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SOMALIE / L'APRÈS-GUERRE
Reprise des pillages après le départ des islamistes
(28/12/2006, La voix de lAmérique)
Les forces gouvernementales et leurs alliés éthiopiens sont entrés à Mogadiscio et cela quelques heures après que les milices islamistes eurent déserté la capitale. Selon des témoins, certains habitants se félicitent de lentrée des troupes gouvernementales, mais la tension demeure vive à Mogadiscio.
Certaines dépêches font état de pillages et déchanges de tirs. Un journaliste à Mogadiscio a confié à la voix de lAmérique que les milices islamistes ont abandonné les commissariats de police locaux, laissant la ville sans sécurité.
Les islamistes qui contrôlaient la capitale depuis sept mois, se sont retirés quand les forces somaliennes et éthiopiennes ont gagné les faubourgs de la ville. Des témoins disent avoir vu des combattants islamistes se diriger en convoi à bord de véhicules, vers le port de Kismayo, dans le sud.
Pendant ce temps, le Premier ministre du gouvernement de transition, Ali Mohamed Gedi, rencontre des chefs de clans locaux à lextérieur de Mogadiscio, pour discuter du transfert de pouvoir dans la capitale.
Le parlement somalien sapprête à voter la loi martiale
(29/12/2006, Médi-1)
Le chef du gouvernement transitoire de Somalie est attendu aujourdhui à Mogadiscio pour une visite de plusieurs infrastructures clés de la capitale. Une visite très symbolique pour ce gouvernement fragile qui entend consolider sa victoire précaire sur les milices islamistes dites des Tribunaux islamiques.
Celles-ci ont évacué, hier, la capitale, retrait présenté comme un choix tactique face à loffensive des forces gouvernementales et de leurs alliés éthiopiens.
Reste maintenant à rétablir lordre doù le vote de la loi martiale pour trois mois, vote qui devrait intervenir demain au parlement. La situation sur le terrain reste incertaine.
Dabord rétablir lordre
(29/12/2006, Médi-1)
Rétablir lordre dans Mogadiscio, est donc la priorité du gouvernement de transition alors que la situation apparaît encore floue dans la capitale. La communauté internationale dit, pour sa part, suivre avec la plus grande attention les derniers développements en Somalie.
Les États-Unis qui ont clairement soutenu lengagement de larmée éthiopienne aux côtés des troupes loyalistes somaliennes, appellent maintenant à la retenue. Washington prône une reprise des négociations entre les factions somaliennes.
Une retenue également souhaitée par la France qui, comme les États-Unis, possède une importante base militaire dans lÉtat voisin de Djibouti. Les craintes dassister à une régionalisation du conflit sont en effet réelles.
Les nouvelles d'Addis sur Médi-1
(29/12/2006, Médi-1)
Sur les risques de le voir sétendre aux pays voisins dans le contexte actuel, écoutez les explications de Robert Wiren, journaliste aux Nouvelles dAddis, un magazine spécialisé sur la corne de lAfrique :
« Certains acteurs régionaux ont tout intérêt à intervenir de façon plus ou moins déguisée comme lÉrythrée, puisquelle est toujours en conflit, de basse intensité, mais quand même en conflit avec lÉthiopie. Son intérêt cest dessayer de déstabiliser son grand voisin. Alors quelle est le degré dimplication de lÉrythrée, cest un peu difficile ? Mais ce que peuvent faire les Érythréens, cest donner des coups dépingles sur la frontière nord pour embêter les Éthiopiens. Peut être
et puis continuer à aider tous ceux qui sopposeraient aux éthiopiens selon le vieux principe "les ennemis de nos ennemis sont mes amis".
« Donc, peut être quon pourrait avoir des tensions mais je nai pas limpression que lÉrythrée ait intérêt à trop aggraver les choses, mais je pense que les Éthiopiens, en principe sont assez rationnels et ne pousseront pas trop loin. Ils vont peut être négocier leur retrait contre une promesse de la communauté internationale dintervenir dune façon plus massive quelle ne la fait au profit de ce gouvernement transitoire. Mais ce sera difficile parce quil na pas eu beaucoup de crédibilité jusquà a présent. » |