0805-036
SOUDAN / RÉBELLION-RÉPRESSION
Téhéran offre sa médiation pour résoudre diplomatiquement la crise soudanaise
Lattaque rebelle contre la capitale soudanaise aurait fait plusieurs centaines de victimes
(14/05/2008, La voix de la république islamique dIran)
« La République islamique dIran croit au règlement diplomatique de la crise soudanaise ». C'est ce qu'a fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne, Seyyed Mohammad-Ali Hosseini. En allusion aux événements récemment survenus au Soudan, ainsi qu'aux attaques armées contre Khartoum et Omdurman, il a condamné les attaques contre les villes et les méthodes consistant à terroriser les civils.
La République islamique dIran, a-t-il ajouté, continue d'apporter son soutien au gouvernement légitime de Khartoum et plaide pour le règlement pacifique des divergences entre le gouvernement et les rebelles. Par ailleurs, Hosseini a indiqué que l'Iran était contre tout recours à la force et à la violence pour arriver au pouvoir. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a réaffirmé les efforts déployés par la République islamique dIran pour jouer le rôle de médiateur entre le Soudan et le Tchad, faisant part de la disponibilité de Téhéran à résoudre les problèmes en cours dans la région.
Rappelons que les rebelles du Mouvement pour la justice et l'égalité s'en sont pris, samedi dernier, à Khartoum, où ils se sont accrochés avec les forces gouvernementales.
Lattaque rebelle contre la capitale soudanaise aurait fait plusieurs centaines de victimes
(14/05/2008, La voix de la république islamique dIran)
L'armée soudanaise a fait état de la mort de 232 personnes, dans l'attaque des rebelles contre la capitale. L'AFP qui citait le porte-parole de l'armée soudanaise, a rapporté la mort de 97 soldats, 91 rebelles et 34 civils, dans cette attaque. Le porte-parole de l'armée soudanaise a ajouté que les forces gouvernementales étaient toujours en train de combattre les rebelles du Darfour.
À la suite des attaques des rebelles contre la capitale, Khartoum a accusé le Tchad de les soutenir et a rompu ses relations diplomatiques avec N'Djamena. Le Tchad a fermé ses frontières orientales, en réponse à cette démarche soudanaise. |