part vu le phénomène considérablement augmenter, pour devenir la région la moins sûre, détrônant les côtes indonésiennes jusqualors en tête.
Depuis le 15 mars 2005 ce sont pas moins de 32 cas de piraterie qui ont été recensés. La zone daction des pirates ne cesse de sagrandir ; ils séloignent de plus en plus des côtes pour attaquer. Les consignes de prudence données aux navires croisant dans la région recommandent aux marins de ne pas sapprocher à moins de 200 miles des côtes somaliennes.
Ces groupes pirates seraient composés en majorité danciens membres de la marine de guerre somalienne, accompagnés de pêcheurs reconvertis dans la piraterie maritime. Tous, bien sûr, obéissent à des chefs de guerre dont certains sont connus comme étant proche dAl-Qaïda. Lourdement armés : mitrailleuses lourdes et lance-roquettes, ils opèrent à partir de petites unités rapides dans lesquelles ils sont rarement plus de 4 ou 5. Très bien organisées, leurs actions seraient coordonnées par un navire amiral de plus grande taille.
Il est très inquiétant de constater que ces pirates puissent agir impunément dans des eaux censées être surveillées de très près par les marines occidentales et principalement américaine, dans le cadre de la guerre contre le terrorisme international. Devant limportance des moyens déployés par Washington et ses alliés, que ce soit sur le plan maritime, aérien ou encore satellitaire, il paraît pour le moins surprenant que ce (ou ces) fameux bateau(x) amiral(s) nai(en)t pu être localisé(s). Si tel était le cas, on a du mal à imaginer comment une telle force serait à même dintercepter les présumés militants dAl-Qaïda naviguant entre lAfghanistan et la Somalie
AC