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KENYA / CRISE KÉNYANE
Accusations réciproques de crimes contre lhumanité
(22/01/2008, La voix de lAmérique)
Au Kenya, le gouvernement et le principal parti dopposition saccusent mutuellement de crimes contre lhumanité, alors que des leaders étrangers tentent de désamorcer la crise politique dans le pays. Lancien secrétaire général de lONU, Kofi Annan, est attendu à Nairobi où il offrira sa médiation au président Mwai Kibaki et au leader dopposition, Raila Odinga.
Le président ougandais, Yoweri Museveni, sest de son côté entretenu aujourdhui avec M. Kibaki dans la capitale kenyane où il effectue une autre mission de médiation. Mais les perspectives dun accord semblent limitées, après que le parti ODM de M. Odinga eut fait savoir quil va saisir le Tribunal international de La Haye, ce que le gouvernement sapprête également à faire.
En début de journée, la police a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser une centaine de partisans du président Mwai Kibaki, qui manifestaient à Nairobi, avant larrivée de Kofi Annan. Lambassadeur des États-Unis au Kenya a dénoncé les pancartes et annonces publicitaires du gouvernement kényan qui accusent les États-Unis et dautres pays occidentaux, dinciter les Kenyans à la violence.
(22/01/2008, La voix de la république islamique dIran)
La haute commissaire des Nations-Unies pour les droits de l'homme, Louise Arbour, s'est dit inquiète des violences survenues au Kenya, en espérant que des enquêtes impartiales seraient ouvertes sur la violation éventuelle des droits de l'homme, par les responsables kenyans. Dans un communiqué, la haute commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme a annoncé que toute personne responsable de la violation des droits de l'homme au Kenya, serait jugée sans répit.
« Divers cas de violation des droits de l'homme ont été constatés, ces dernières semaines, au Kenya, ils ne doivent pas rester sans châtiment », a indiqué Arbour. Elle a par ailleurs condamné les tirs à balles réelles par la police, contre les manifestants. |