SOUDAN / DARFOUR / FORCES GOUVERNEMENTALES
Khartoum serait décidé à suspendre ses opérations
Mais en dépit des déclarations, larmée soudanaise poursuit son offensive
(20/12/2004, BBC Afrique)
Le gouvernement soudanais a décidé de suspendre ses opérations militaires dans le Darfour sans condition et avec effet immédiat. Les soldats ont reçu l'ordre de riposter uniquement s'ils étaient attaqués. Pas question en revanche de se retirer des positions prises aux rebelles.
(20/12/2004, La voix de la république islamique dIran)
« Khartoum est prêt à retirer ses forces jusqu'à leur position ancienne, conformément à l'accord du 8 avril », a déclaré dimanche le ministre soudanais des Affaires étrangères devant les journalistes, à l'issue d'une réunion commune des responsables onusiens et soudanais. « Au cours de cette réunion, il a été demandé au gouvernement et aux rebelles de mettre immédiatement fin aux affrontements et le gouvernement soudanais respecte, dès aujourd'hui, cet engagement », a-t-il ajouté. La semaine dernière le chef de la diplomatie soudanaise avait conditionné le retrait des forces gouvernementales du Darfour à celui des rebelles. Le mouvement pour la libération du Soudan a demandé à l'ONU d'intervenir pour persuader le gouvernement de Khartoum de retirer ses forces du Darfour. Les affrontements du Darfour ont fait jusqu'à présent environ 50.000 morts et 1,6 million de déplacés.
(20/12/2004, Deutsche Welle)
Le gouvernement soudanais s'est engagé à respecter le cessez-le-feu au Darfour à compter daujourdhui. Cest ce qua a annoncé le ministre soudanais des Affaires étrangères, Mustafa Osman Ismaïl. Khartoum est également prêt à retirer ses forces vers les positions précédant la signature, le 8 avril, d'un accord de cessez-le-feu avec les deux principaux mouvements rebelles au Darfour. L'Union africaine avait donné au Soudan 24 heures ultimatum qui avait expiré samedi soir- pour cesser le feu au Darfour, mais des combats étaient encore signalés ce matin. Les négociations de paix d'Abuja sont en suspens du fait des violents affrontements qui ont éclaté ces derniers jours entre les rebelles et l'armée régulière dans l'état du DarfourSud. Les rebelles ont fait savoir qu'ils boycotteraient les pourparlers tant que le gouvernement n'aurait pas interrompu son offensive.
(20/12/2004, Radio Japon international)
Les combats se poursuivent dans la région du Darfour au Soudan, malgré la promesse de cessez-le-feu du gouvernement. Khartoum a affirmé hier dimanche son intention d'arrêter immédiatement toutes activités militaires. Cet engagement était pris en réponse à la demande émise samedi soir par l'Union africaine de mettre fin aux combats. Le gouvernement soudanais a demandé que les médiateurs de l'Union africaine et des Nations unies contraignent les insurgés à faire de même. Un porte-parole de l'Union a déclaré, plus tard dans la journée de dimanche, que son hélicoptère avait essuyé des tirs d'origine inconnue alors qu'il surveillait le cessez-le-feu. L'Union africaine a travaillé pour obtenir une trêve entre la milice arabe janjaweed, soutenue par le gouvernement, et les forces d'opposition noires-africaines. Ce conflit a causé la mort d'au moins 50.000 personnes et le déplacement de plus de 1,6 million de personnes. Il a été qualifié de « pire crise humanitaire mondiale ».
(20/12/2004, Médi-1)
Un village a été attaqué dans le sud du Darfour, un hélicoptère de la force dinterposition de lUnion africaine visé par des tirs. Ce week-end le cessez-le-feu qui devait entrer en vigueur pour permettre louverture des pourparlers a de nouveau été repoussé. Toujours aucun signe damélioration dans cette vaste région de louest du Soudan.
(20/12/2004, La voix de lAmérique)
LUnion africaine dit que lun de ses hélicoptères surveillant le cessez-le-feu dans louest du Soudan a été pris pour cible, hier, par des assaillants non identifiés. Lattaque na pas fait de victime mais démontre que la violence perdure malgré la signature dun cessez-le-feu en avril dernier, a dit le porte-parole de lUnion africaine. Par ailleurs, le ministre soudanais des Affaires étrangères, Mustapha Osman Ismaïl, sest engagé hier à ordonner aux troupes nationales de mettre fin aux opérations militaires au Darfour et à demander aux rebelles den faire de même. |