ÉTHIOPIE-ÉRYTHRÉE / FRONTIÈRE
Après la dernière déclaration éthiopienne, Asmara dit attendre de « voir les piliers de démarcation de la frontière »
(26/11/2004, Canal Afrique)
Le gouvernement érythréen est donc resté prudent après la décision d'Addis-Abeba d'accepter « le principe » du tracé de leur frontière commune, attendant de « voir les piliers de la démarcation sur le terrain ».
Le Premier ministre éthiopien, Mélès Zenawi qui présentait hier son rapport sur une initiative de paix éthio-érythréenne soumise au parlement en vue de son adoption, a indiqué devant les députés que « l'Éthiopie acceptait le principe de la décision de la commission frontalière ».
Il faut rappeler que l'Érythrée et l'Éthiopie avaient mené de 1998 à 2000, une guerre frontalière avant de signer en 2000 à Alger, un accord de paix prévoyant la démarcation « finale et obligatoire » de leur frontière par une commission indépendante.
(26/11/2004, La voix de la république islamique dIran)
Le ministère érythréen de l'Information a critiqué, hier, la décision de l'Éthiopie d'accepter le principe du tracé de sa frontière avec l'Érythrée, avant de faire savoir : « Tant qu'il n'y aura pas de démarcations concrètes des frontières, telles qu'elles ont été décidées par la commission frontalière, et tant que l'Éthiopie ne retirera pas ses forces du sol érythréen, cette décision sera considérée comme une démarche futile », c'est ce qu'a indiqué l'AFP depuis Asmara.
A rappeler que le parlement éthiopien a approuvé, jeudi, le plan proposé par le Premier ministre, Mélès Zenawi, portant sur le rétablissement de la paix avec l'Érythrée. Mélès Zenawi a en effet indiqué devant les parlementaires que son pays acceptait la décision de la commission indépendante qui fixe ses frontières avec l'Érythrée.
L'Érythrée et l'Éthiopie ont mené, rappelons-le, de 1998 à 2000, une guerre frontalière, avant de signer, en 2000 à Alger, un accord de paix prévoyant la démarcation de nouvelles lignes frontalières entre ces deux pays, par une commission indépendante.
Notons qu'Addis-Abeba avait rejeté, en 2003, le tracé de ses frontières communes avec l'Érythrée, décidé par une commission indépendante. |