Alors que les spécialistes se perdent en conjectures sur les échecs présumés et une éventuelle restructuration de la nébuleuse terroriste, un élément mérite dêtre souligné. Le temps qui sécoule entre lenregistrement des messages et leur diffusion semble se réduire considérablement. De plusieurs mois, lors des premiers messages du leader dAl-Qaïda, il nest plus que de quelques jours, voire même quelques heures.
Cela semble indiquer deux choses : un système de transmission sécurisé utilisant vraisemblablement Internet et un renforcement des liens privilégiés avec certains médias, telle que la chaîne satellitaire Al-Djazira. Dailleurs, il est intéressant de noter que lors du raid qui a coûté la vie à Abou Moussab al-Zarqaoui, un correspondant dAl-Djazira se trouvait parmi les victimes. Celui-ci réalisait une interview du leader dAl-Qaïda en Iraq (Renseignor n°421 du 11 juin 2006).
Si ces faits tendaient à se confirmer, il parait pour le moins surprenant que les services de renseignement américains ne soient pas en mesure de localiser ces leaders terroristes, alors que de simples journalistes parviennent à les rencontrer. Dautre part, comment ces communications échappent elles à la tentaculaire National Security Agency américaine qui a quasiment mis la planète sur écoute. Un élément qui pourrait une nouvelle fois laisser penser que certaines actions dAl-Qaïda permettent à ladministration américaine de justifier ses interventions militaires extérieures de plus en plus contestées, tant localement que sur le plan international
AC