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KENYA / CRISE POSTÉLECTORALE
Vers un partage du pouvoir entre clans rivaux
(11/02/2008, Africa n°1)
Reprise à Nairobi, la capitale du Kenya, des pourparlers entre le gouvernement et lopposition sous les hospices du médiateur, Kofi Annan. Les deux parties tentent de trouver une solution politique à la crise née de la contestation de la réélection du président Mwai Kibaki. Les discussions qui reprennent aujourdhui, doivent se concentrer sur les détails dune solution politique, solution que les deux camps jugent nécessaire pour éviter que le pays ne sombre davantage dans les violences qui désormais, ont pris laccent ethnique.
Le partage du pouvoir entre les camps rivaux pourrait être la solution quenvisage lex-secrétaire général de lONU pour sortir de la crise née de la victoire du président Mwai Kibaki. Raila Odinga, ancien allié de Kibaki dont il a été plusieurs fois ministres, accuse ce dernier davoir fraudé pour lui voler la victoire lors du scrutin entaché dirrégularités, selon de nombreux observateurs.
Cette crise politique qui a entraîné des violences qui ont fait plus de 1.000 morts et jusquà 300.000 déplacés et mis léconomie kenyane à genou. Vendredi le médiateur mandaté par lUnion africaine avait déclaré quun accord pourrait intervenir en début de semaine et puis de rappeler à lordre les deux camps, leur demandant de ne plus organiser de fuites dans les médias sur les modalités dun accord éventuel. Mais pour lheure, les discussions nont débouché sur aucun résultat tangible.
Les mesures durgences recommandées en fin de semaine dernière pour mettre fin aux violences, nont pas empêché quune centaine de personnes soient encore tuées dans des affrontements interethniques ou par la police, dans louest du pays. Une accalmie semble néanmoins se dessiner, ces derniers jours.
En visitant les camps de déplacés où des milliers de personnes sont rassemblées, le responsable des Affaires humanitaires à lONU, John Holmes, a fait remarqué quil y a un problème humanitaire très sérieux et quune solution politique doit être trouvée à court terme, afin que les violences sarrêtent. |