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SOUDAN-ONU / DARFOUR
Pékin et Moscou sopposent au projet de résolution prévoyant le déploiement de casques bleus dans le Darfour
(30/08/06, La voix de la république islamique dIran)
Le tandem anglo-saxon se met à nouveau en branle. Après les résolutions adoptées, en 2001 et 2003, contre l'Afghanistan et l'Iraq, qui ont abouti à la guerre, Londres et Washington se préparent à faire voter un nouveau texte au Conseil de sécurité, autorisant l'envoi de 17.000 casques bleus, au Soudan, en dépit de l'opposition de Khartoum.
L'avant texte et les objectifs qu'ils incluent inquiètent les autres membres du Conseil, au point qu'ils refusent d'y donner leur aval. La Chine et la Russie se sont opposées, mardi, à un déploiement des forces onusiennes au Darfour.
Hier, l'ambassadeur américain à l'ONU, John Bolton, a annoncé que les tractations se poursuivaient, au Conseil de sécurité, autour du texte, et qu'un consensus était proche. Selon l'ambassadeur britannique à l'ONU, Emyr Jones Perry, le texte serait proposé ce mercredi au Conseil de sécurité, dans sa nouvelle mouture.
Jendayi Frazer reçue par le président soudanais
(30/08/06, Radio Canada international)
L'émissaire des États-Unis au Soudan, Jendayi Frazer, a enfin pu rencontrer, mardi, le président Omar Hassan al-Béchir, mais n'a pas réussi à lui faire accepter le déploiement d'une force de l'ONU au Darfour.
La secrétaire d'État adjointe chargée des Affaires africaines s'était rendue à Khartoum pour tenter de convaincre les autorités soudanaises de valider un projet de résolution de l'ONU prévoyant l'envoi de 17.000 casques bleus dans cette province du Soudan en guerre civile depuis trois ans.
Khartoum a boycotté, lundi, les discussions au Conseil de sécurité de l'ONU sur le projet de résolution. Le Soudan assimile un déploiement de l'ONU à une invasion occidentale et dit redouter un scénario d'enlisement à l'irakienne.
Lambassadeur du Soudan en Iran se déclare fermement opposé au déploiement de casques bleus au Darfour
(31/08/06, La voix de la république islamique dIran)
L'ambassadeur soudanais en poste à Téhéran, a critiqué, mercredi, les mains occultes qui ne veulent pas d'un retour de la paix et de la stabilité dans son pays. « Certains courants s'opposent à l'émergence d'un Soudan islamique, fort et indépendant, dans la région. D'où les ingérences occidentales, juste au moment où la question du Darfour allait être définitivement réglée », a affirmé Abdellah Khezr, à l'antenne d'Al-Alam.
« Ces pays cherchent à pérenniser la crise au Soudan, et à l'empêcher, ainsi, de devenir un acteur-clé, à l'identité arabo-islamique », a-t-il poursuivi.
L'ambassadeur s'est catégoriquement opposé au déploiement des casques bleus au Darfour, avant de critiquer le Conseil de sécurité. « Aucune loi onusienne n'autorise le Conseil à imposer ses forces armées à un pays tiers, sans l'aval de ce dernier », a-t-il affirmé.
« La question du Darfour est une affaire inter-soudanaise qui demande à être réglée entre les Soudanais. Toute présence étrangère risque d'attiser les tensions et de provoquer des heurts entre les soldats onusiens et les tribus qui ne voient en eux que des forces occupantes », a-t-il poursuivi.
Londres et Washington soumettent un nouveau projet de résolution sur le déploiement de casques bleus au Darfour
(31/08/06, Radio Japon international)
Les États-Unis et la Grande-Bretagne ont soumis au Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution portant sur l'envoi de 20.000 casques bleus au Darfour, la région ravagée par la guerre civile dans l'ouest du Soudan.
Le texte présenté mercredi prévoit un contingent du maintien de la paix, formé de soldats et d'agents de police. Mais le gouvernement de Karthoum refuse l'arrivée de casques bleus.
Entre-temps, John Bolton, l'ambassadeur des États-Unis à l'ONU, a déclaré à la presse qu'il souhaite faire passer au vote sur le texte ce jeudi, étant donné que la situation est critique.
Selon un rapport de l'ONU publié le mois dernier, les affrontements entre les insurgés et les milices progouvernementales au Darfour, ont déjà tué plus de 200.000 personnes et ont laissé sans abri plus de deux millions de personnes, au cours des trois dernières années. |