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SOMALIE / AFFRONTEMENTS
Des combats à larme lourde au cur de Mogadiscio
(12/05/2006, Deutsche Welle)
Des combats à larme lourde se poursuivaient vendredi matin à Mogadiscio. Il sagit de la sixième journée consécutive daffrontements meurtriers entre combattants des chefs de guerre de lAlliance pour la restauration de la paix et contre le terrorisme, soutenus par les États-Unis, et les milices des tribunaux islamiques. Ces derniers contrôleraient désormais environ 80% de la capitale somalienne, selon un rapport de lONU.
On déplore au moins 78 morts, dont des civils, et plus de 200 blessés, daprès le dernier bilan établi jeudi soir.
(12/05/2006, La voix de lAmérique)
En Somalie, de nouveaux combats ont éclaté à Mogadiscio, où des milices islamiques et des chefs de guerre saffrontent pour la sixième journée consécutive. Le bilan des victimes a dépassé hier les 120 morts. Il sagit, pour la plupart, de civils pris entre deux feux.
(12/05/2006, Radio Canada international)
En Somalie, les combats qui font rage entre milices depuis cinq jours, à Mogadiscio, ont fait près de 120 morts. Les affrontements opposent des miliciens liés à des tribunaux islamiques et ceux de l'Alliance pour le rétablissement de la paix et la lutte contre le terrorisme, un groupe de puissants chefs de guerre appuyés par Washington.
Selon des experts, la Somalie, livrée au chaos depuis 1991, est devenue une zone où les États-Unis et les militants islamistes s'opposent à distance. Plusieurs diplomates observaient jeudi que le soutien américain aux chefs de guerre est susceptible de violer l'embargo de l'ONU sur les armes visant la Somalie depuis 1992.
(12/05/2006, La voix de la république islamique dIran)
Le Conseil de sécurité a demandé au secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, de former, dans un délai d'un mois, une commission pour superviser l'application de la résolution du Conseil de sécurité, sur l'embargo sur les armes, à l'encontre de la Somalie, a rapporté l'agence Xin-hua.
La résolution 1 676 a décidé de renforcer l'embargo sur les armes contre la Somalie, en raison de l'insécurité qui règne dans ce pays, et de la multiplication des actes de piraterie le long des côtes somaliennes. Rappelons que l'embargo a commencé en 1992, et que le Conseil de sécurité exige l'intensification des contrôles internationaux dans ce domaine.
(13/05/2006, La voix de la république islamique dIran)
Au moins 120 personnes ont été tuées lors des conflits de ces 5 derniers jours entre les groupes armés à Mogadiscio, capitale somalienne. Les conflits visant à contrôler le secteur nord de la capitale somalienne, ont eu lieu entre la coalition des seigneurs de la guerre somaliens et les milices qui contrôlent 80% de Mogadiscio. En février 2006, les seigneurs de guerre somaliens ont formé l'Alliance pour la restauration de la paix et contre le terrorisme.
Les chefs de guerre de Mogadiscio, bien qu'ils bénéficient, d'après le traité de paix d'il y a cinq ans, de cinq portefeuilles au cabinet de transition somalien, renoncent, cependant, à coopérer avec le président du gouvernement de transition, Abdullahi Yousouf. Lequel a accusé, rappelons-le, la semaine dernière, les États-Unis de soutenir financièrement et militairement l'Alliance pour la restauration de la paix et contre le terrorisme. Bien que les autorités américaines n'aient ouvertement ni démenti ni confirmé cette accusation, cependant Washington a, à maintes reprises, évoqué la coopération avec les groupes qui cherchent, à en croire Washington, à lutter contre le terrorisme.
À Mogadiscio, les diplomates estiment que le soutien sans faille des États-Unis aux seigneurs de guerre somaliens attise les conflits dans la capitale. Et selon les milieux politiques, le soutien éventuel des États-Unis à l'Alliance pour la restauration de la paix et contre le terrorisme, pourrait violer les embargos internationaux sur les armes de ce pays. Un groupe d'experts de l'ONU qui supervise l'embargo sur les armes en Somalie, a demandé, hier jeudi, au Conseil de sécurité de mener des enquêtes sur le pays inconnu qui soutient les seigneurs de guerre de Mogadiscio.
Malgré l'embargo sur les armes en application depuis 1992, contre la Somalie, toutes sortes d'armes sont négociées librement dans tout le pays. Le rapport de l'ONU évoque les noms de six pays : Djibouti, l'Érythrée, l'Éthiopie, l'Italie, l'Arabie Saoudite et le Yémen en tant que pays qui violent l'embargo sur les armes, en envoyant des armes en Somalie et en y apportant des aides financières et militaires. Un certain nombre de voisins de la Somalie souhaitent la levée de l'embargo international sur les armes contre ce pays. Les chefs d'État africains estiment que l'absence d'une armée et d'une police solidaire et unie est à lorigine du chaos et de l'instabilité en Somalie qui est aux prises d'une guerre civile depuis 1990 où les seigneurs de guerre ont renversé le régime du dictateur de Syad Barre. Le gouvernement de transition somalien qui a comme président Abdullahi Yousouf et dont le siège se trouve dans la ville de Baïdoa, contrôle une petite région à Mogadiscio.
Ce sont en effet les milices armées qui dirigent maintenant depuis 15 ans, Mogadiscio. En effet, ce sont le règne du chaos et labsence de la loi en Somalie, un pays dépourvu dun gouvernement central puissant, qui ont balisé le terrain à l'ingérence des puissances étrangères telles que les États-Unis. Et entre temps, l'ONU s'efforce d'organiser et préparer, dans les jours à venir, les négociations sur le cessez-le-feu entre les groupes armés à Mogadiscio pour ainsi y empêcher la montée des violences.
(13/05/2006, BBC Afrique)
Les combats à l'arme lourde se sont poursuivis, dans la nuit de vendredi à samedi, à Mogadiscio, au septième jour consécutif d'affrontements entre combattants de chefs de guerre et forces des tribunaux islamiques. Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, demande instamment à tous les protagonistes de déposer leurs armes.
Les États-Unis ont lancé un appel semblable. Les chefs des clans somaliens ont aussi tenté d'organiser une trêve. Près d'une centaine de personnes ont été tuées depuis dimanche. Selon un rapport de l'ONU, 80 % de la capitale somalienne est maintenant sous le contrôle des islamistes.
(13/05/2006, La voix de la république islamique dIran)
Au moins deux personnes ont été tuées et 21 autres blessées, à la suite d'une explosion de forte intensité à Mogadiscio, capitale somalienne, d'après le porte-parole de la police fédérale somalienne, cité par la chaîne Al-Alam. Les explosions ont eu lieu à l'ouest et au nord-ouest de Mogadiscio, a annoncé Al-Alam, sans en donner plus de détail. |