0606-054
SOMALIE / MILICES ET TRIBUNAUX ISLAMISTES
Le chef des Tribunaux islamiques soupçonne lÉthiopie de vouloir envahir la Somalie
(20/06/2006, La voix de la république islamique dIran)
Les Tribunaux islamiques montrent du doigt lÉthiopie, la soupçonnant de vouloir envahir la Somalie. Cheikh Sharif Cheikh Ahmed accuse Addis-Abeba dincursion en territoire somalien et davoir massé des troupes à sa frontière avec la Somalie, ce qui pourrait provoquer, selon eux, un conflit dans la Corne de lAfrique. Ils ont appelé la communauté internationale à faire pression, pour éviter un nouveau conflit dans lÉthiopie voisine.
De son côté, lUnion africaine a décidé denvoyer, dès que possible, une mission en Somalie, pour évaluer les besoins de la force de paix africaine, qui doit être déployée dans ce pays ravagé, depuis quinze ans, par une guerre civile.
(20/06/2006, Radio Canada international)
En Somalie, les Tribunaux islamiques somaliens, dont les milices ont pris le contrôle d'une partie du pays, ont appelé lundi à des pressions sur l'Éthiopie pour éviter un nouveau conflit avec ce pays voisin. Ils accusent, depuis ce week-end, l'Éthiopie d'avoir envoyé des troupes en Somalie.
De son côté, l'Union africaine a décidé d'envoyer, dès que possible, une mission en Somalie pour évaluer les besoins de la force de paix africaine qui doit être déployée dans ce pays déchiré par quinze ans de guerre civile. Les Tribunaux islamiques rejettent le déploiement de troupes étrangères et toute force de paix en Somalie.
(20/06/2006, La voix de la république islamique dIran)
Le chef de lUnion des Tribunaux islamiques, en Somalie, Sharif Cheikh Ahmed a averti le gouvernement éthiopien quune guerre totale pourrait survenir contre les occupants, sil ne retirait pas ses troupes du sol somalien. Sharif Cheikh Ahmed estime que cest sur les instructions des États-Unis que les troupes éthiopiennes ont franchi les frontières du sud-est du pays, pour combattre les miliciens des Tribunaux islamiques.
En face, lÉthiopie dément catégoriquement les déclarations du chef des Tribunaux islamiques. Pour Addis-Abeba, les forces éthiopiennes se sont massées à la frontière, pour répondre aux inquiétudes suscitées par les positions extrémistes adoptées par les Tribunaux islamiques.
LÉthiopie est un des principaux alliés de Washington, dans la corne de lAfrique, et elle ne voit pas dun bon oeil la victoire de lUnion des Tribunaux islamiques sur la coalition des chefs de guerre, soutenue par les États-Unis. Pourtant, la politique éthiopienne ne plaît pas du tout à lopinion publique somalienne, qui plus est, garde, encore, en mémoire le souvenir du conflit frontalier entre les deux pays, concernant la souveraineté sur la région de lOgaden, dans les années 70.
Si les accusations de Sharif Cheikh Ahmed contre Addis-Abeba savéraient exactes, il serait également légitime de penser à une éventuelle intervention militaire américano-éthiopienne, sur le sol somalien, dautant plus que Washington a perdu ses éléments, en Somalie, après la chute de Mogadiscio et après que les dirigeants de la coalition des chefs de guerre aient pris la fuite, en sembarquant sur un navire de guerre américain.
Washington a tenté, par la suite, de prendre linitiative, en proposant la formation dun groupe de contact international chargé de résoudre la crise somalienne, mais dont lobjectif principal est, bien entendu, dempêcher lavancée des miliciens, partisans des Tribunaux islamiques, en Somalie, et pourquoi pas, avec laide des troupes éthiopiennes. Dans le cadre de ce scénario, on pourrait même craindre ou imaginer un nouveau conflit, dans la mesure où il pourrait prendre l'envie à lÉrythrée, qui nest pas en très bon terme avec lÉthiopie, de former une alliance avec lUnion des tribunaux islamiques de Somalie, contre Addis-Abeba. |