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KENYA / CRISE KÉNYANE
Les violences se poursuivent
(17/01/2008, La voix de lAmérique)
Au Kenya, de nouveaux affrontements ont opposé aujourdhui la police à des partisans de lopposition au second jour des protestations organisées contre la réélection controversée du président Mwai Kibaki. La police a fait usage de gaz lacrymogène et tiré à balles réelles, aujourdhui, pour disperser des manifestants à Nairobi, la capitale, mais aussi dans les villes dEldoret et Kisumu, dans louest du pays. Selon des témoins à Kisumu, les policiers ont tué deux hommes et une femme.
Le chef de lopposition, Raila Odinga, a accusé la police davoir tué sept personnes à Nairobi, ce quelle a démenti. En revanche les forces de sécurité reconnaissent avoir tué deux personnes quelles qualifient de criminels. Les manifestants qui ont tenté aujourdhui de se réunir se comptaient par dizaines, alors que M. Odinga avait appelé à des rassemblements de masse.
(18/01/2008, Radio Riyad)
Quatorze personnes ont été tuées au Kenya mercredi et jeudi, pendant ou en marge des manifestations de lopposition qui dénonce la réélection du président Mwai Kibaki, selon un nouveau bilan de la police. Sur les quatorze personnes tuées, sept ont trouvé la mort à Kisumu, ville de louest du Kenya et les sept autres dans la capitale, essentiellement dans des bidonvilles, fiefs de lopposition. Lopposition a appelé à un dernier jour de manifestations dans tout le pays, vendredi.
(18/01/2008, Deutsche Welle)
Au Kenya, troisième et dernier jour annoncé des manifestations de l'opposition contre la réélection du président Mwai Kibaki. Un rassemblement de plusieurs centaines de personnes a été dispersée par la police à coups de gaz lacrymogènes à Kisumu, ville de l'ouest du pays, et bastion du chef de l'opposition Raila Odinga, arrivé officiellement deuxième de l'élection présidentielle, mais qui accuse son adversaire de fraude et revendique la victoire.
Le bilan des trois jours de manifestation se monte, selon les chiffres officiels les plus récents à 16 morts. Les violences politiques et ethniques depuis fin décembre, date de l'élection, ont fait plus de 700 victimes et des centaines de milliers de déplacés. |