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SOUDAN / DARFOUR / CPI
Une enquête sur les crimes commis au Darfour va être prochainement ouverte par la CPI.
Selon Khartoum lenquête de la CPI sur les exactions au Darfour pourrait entraver les négociations de paix
(6/06/2005, BBC-Afrique)
La Cour pénale internationale de La Hayes va ouvrir une enquête sur les crimes de guerre commis au Darfour. Lannonce officielle sera faite aujourdhui. En avril dernier, une mission de l'ONU avait remis à la cour une liste contenant les noms de 51 personnes soupçonnées davoir commis des crimes de guerre dans le Darfour. La mission onusienne avait alors affirmé quil y avait des viols, des massacres et des pillages massifs au Darfour.
Le conflit dans cette région occidentale du Soudan a fait des milliers de morts. Plus de deux millions de personnes ont été contraints à lexil.
(6/06/2005, Deutsche Welle)
La CPI, la Cour pénale internationale a ouvert une enquête sur les crimes de guerre présumés commis dans la région du Darfour, au Soudan. Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, avait fait parvenir au procureur Luis Moreno-Ocampoa, début avril, une liste de 51 noms de personnes accusées de crimes de guerre au Darfour par une commission d'enquête internationale.
Le conflit au Darfour qui oppose des mouvements rebelles aux forces et milices progouvernementales janjaweeds a fait, selon les estimations, entre 180.000 et 300.000 morts et quelques 2,4 millions de déplacés depuis février 2003.
(7/06/2005, Radio Japon international)
Le Tribunal pénal international de La Haye a entamé ses investigations sur les massacres perpétrés contre des civils au Darfour, la région occidentale du Soudan. Le procureur en chef du TPI a expliqué lundi que les enquêtes se concentrent sur des individus soupçonnés de porter les plus lourdes responsabilités. Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a remis au tribunal une liste de 51 suspects, parmi lesquels figurent, pense-t-on, de hauts responsables du gouvernement soudanais et des officiers de l'armée. Ils sont sous le coup de plusieurs chefs d'accusation, notamment de crimes contre l'humanité en relation avec le massacre de quelque 180.000 habitants du Darfour, en majorité des citoyens non arabes.
(7/06/2005, Radio Canada international)
Le gouvernement soudanais a critiqué lundi la décision de la Cour pénale internationale d'ouvrir une enquête sur les crimes présumés commis au Darfour, mais le principal mouvement rebelle s'en est félicité. Le Mouvement de libération du Soudan s'est en effet engagé à coopérer totalement avec le tribunal international basé à La Haye, affirmant qu'il livrerait toutes les preuves qu'il a rassemblées sur des violations des droits de l'homme au Darfour.
Le conflit au Darfour qui oppose des mouvements rebelles aux forces et milices arabes progouvernementales janjaweeds a fait, selon les estimations, entre 180.000 et 300.000 morts et quelque 2,4 millions de déplacés depuis février 2003. Les janjaweeds sont accusés de meurtres, viols et pillages.
(7/06/2005, La voix de la république islamique dIran)
Selon l'AFP, le vice-ministre soudanais des Affaires étrangères, Naghib Alkheir Abdolwahab, a averti lundi : « La décision prise par la Cour pénale internationale d'enquêter sur les crimes de guerre au Darfour, pourrait entraver les efforts déployés pour l'instauration de la paix dans cette région sinistrée par la guerre. » Et Abdolwahab d'ajouter : « Cette décision de la Cour pénale internationale a été prise dans des conditions,où une délégation gouvernementale est en train de poursuivre des négociations de paix avec les rebelles, pour parvenir à une solution politique durable, permettant le solutionnement du conflit du Darfour. »
Le bureau de Morino Ocampao, procureur de la Cour pénale internationale, a annoncé lundi que ce tribunal avait officiellement ouvert une enquête sur les crimes de guerre commis au Darfour. |