0710-029
SOUDAN / DARFOUR / POURPARLERS
Les anciens rebelles sudistes suspendent leur participation au gouvernement soudanais
(11/10/2007, Africa n°1)
Les pourparlers de paix inter-soudanais prévus à Syrte, en Libye, le 27 octobre prochain, doivent se tenir à cette date. Un report de ces négociations de paix entre Khartoum et tous les rebelles du Darfour, conduirait à plus de violence, selon lémissaire de lONU chargé du processus de paix au Darfour, Jan Eliasson.
La nuit dernière, lémissaire onusien sest réuni à Khartoum au Soudan avec des responsables de Libye, dÉrythrée, du Tchad et de lÉgypte, pour sassurer du soutien de ces acteurs régionaux aux démarches de paix. Mais à deux semaines des pourparlers de Syrte, en Libye, les complications se multiplient.
Sur le terrain la tension demeure. Aujourdhui, les anciens rebelles sudistes du Mouvement de libération du Soudan ont annoncé leur décision de suspendre leur participation au gouvernement central de Khartoum en raison de divergences sur laccord de paix signé en 2005 avec les autorités de Khartoum. Un accord de paix qui a mis fin à une guerre civile de vingt-et-un ans ayant fait près de deux millions de morts.
En cas de résolution de ces différends, le Mouvement de libération entend se faire représenter au gouvernement central par une nouvelle équipe de ministres. Le mouvement réclame lévolution du régime vers plus de démocratie, le retrait des troupes nordistes des positions quelles occupent dans le sud et le règlement de la question dAbiye, une zone pétrolière située entre le nord et le sud, revendiquée par les deux parties.
(11/10/2007, La voix de lAmérique)
Le Mouvement populaire de libération du Soudan, le MPLS, a indiqué aujourdhui quil suspend sa participation au gouvernement national. Les officiels du MPLS, parti au pouvoir dans la région semi autonome du Sud-Soudan, accuse Khartoum de ne pas respecter les engagements pris dans le cadre de laccord de paix ayant mis fin, en 2005, à la guerre civile entre le Nord et le Sud.
Il précise que leurs 18 ministres, y compris le chef de la diplomatie Lam Akol, ne reprendront leurs places au sein du gouvernement national, que lorsque certaines questions seront réglées, parmi lesquelles la controverse au sujet de la région riche en pétrole dAbiye, le fait que Khartoum na toujours pas retiré ses troupes du sud du pays et la lenteur des réformes démocratiques. Pour lheure, aucun commentaire de la part du gouvernement de Khartoum.
Lémissaire spécial des États-Unis pour le Soudan, Andrew Natsios, a dit samedi que Washington est profondément préoccupé par létat actuel de laccord de paix signé après 21 ans dun conflit civil qui a fait quelques deux millions de morts. |