SOUDAN / MORTS AU DARFOUR
Selon Jan Egeland, au moins 180.000 « décès évitables »
(15/03/2005, Canal Afrique)
Au moins 180.000 personnes sont mortes au Darfour depuis 18 mois, des conséquences de la guerre civile qui continue d'affliger cette province du Soudan, a affirmé un haut responsable de l'ONU. Cette nouvelle statistique survient alors que les critiques se multiplient contre l'échec du Conseil de sécurité à faire cesser les violences au Darfour et à faire rendre des comptes aux responsables.
Les conséquences de la guerre civile ont fait au moins 10.000 morts par mois en moyenne depuis 18 mois, soit au moins 180.000 victimes en tout, a déclaré le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les affaires humanitaires, Jan Egeland. Il a souligné qu'il s'agissait là d'une estimation des « décès évitables », c'est-à-dire dus aux privations, aux maladies, à la malnutrition et non aux violences proprement dites. Il a également précisé que ses chiffres constituaient des estimations moyennes mensuelles et que ces derniers mois avaient permis de constater un ralentissement du rythme des décès, grâce à une présence humanitaire plus importante sur place, notamment dans les camps de personnes déplacées.
La guerre civile au Darfour dure depuis février 2003. Les agences spécialisées de l'ONU et les humanitaires présents au Darfour ne cessent de répéter depuis des mois que des gens meurent tous les jours dans la province. Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté plusieurs résolutions mettant en demeure le gouvernement soudanais de restaurer la sécurité au Darfour, qui n'ont jusqu'ici pas été suivies d'effet. Le Conseil débat actuellement, et depuis plusieurs semaines, d'une nouvelle résolution traitant à la fois de plusieurs problèmes du Soudan, dont le Darfour. Une question notamment continue à faire problème, celle du tribunal devant juger les responsables des exactions.
(15/03/2005, BBC-Afrique)
Au moins 180.000 personnes sont mortes au Darfour depuis 18 mois, des conséquences de la guerre civile qui continue d'affliger cette province de l'ouest du Soudan, selon le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Jan Egeland. Il a souligné qu'il s'agissait là d'une estimation des « décès évitables », c'est-à-dire dus aux privations, aux maladies, à la malnutrition et non aux violences proprement dites. |