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KENYA / VIOLENCES POST-ÉLECTORALES
Lopposition accusée davoir déclenché un génocide
(2/01/2008, Deutsche Welle)
Les émeutes post-électorales ont fait plus de 300 morts au Kenya. Le gouvernement du président réélu, Mwai Kibaki, accuse les partisans de lopposant Raila Odinga davoir déclenché un génocide. John Kufuor, qui préside lUnion africaine, doit diriger au Kenya une médiation conjointe de lUnion africaine et du Commonwealth.
La Fédération internationale pour les droits de lHomme a lancé un appel au pouvoir kenyan, à lopposition et à la communauté internationale, pour empêcher que les violences ne dégénèrent en conflit ethnique.
LONU déclare de son côté que les affrontements gênent le ravitaillement de ses missions de maintien de la paix en Afrique, ainsi que les opérations humanitaires qui utilisent le Kenya comme base ou pays de transit.
(3/01/2008, Radio Japon international)
Le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon, est sérieusement préoccupé par le nombre élevé des victimes et les violences qui ont éclaté à la suite des élections présidentielles du mois de décembre au Kenya. Dans une déclaration publiée mercredi. M. Ban se dit choqué par les rapports selon lesquels plus de 300 personnes auraient été tuées et un grand nombre dautres obligées de quitter leurs foyers.
Des affrontements se sont produits depuis la proclamation de la réélection du président sortant, Mwai Kibaki, le camp de lopposition affirmant que les résultats du scrutin ont été falsifiés. Selon les Nations-Unies, le transport des secours est retardé par la difficulté de circuler sur la route principale, reliant le port de Mombasa à Nairobi, la capitale.
Un rapport des Nations-Unies fait état de préoccupations également pour lensemble de la région, parce que Nairobi est le centre de laide humanitaire pour des pays voisins comme le Soudan et la République démocratique du Congo et parce que la capitale du Kenya est une base centrale pour les activités du maintien de la paix dans la région. |