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KENYA / CRISE KÉNYANE
Amnesty International condamne lusage abusif de la force
(19/01/2008, Deutsche Welle)
Huit personnes ont été tuées dans la nuit d'hier à aujourd'hui au Kenya, portant à 33 le nombre de morts depuis mercredi, début de trois jours de manifestations de l'opposition contre la réélection du président Mwai Kibaki.
Amnesty International a condamné, hier soir, l'usage abusif de la force par la police kenyane. L'opposition kenyane appelle à des sanctions comme le souligne le chef de l'opposition Raila Odinga, qui revendique la victoire à la présidentielle : « Un gouvernement qui tire sur son propre peuple et tue des gens, n'est pas digne d'être un gouvernement. C'est pourquoi nous appelons la communauté internationale à appliquer des sanctions contre ce gouvernement ».
Pendant ce temps, le commissaire européen au Développement, Louis Michel, est arrivé ce matin à Nairobi où il rencontre actuellement le vice-président, Kalonzo Musyoka, et le ministre des Affaires étrangères, Moses Wetangula. Monsieur Michel doit également retrouver, au cours de la journée, le président kényan réélu Mwai Kibaki et son opposant, Raila Odinga.
(19/01/2008, La voix de la république islamique dIran)
Amnesty international a fustigé, hier soir, l'usage excessif de la force par la police kenyane, contre les opposants à la réélection de Mwai Kibaki, Au moins 25 personnes ont été tuées en trois jours. Cité par l'AFP, Erwin Van Der Borght, directeur du Programme Afrique de l'Organisation de défense des droits de l'homme basée à Londres, a souligné également que le tir à balles réelles n'était pas justifiable et que le gouvernement de Nairobi devait tout de suite l'interdire.
D'autre part, les ambassadeurs de neuf pays occidentaux ont demandé également aux autorités kenyanes d'agir pour arrêter les exactions des policiers et des forces de sécurité, face aux manifestants et les inviter à la modération. |