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SOMALIE / AL-SHABAAB / AL-QUAÏDA
Application stricte de la charia à Mogadiscio... Y-a-til risque dimplantation dAl-Quaïda en Somalie ?
(25/6/2009, La voix de l'Amérique)
Les militants d'Al-Shabaab, dans la capitale somalienne, ont amputé une main et un pied à chaque adolescent reconnu coupable de vols par un tribunal, cette semaine. On leur reprochait d'avoir dérobé des téléphones portables et des pistolets à des résidents de Mogadiscio.
(25/6/2009, Radio Vatican)
En Somalie, les insurgés islamistes radicaux ont commencé à mettre en application une forme très stricte de la charia. Les Shabaab, un des principaux groupes de l'insurrection en lutte contre l'actuel gouvernement, ont procédé aujourd'hui à l'amputation publique de quatre voleurs. Cela s'est passé dans le nord de Mogadiscio, la capitale, devant une foule d'environ 200 personnes.
Le gouvernement somalien est véritablement pris à la gorge par les insurgés islamistes et il est probable qu'il tombe dans les prochaines heures. Certains analystes redoutent une déstabilisation régionale où la Somalie deviendrait une base arrière d'Al-Qaïda. Mais selon Gérard Prunier, chercheur au CNRS et spécialiste de la région, ce scénario n'est pas crédible :
« Je ne pense pas que la région sera déstabilisée. Nous pouvons faire confiance aux Somaliens, à leur incapacité à se regrouper sous quelque forme que ce soit. Lorsque les Shabaab auront pris le pouvoir, le pouvoir se dissoudra entre leurs mains car ils commenceront probablement à se battre entre eux. Je ne crois pas la société somali capable de se mettre d'accord sur quoi-que-ce-soit à l'heure actuelle, et même pas sur le fait d'aider Al-Qaïda.
« La grande majorité des gens seront anti-Shabaab à partir du moment où les Shabaab auront constitué un gouvernement. Quant à Al-Qaïda, je leur souhaite bonne chance s'ils veulent s'implanter en Somalie.
« Il ne faut pas oublier une chose, c'est que quand Oussama ben-Laden était au Soudan, entre 1993 et 1995, il avait un moment pensé s'implanter en Somalie plutôt qu'en Afghanistan et il a très sagement évité de le faire, car il s'est rendu compte immédiatement qu'un clan somalien le ferait prisonnier et le vendrait aux Américains, aux Séoudiens ou à quelqu'un. Il n'aurait pas du tout été en sécurité comme il l'est à l'heure actuelle dans les zones tribales du Pakistan ». |