SOUDAN / ACCORD DE PAIX / GOUVERNEMENT DE TRANSITION
L'accord de paix : un pas en avant pour la pacification de la région
Vers la constitution dun gouvernement de transition
(10/01/2005, La voix de la république islamique dIran)
La signature de l'accord de paix définitif entre Khartoum et les rebelles soudanais constitue un pas en avant pour la pacification de la région, a annoncé la Commission européenne. L'accord de paix signé entre Khartoum et les rebelles soudanais pourrait considérablement contribuer à l'instauration de la paix et de la sécurité dans la région, a annoncé dimanche dans un communiqué, la Commission européenne, cité par le correspondant de l'AFP à Bruxelles.
« Nous sommes prêts à appuyer financièrement et économiquement la mise en application de cet accord », ajoute le texte. En plus, l'envoyé spécial de Berlin au Soudan a affirmé, de son côté, que son pays saluait la signature de l'accord de paix définitif entre les rebelles soudanais et le gouvernement de Khartoum, avant d'appeler à la contribution de la communauté internationale dans le sens d'une mise en application de cet accord.
Le ministère suisse des Affaires étrangères a, lui aussi, émis l'espoir que les parties impliquées dans le conflit inter-soudanais agissent avec sérieux et en totale fidélité envers leurs engagements dans le cadre de l'accord de paix.
Le vice-président soudanais, Ali Osman Taha, et le leader des rebelles sudistes, John Garang, ont signé, dimanche à Nairobi, capitale kenyane, un accord de paix définitif. La signature de cet accord est censée mettre fin à une guerre civile vieille de vingt-et-un ans qui a laissé plus de 70.000 tués et 600.000 déplacés.
(10/01/2005, La voix de la république islamique dIran)
« L'accord de paix a été signé hier par le vice-président soudanais, Ali Osman Taha, et le leader des rebelles sudistes, John Garang, dans un des deux grands stades de Nairobi, le Nyayo Stadium, pour mettre fin à la guerre de vingt-et-un ans de ce pays », a-t-on appris de Reuters.
La mise en vigueur de la Charia islamique au nord du Soudan ; la formation de deux armées, celle des forces armées du Soudan et celle de la SPLA ; le versement de 50 % des revenus nets provenant de la production du pétrole du sud du Soudan au gouvernement local, les 50 % restants allant au gouvernement central et aux provinces septentrionales du pays, figurent parmi les clauses de cet accord, qui doit être mis en vigueur suivant un processus de transition de six ans.
Conformément à cet accord, un gouvernement de transition, dont John Garang sera le premier vice-président, pourra être constitué.
(10/01/2005, Radio Japon)
Le gouvernement soudanais et les insurgés du sud du pays ont signé un traité de paix détaillé. Le gouvernement islamique et les insurgés en majeure partie chrétiens et animistes se sont battus pendant plus de vingt ans pour acquérir le contrôle des ressources pétrolières dans le sud du Soudan.
Ce conflit, la guerre civile la plus longue de l'histoire de l'Afrique, aurait fait environ deux millions de victimes. Les deux parties ont engagé des discussions de paix il y a trois ans, les Nations unies jouant le rôle de médiateur. Elles ont signé le traité de paix dimanche à Nairobi, au Kenya, en présence du secrétaire d'État américain Colin Powell.
L'accord de paix stipule la formation par le Soudan d'un gouvernement dans lequel le principal chef des insurgés, John Garang, assurera la vice-présidence. Un référendum sera également organisé dans le Sud, d'ici à six ans, sur la sécession proposée de la région.
(10/01/2005, Radio Canada international)
Le Canada salue dimanche l'entente qui met fin à la guerre civile au Sud-Soudan. Le ministre canadien des Affaires étrangères, Pierre Pettigrew, a décrit cet accord de paix comme un accomplissement majeur qui couronne avec succès un processus très ardu.
Par ailleurs, le ministre a souligné que la paix au Soudan ne sera pas complète tant que la crise du Darfour ne sera pas résolue. Le Canada appelle encore une fois les parties concernées à respecter leurs engagements et à mettre un terme à la violence dans cette région.
(10/01/2005, Radio Canada international)
Le gouvernement du Soudan et les rebelles du sud du pays ont signé dimanche à Nairobi, un accord de paix mettant fin à la plus ancienne guerre civile sur le continent africain. Le premier vice-président, Ali Osman Mohamed Taha, et le chef du Mouvement populaire de libération du Soudan, John Garang, ont paraphé les huit protocoles conclus successivement par leurs adjoints au cours de deux années de négociations.
L'ensemble de ces protocoles forme un accord de paix global prévoyant notamment un cessez-le-feu permanent. La signature de l'accord historique s'est fait en présence de 12 chefs d'État et de gouvernement africains ainsi que du secrétaire d'État américain Colin Powell.
L'accord qui met un terme à vingt-et-un ans de guerre civile ayant fait deux millions de morts dans le Sud-Soudan, ne couvre pas l'autre conflit en cours au Darfour, dans l'ouest du pays. |