SOUDAN / DARFOUR / ONU
Jan Pronk demande lenvoi urgent de troupes multinationales dans le Darfour
Selon lui, lenvoi de 3.000 militaires de lUnion africaine ne suffira pas à rétablir la sécurité
(9/02/2005, La voix de la république islamique dIran)
L'envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies pour le Soudan a demandé au Conseil de sécurité d'envoyer des forces multinationales au Darfour, à l'ouest du Soudan, pour mettre fin le plus rapidement possible aux violences dans cette région.
« Les forces panafricaines ne sont pas suffisantes et leur transfert vers le Darfour se fait avec une certaine lenteur », a affirmé Jan Pronk, envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies pour le Soudan, cité par l'Irna, lors de la réunion urgente de mardi du Conseil de sécurité.
« Il faut, pour l'instant, des forces puissantes qui puissent être transférées dans les plus brefs délais vers la région du Darfour », a-t-il ajouté. « Tant que des forces multinationales ne seront pas envoyées au Darfour, les négociations n'aboutiront à rien et il sera impossible d'assurer la sécurité des déplacés, ni celle de leurs biens », a ajouté Jan Pronk, lors de la réunion urgente du Conseil de sécurité, à laquelle avaient également participé le vice-président soudanais, Ali Osman Taha, le chef des rebelles sudistes, John Garang, et le représentant de l'Union africaine.
(9/02/2005, BBC-Afrique)
L'envoyé spécial des Nations Unies au Soudan, Jan Pronk, a déclaré devant le Conseil de sécurité que les autorités de Khartoum n'ont toujours pas mis un terme aux attaques contre les civils dans la région du Darfour. Selon lui, les auteurs de ces attaques restent impunis. Il a également indiqué que le nombre de personnes victimes de ce conflit s'est rapidement accru et que les agences humanitaires ont du mal a faire face à la situation. Il a par ailleurs estimé que l'envoi d'une force de 3.000 hommes de l'Union africaine ne pourrait pas mettre en terme à la violence sur le terrain.
Le Conseil de sécurité de lONU fait part de son indignation devant les crimes contre lhumanité perpétrés au Darfour
(9/02/2005, Radio Canada international)
Le Conseil de sécurité de l'ONU a exprimé, mardi, son indignation devant les crimes contre l'humanité commis au Darfour, dans l'ouest du Soudan. Il a fait part de sa détermination à traduire en justice les auteurs de ces tueries, mais Khartoum rejette l'idée de tenir des procès hors de ses frontières. La semaine dernière, une commission d'enquête de l'ONU avait décrit les graves crimes contre le droit international commis au Darfour.
Le gouvernement soudanais sengage à juger les auteurs datrocités
(9/02/2005, La voix de la république islamique dIran)
« Les personnes soupçonnées d'avoir commis de graves crimes de guerre au Darfour, en répondront devant la justice soudanaise », a annoncé, mardi, le vice-président soudanais, Ali Osman Taha, à l'issue d'une séance publique du Conseil de sécurité de l'ONU, une séance consacrée à la crise sévissant au Darfour.
« L'appareil judiciaire soudanais à la compétence de juger ceux qui ont violé les droits de l'Homme et Khartoum se soumettra à son jugement », a indiqué Ali Osman Taha. « Le gouvernement soudanais s'engage à poursuivre les criminels de guerre au Darfour », a-t-il souligné, avant d'ajouter que le procès, à l'étranger, des Soudanais accusés de crimes de guerre compliquerait la situation déjà critique et réduirait les chances d'un compromis.
Nette dégradation de la situation
(9/02/2005, La voix de lAmérique)
La situation au Darfour, dans louest du Soudan, sest nettement dégradée, en particulier dans les campagnes où la population vit dans la peur, la violence et le chaos. Cest ce que dit le directeur de la région Afrique au CICR. Le gouvernement soudanais et les organisations internationales noffrent pas la protection nécessaire, aux populations du Darfour, a-t-il souligné. |