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SOUDAN / DARFOUR / NÉGOCIATIONS
LUnion africaine donne deux jours de plus, aux parties en conflit au Darfour, pour signer laccord de paix
(1/05/2006, La voix de la république islamique dIran)
Le médiateur en chef de l'Union africaine dans le conflit du Darfour, Salim Ahmad Salim, a fait savoir, « Étant donné que le délai fixé par l'Union africaine sest terminé dimanche à minuit, l'Union a donné 48 heures de plus aux protagonistes de la guerre au Darfour, pour trouver un accord », et ce alors que les rebelles refusent de se soumettre à l'accord de paix proposé, selon l'AFP depuis Abuja. L'UA avait décidé de fixer à dimanche la date limite pour que les parties au conflit ratifient l'accord de paix présenté le 23 avril aux deux mouvements rebelles du Darfour et au gouvernement de Khartoum, a fait savoir Salim Ahmad Salim. Et d'annoncer : « L'accord de paix se trouve sur la table de mon bureau pour que les parties en lice puissent le signer ».
(1/05/2006, La voix de la république islamique dIran)
Les rebelles du Darfour ont menacé de ne pas signer l'accord de paix proposé par l'Union africaine, selon l'AFP. Le négociateur en chef du Mouvement pour la justice et l'égalité, Ahmad Tugod, a fait savoir, aujourd'hui, que les membres de ce groupe avaient décidé de ne pas signer l'accord de paix proposé par l'U.A, accord dans lequel il est mentionné que les parties en lice ont jusqu'à la fin de la journée d'aujourd'hui pour y apporter des modifications. Le texte mis au point au terme de pourparlers entre les médiateurs de l'U.A et les représentants d'autres organisations internationales, à Abuja, capitale nigériane, mentionne les solutions à tous les cas de litiges entre le gouvernement de Khartoum et la rébellion du Darfour, sur la base de la répartition du pouvoir et des ressources naturelles, entre les parties en conflit. En réalité, les représentants des deux groupes rebelles aux pourparlers d'Abuja n'apprécient pas que seul le poste de vice-président ait été prévu pour les candidats de la rébellion.
(1/05/2006, La voix de la république islamique dIran)
Un responsable soudanais a accusé le Conseil de sécurité d'entraver les négociations de paix du Darfour. Lors d'une interview exclusive, aujourd'hui dimanche, avec la chaîne Al-Alam, Abdel Basit Sabdarat, ministre du gouvernement fédéral du Soudan, a critiqué la récente résolution du Conseil de sécurité qui essaye, d'après lui, d'entraver les progrès des négociations de paix entre le gouvernement soudanais et les rebelles du Darfour, à Abudja. « De telles démarches ont été entreprises afin d'empêcher la conclusion d'un accord et de soutenir l'une des parties en lice », a rappelé Sabdarat qui a ajouté : « Les bellicistes doivent savoir que la guerre n'est pas la bonne solution pour résoudre cette affaire. La bonne solution, c'est le dialogue ». Ce responsable soudanais a considéré, ensuite, le plan de l'U.A, comme un plan global qui peut contenir toutes les phases de paix, dont les mesures sécuritaires et le partage des ressources, ainsi que la question du paiement d'indemnités et la collaboration avec le gouvernement. « Les négociations de paix se poursuivent toujours et on peut même dire qu'on est déjà parvenu à des résultats dans ce domaine », a conclu Abdel Basit Sabdarat.
(1/05/2006, Radio Japon international)
Les insurgés soudanais ont rejeté une proposition de l'Union africaine pour mettre fin au conflit ethnique dans la région du Darfour. Lors de discussions avec le gouvernement soudanais à Abuja, au Nigeria, ils ont annoncé qu'ils refusaient le projet d'accord de paix. Pour eux, ce projet ne précise pas suffisamment les modalités de désarmement des protagonistes et ne garantit pas pleinement leur futur rôle politique. Trois ans de combats entre les forces gouvernementales et les rebelles ont fait plus de 180.000 morts et plus de deux millions de sans-abri.
(1/05/2006, Radio Canada international)
Le gouvernement soudanais vient d'annoncer qu'il accepte le projet d'accord de paix au Darfour, soumis par les médiateurs de l'Union africaine. Le chef de la délégation de Khartoum aux pourparlers de paix d'Abuja, a assuré que son gouvernement s'engagerait à appliquer cet accord avec bonne foi. Mais les rebelles du Darfour n'ont pas encore répondu officiellement au plan de l'Union africaine. Plusieurs représentants de la rébellion ont laissé entendre qu'ils n'étaient pas satisfaits de ce plan. Ils déplorent notamment le partage du pouvoir. L'Union africaine avait fixé à dimanche la date butoir des pourparlers entre le gouvernement soudanais et les deux mouvements de la rébellion noire du Darfour. Pendant ce temps, la Haut commissaire aux droits de l'Homme de l'ONU, la Canadienne Louise Arbour, est arrivée au Soudan, avant de se rendre demain au Darfour même. Mme Arbour se dit extrêmement inquiète de la situation humanitaire au Darfour. Aux États-Unis de nombreuses manifestations appelant à la paix se sont déroulées dimanche. Washington qualifie la situation qui prévaut au Darfour de génocide.
(1/05/2006, Médi-1)
La région du Darfour toujours dans lattente dun accord de paix. Les négociations entamées il y a deux semaines au Nigeria et qui devaient théoriquement sachever hier soir, continuent, faute davoir obtenu laval des mouvements rebelles. Ces derniers reprochent au protocole qui leur est soumis de ne pas réponde à leur principale préoccupation, à savoir la nomination dun des leurs à la vice-présidence, des garanties sur le désarmement des milices progouvernementales, ou bien encore lintégration de certains de leurs combattants dans les rangs de larmée soudanaise. Les États-Unis qui participent à ces négociations parrainées par lUnion africaine, parlent de progrès et dun possible accord dans les prochaines 48 heures. |