SOUDAN / DARFOUR / MÉDIATIONS
Darfour : Khartoum refuse de ratifier le projet daccord proposé par lUnion africaine
(4/11/04, La voix de la république islamique dIran)
Les rebelles du Darfour ont favorablement accueilli l'accord sur la sécurité proposé par l'Union africaine, afin de mettre fin à la crise qui touche cette région.
« Nous avons décidé de signer le protocole sur la sécurité proposé par l'Union africaine », a déclaré le négociateur en chef du Mouvement pour la justice et l'égalité, Ahmed Mohammed Tugod, cité par l'AFP.
De son côté, le porte-parole du Mouvement de libération du Soudan, Maghoub Hussein, a affirmé que son mouvement allait accepter et signer ledit protocole.
Cependant, la délégation du gouvernement de Khartoum qui participe aux négociations de paix intersoudanaises, a annoncé, hier, sa décision de ne pas ratifier le projet d'accord proposé par l'Union africaine.
Rappelons que les rebelles du Mouvement de libération du Soudan et le Mouvement pour la justice et l'égalité sont en guerre avec le gouvernement de Khartoum, depuis le mois de février 2003.
(4/11/04, BBC Afrique)
Les pourparlers intersoudanais, entre le gouvernement de Khartoum et les rebelles du Darfour, achoppent sur la question d'interdire le survol de la région. Le président nigérian, Olusegun Obasanjo, qui préside les négociations à Abuja, a proposé un nouveau projet d'accord appelant à un cessez-le-feu terrestre et aérien. Les rebelles se sont dits favorables à la nouvelle proposition, mais le gouvernement l'a rejetée.
(4/11/04, Canal Afrique)
Les rebelles du Darfour, dans l'ouest du Soudan, ont accepté de signer « en l'état » l'accord sur les questions sensibles de la sécurité proposé par l'Union africaine, mais la délégation de Khartoum a refusé ce texte, espérant des amendements.
La délégation du gouvernement du Soudan a participé aux débats en séance plénière jeudi soir, mais, après une pause, a annoncé sa décision de ne pas ratifier le projet d'accord proposé par l'Union africaine. La délégation a laissé entendre que le projet d'accord sécuritaire ne reprenait que les vues et positions des rebelles. Khartoum demande notamment que le cantonnement des rebelles soit prévu par l'accord et que le terme de « janjaweed » soit défini.
La médiation avait annoncé qu'elle ne reviendrait pas sur le texte estimant qu'il constitue « le meilleur compromis possible ».
L'Union africaine a déployé des troupes rwandaises et nigérianes au Darfour pour sécuriser les déplacés et observer le cessez le feu. A terme, cette force doit regrouper plus de 3.000 hommes. |