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KENYA / CRISE KÉNYANE
Lopposition accuse le gouvernement davoir armé les milices
(8/02/2008, La voix de la république islamique dIran)
Au Kenya, l'opposition a accusé le gouvernement d'avoir armé les milices, a rapporté l'AFP depuis Nairobi. Le secrétaire général du Mouvement démocratique orange, Anyang Nyongo, a déclaré que le gouvernement du président Mwai Kibaki dépense l'argent des contribuables kenyans pour armer les paramilitaires progouvernementaux. Il a accusé le parti au pouvoir d'avoir volé les armes appartenant à l'armée.
Depuis le début des violences, suite à la réélection du président Kibaki, un millier de personnes ont été tuées. Les violences ont laissé près de 300.000 déplacés.
La secte des Mungikis aurait été approchée par le gouvernement kenyan
(8/02/2008, Africa n°1)
La situation sécuritaire très préoccupante au Kenya où règne lesprit de vengeance. Plusieurs personnes de lethnie kikuyu, lethnie du président Mwai Kibaki, ont décidé de rejoindre la secte Mungiki. Une secte interdite en 2002 et pratiquant lextorsion de fonds et le meurtre par décapitation. Cette secte avait été visée début 2007 par une répression musclée du gouvernement, mais daprès des témoignages les Mungiki ont été approchés par le gouvernement pour laider à protéger les déplacés kikuyu. Une information rejetée par le gouvernement qui nie tout lien avec la secte.
Les membres des Mungikis comptent se venger et récupérer leurs biens, alors que le président Mwai Kibaki et lopposant, Raila Odinga, poursuivent, pour la quatrième journée consécutive, leurs discussions autour du médiateur, Kofi Annan, pour sortir de limpasse politique de la contestation de la réélection du président Mwai Kibaki.
Selon le médiateur Kofi Annan, quelques progrès ont été enregistrés alors que quatre personnes ont été tuées, la nuit dernière, lors daffrontements entre communautés rivales. Depuis lannonce de la réélection du président Kibaki, plus de 1.000 personnes ont été tuées et 250.000 à 300.000 déplacées dans les violences qui persistent. |