0801-090
KENYA / CRISE KÉNYANE
Les forces de sécurité auraient reçu lordre de tirer pour tuer
(30/01/2008, Africa n°1)
Le médiateur Kofi Annan a réuni hier à Nairobi les deux principaux protagonistes de la crise les mettant en face de leurs responsabilités politiques. Lancien secrétaire général de lONU a notamment déclaré au président Kibaki, et à son opposant, Odinga, que le peuple kenyan attendait de les voir enfin prendre la situation en main pour enrayer la spirale des violences.
Hier encore plusieurs dizaines de personnes ont été tuées, soit plus de 900 depuis la présidentielle de fin décembre, violences interethniques et manifestations réprimées par la police. Ce matin un responsable des forces de sécurité kényanes affirme avoir reçu lordre de tirer pour tuer les pillards, les incendiaires ou les personnes qui bloqueraient les routes, ce qui confirme très clairement lutilisation de balles réelles par la police contre les manifestants.
(30/01/2008, Radio Japon international)
Les violences politiques auraient fait plus de 800 morts au Kenya, violences faisant suite aux résultats controversés de l'élection présidentielle du mois dernier. La rivalité entre les sympathisants et les opposants au président Mwai Kibaki, a tourné au conflit entre deux groupes ethniques, les Kikuyus et les Luos. M. Kibaki est un Kikuyu et le leader de l'opposition, Raila Odinga, est un Luo. L'assassinat mardi à Nairobi d'un parlementaire de l'opposition a déclenché des affrontements entre les deux ethnies dans le centre et la partie ouest de la capitale, où habitent de nombreux sympathisants de l'opposition.
À Naivasha, dans l'ouest du pays, l'armée kényane a mobilisé, pour la première fois, un hélicoptère, en réponse aux mouvements des Kikuyus qui préparaient une attaque armée contre des Luos. Depuis jeudi dernier seulement, une centaine de personnes ont été tuées. Hier mardi, le président Kibaki et le leader de l'opposition, Raila Odinga, se sont rencontrés pour la deuxième fois depuis le début des violences et ont annoncé leur volonté de résoudre leurs différends par le dialogue. Il semblerait pourtant peu probable que les tensions interethniques s'apaisent rapidement.
(30/01/2008, Africa n°1
Louest du Kenya toujours sous haute tension, la crise post-électorale glisse dangereusement sur le cas ethnique. Les forces de lordre patrouillent les rues de Naivasha, à louest du Kenya, épicentre de ces violences. Par ailleurs, la police a reçu lordre douvrir le feu sur les pillards, les pyromanes, les personnes armées et toutes autres personnes érigeant des barricades sur la voie publique. Ces mesures extrêmes visent à contenir la flambée de violences qui gagne dangereusement le Kenya, ces dernières semaines. |