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SOUDAN / DARFOUR / ATTAQUE BASE DE LUA
Attaque meurtrière contre une base de la Mission de lUnion africaine au Darfour
(1/10/2007, Radio Vatican)
Dix soldats africains tués, huit autres blessés et quarante disparus, cest le nouveau bilan dune attaque menée samedi soir contre une base de la Mission de lUnion africaine au Darfour, attaque menée par des inconnus à bord dune quarantaine de véhicules lourdement armés. Le président de la commission de lUnion africaine, Alfa Omar Konaré, a vivement condamné, hier, lattaque qui pour lui est à la fois lâche et scandaleuse.
Cette attaque est un coup dur pour lUnion africaine puisque les pourparlers de paix entre le gouvernement soudanais et les rebelles doivent débuter à Tripoli, en Libye, le 27 octobre prochain. LUnion africaine a indiqué que malgré lattaque elle continuerait dapporter paix et sécurité au Darfour avec notamment le déploiement de la force hybride ONU-Union africaine, qui devrait compter près de 26.000 hommes. Toutefois aucune date butoir na été communiquée quant à ce déploiement.
Selon lUnion africaine, lattaque de samedi soir, au camp dHaskanita, au sud du Darfour, a fait au moins dix morts et dix blessés et des personnes ont été portées disparues. Les dégâts matériels sont importants. Des véhicules ont été subtilisés et des moyens de télécommunication, tels que des téléphones satellite, entre autres, ont aussi disparu.
Lorganisation va lancer une enquête afin de déterminer qui sont les responsables. Cette attaque est probablement une des plus meurtrières depuis le déploiement des troupes de maintien de la paix de lUnion africaine au Soudan en 2004 et la deuxième cette année. Depuis deux mois environ, la région dHaskanita était témoin dune certaine tension entre les forces gouvernementales et les rebelles.
(1/10/2007, Médi-1)
Quarante soldats africains sont toujours portés disparus dans le sud Darfour, plus de 36 heures après lattaque la plus spectaculaire et la plus meurtrière menée contre les forces de lUnion africaine déployées au Soudan.
Dix militaires ont trouvé la mort, huit autres ont été blessés. Le raid a visé, samedi soir, la base dHaskanita, dans le sud-est. On parle dhommes lourdement armés. Ils seraient arrivés à bord dune trentaine de véhicules. Très peu déléments, on ne sait pas, par exemple, si les éléments de la force africaine ont pu offrir une quelconque résistance, toujours est-il que le camp a été totalement détruit. Cest donc lattaque la plus meurtrière contre la force de lUnion africaine dans un secteur déjà connu pour avoir été le théâtre, dans le passé, de violents affrontements entre ses soldats et des rebelles.
Des rebelles rapidement montrés du doigt par le commandant de la force. Selon lui, cette attaque serait luvre dun des nombreux mouvements qui sévissent dans la région. En agissant ainsi, dit-il, ils se décrédibilisent à la veille de louverture de négociations de paix. Elles doivent, en principe, débuter le 27 octobre à Tripoli, mais on ne sait toujours pas en présence de qui. Malgré les pressions internationales, plusieurs groupes rebelles ne veulent pas en entendre parler. Ils exigent dabord quune trêve soit respectée. Des négociations encore hypothétiques et le déploiement dune force renforcée qui se fait toujours désirer.
Sur le papier, elle doit compter, à terme, 26.000 soldats et policiers, mais la mise en place de cette force hybride, associant les Nations unies, devrait prendre encore plusieurs mois. En attendant, les habitants du Darfour devront se contenter des condamnations de la communauté internationale. Hier, réagissant à cette attaque, le secrétaire général de lONU a parlé dun acte inadmissible. |