Est-ce que ça change vraiment les choses dannoncer que DAF (1) est un futur leader au lieu de "délinquant" ? Pour un propagandiste iogiste (2), la réponse est non, pour un(e) djiboutien(ne) averti(e) et lucide, la réponse est oui.
Il est utile de te rappeler, Weah, que les exigences de compétence, de probité et de vérification ne sont pas nécessairement lapanage de tes écrits. Il est tout à fait juste de dire que tes écrits abolissent les intermédiaires.
Pire, les faits ou plutôt les propagandes iogistes que tu nous (djibnautes) (3) apportes sont virtuels mais ils se donnent pour une réalité biaisée.
Faut-il prendre la réthorique officielle au pied de la lettre ? En pratique, elle manque de clarté et de logique. À titre dexemple : aurait-on empêché un fou ou un délinquant de participer à une fameuse conférence (4), la réponse est non
car IOG aurait tout à gagner sil était vraiment un délinquant
Qui surtout, sest intéressé au sort de la famille de DAF, ses biens spoliés ? aucune estimation avancée. Aucun mot na été prononcé pour rendre le moindre hommage, exprimer le moindre regret, ô combien symbolique ! à sa famille, ses proches déçus dans tous leurs espoirs, plus que jamais écrasés, dominés, dune impudente simplicité, du sabre et du goupillon.
Il ne sagit pas de faire de langélisme, de nier ses défauts, mais de noter pourquoi un tel harcèlement contre un "délinquant" ? Est-il dangereux pour le peuple djiboutien ? Jen doute fort
La vérité est ailleurs
Enfin, que nous apprennent-elles, les grandes histoires religieuses et littéraires ? Une vérité est la même vérité.
Cet homme ô combien courageux ! fait voir trop la vérité, démasque trop souvent les actes de ministres larbins et trop facilement.
Il est un fardeau assez lourd et assez haïssable, dont le président parrain cherche à se débarrasser
Par quels moyens ????? La réponse est évidemment connue davance et constitue la preuve manifeste que « laffaire DAF » nest quune vaste machination politique ourdie de toutes pièces.
Jamais IOG ne sautodétruirait parce que lun de ses sbires aurait transgressé les résolutions de son "veau dor" les injustices, le clientélisme, la corruption généralisée et le népotisme du clan militaro-technocratiques
DAF poursuivi en justice par un de ses ministres nest quun paravent grossier, les objectifs poursuivis ont été tout autres (maître Aref est bien placé pour le savoir) : empêcher dinformer les Djiboutiens(nes), entretenir le masque dopacité sur la gestion de la chose publique etc., cest la véritable vocation dassourdir, dabrutir.
Le peuple djiboutien na-t-il pas le droit dêtre informé ? (je parle bien de linformation utile). De qui se moque-t-on ?
Linformation est exigence de sobriété et de dépouillement, le souci de vérité et dobjectivité dans les discours ont pour conséquence la liberté, dans le refus de toute censure.
DAF nest pas dupe, il sait trop à quel point ceux quil a si bien sondés désirent le réduire au silence et que les pseudo-procès ne sont que prétextes pour mieux le faire condamner dune simple interdiction assortie de menaces pires de la manière la plus radicale qui soit : la mort
Cher Weah, il faut que nous apprenions à chasser toutes passions démesurées, ne pas aller contre les tendances naturelles qui sont conformes aux exigences de la raison.
Victimes de passions illégitimes, nous en venons à vouloir conformer le monde à nos désirs. Mais encore faut-il savoir ce qui dépend de nous ce sont notre jugement sur la réalité, nos opinions sur les êtres, notre compréhension, notre attitude a légard de nos tendances. Tout cela devrait être régi par une morale rigoriste qui imposerait au sage une fermeté de caractère à toute épreuve.
Sinon cela relèverait du démentiel ou dune perversité délibérée. Comparaison nest pas raison, si DAF est un délinquant et fou, IOG doit être un kleptomane et un fabulateur éhonté. Que soit traité comme un délinquant le fait nous informer est déjà en soi surprenant, si lon y réfléchit.
Ce nest pas seulement injuste, cest dune atroce absurdité, dune bêtise consternante, qui rend comiques les gesticulations dun régime agonisant à tel point den mourir de honte
Les calomnies ont fait tant et si bien leur chemin dans lesprit de certains Djiboutiens quil me paraît improbable de rétablir la vérité et de persuader que son attitude nest pas celle dun délinquant, encore moins celle dun fou. Si DAF le parvenait « ce serait merveille ».
Très amicalement (5). MQ
PS. Ceci est un message de soutien à tout Homme épris de justice, de liberté
(1) Daher Ahmed Farah, président du Parti du renouveau démocratique de Djibouti et directeur du journal le Renouveau. DAF est inculpé depuis le 10 juin 2001 pour « recel de soustraction dactes publics », ès qualités de directeur de publication, sur initiative du ministre djiboutien des Finances et de lÉconomie, suite à la publication par le Renouveau de deux mandats de payement dun montant total de six millions (6.000.000) de francs djibouti au profit du ministre des Finances et de lÉconomie, Monsieur Yacin Élmi Bouh.
(2) "Iogiste", laudateur de "IOG", le président djiboutien Ismaël Omar Guelleh.
(3) "Djibnautes", nom que se sont donné les participants au forum de discussion de www.djibnet.com.
(4) DAF sest vu présenter une opposition à sa sortie du territoire national djiboutien, alors quil était invité par le gouvernement des États-Unis dAmérique. Il se rendait à Washington pour participer, en qualité dopposant, à une réunion sur le thème de la « transition pacifique et démocratique ».
(5) Il est comme ça, "Mo". Toujours très respectueux
Il étrille consciencieusement quelquun sur un forum, puis il le salut « très amicalement ».