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SOMALIE-USA / TRIBUNAUX ISLAMIQUES
Washington refuse tout contact avec le leader de lUnion des tribunaux islamiques
(27/06/2006, La voix de lAmérique),
Hier, les États-Unis ont fait savoir quils nauront aucun contact avec le leader de lUnion des tribunaux islamiques de Somalie, Cheikh Hassan Dahir Aweys. Ce dernier figure sur les listes américaines et onusiennes des terroristes présumés, ce que lintéressé dément être.
Washington refuse le dialogue avec le nouveau leader des Tribunaux islamiques
(28/06/2006, La voix de la république islamique dIran)
Décidément, le monde lève le black-out de dix ans sur la Somalie et commence à sintéresser à ce pays oublié, abandonné à son sort, dans les abysses de plus dune décennie de guerre civile. Un pays où aucun gouvernement na pu fonctionner, depuis la chute du dictateur, Mohammad Siad Barré.
Cest à la montée des Tribunaux islamiques quon doit ce nouvel intérêt. Les milices des Tribunaux islamiques ont, en effet, pris, depuis le 5 juin, le contrôle de Mogadiscio, suivi de Jowhar, le 14 juin, une ville située à 90 km au nord de la capitale, tombée sans affrontement violent, où se trouvait retrancher le dernier carré des chefs de guerre, réunis au sein de lAlliance pour la restauration de la paix, soutenue par les États-Unis.
Tandis que médiateurs régionaux et internationaux sévertuent à instaurer, enfin, sécurité et paix dans ce pays situé aux confins de la corne de lAfrique, y voyant un processus prometteur, les États-Unis jouent les troubles fêtes et refusent carrément de coopérer avec le nouveau chef suprême des Tribunaux islamiques, cheikh Hassan Dahir Aweys, le jugeant trop dur, par rapport à son prédécesseur, cheikh Ahmed. Ils nhésitent même pas à lui épingler létiquette trop commode de terroriste et de laccuser dêtre lié à la nébuleuse d'al-Qaïda.
Une telle attitude, de la part de Washington, na surpris personne, lui, qui, depuis le tournant du 11-septembre, a tout fait pour faire passer la Somalie pour un havre sûr des terroristes dal-Qaïda, ce qui lui permettra, au nom de la lutte contre le terrorisme, de réaliser ses programmes qui envisagent de fonder des bases militaires dans cette région stratégique du monde. Son soutien généreux et sans ambages aux seigneurs de guerre explique de telles visées. Et maintenant, après quinze ans de conflit létal, laissant dans son sillage quelque 500.000 morts, un pays pauvre, exsangue, dont le peu de richesse qui lui restait, a été ponctionné par les seigneurs de guerre, alimentés généreusement par la CIA, les Tribunaux islamiques promettent sécurité et paix aux habitants broyés par la famine, épuisés par cette guerre qui a conduit la Somalie au bord du désastre, tandis que les États-Unis ne font que diaboliser les nouveaux leaders somaliens, pour conforter leur maximalisme insatiable. |