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Liberté de la presse.
Répertoire corne de l'Afrique/mer Rouge 2001 Au Kénya des journalistes interjettent appel. Ils disent que les dommages et intérêts accordés à des plaignants qui ont traîné des journaux en justice pour diffamation sont excessifs. Tsegaye Ayalew, rédacteur en chef du journal Genanaw et Robel Mitiku, rédacteur en chef du journal Gohe, font partie des nombreux rédacteurs en chef de journaux privés convoqués au Central Investigation Department, à Addis-Ababa, durant la semaine du 19 au 26 novembre 2001. Ces deux journalistes ont été placés en garde à vue respectivement les 20 et 21 novembre 2001, après leurs déclarations à la police. Ils ont ensuite été emprisonnés faute de pouvoir payer leur caution, s'élevant chacune à 10.000 birr (1.200 $US). De nombreux journalistes éthiopiens restent emprisonnés pour une durée illimitée en attente d'un jugement, faute de pouvoir payer leur mise en liberté conditionnelle. Le 22 novembre, les autorités soudanaises auraient arrêté trente journalistes et d'autres employés du quotidien indépendant Al-Watan qui défilaient devant le ministère de l'Information pour protester contre une décision d'interdire la publication d'un article sur la corruption. Les employés du journal ont été libérés le soir même. Les trente journalistes d'Al-Watan ont été arrêtés et transportés de force à bord de trois camions, après avoir remis une lettre de protestation à un responsable du ministère qui supervise la censure. Le gouvernement, qui n'a fait aucun commentaire sur ces arrestations, est de plus en plus agacé par les critiques des médias locaux. La loi soudanaise punit de peines de prison et d'amendes quiconque publie sans preuve des accusations de corruption. Le 1 novembre 2001 augurait une nouvelle vague de harcèlement contre les journalistes de la presse indépendante. L'association éthiopienne des journalistes de la presse libre (EFJA) se dit très préoccupée des récents développements. Huit journalistes au moins ont été convoqués au Federal Police & Central Investigation Departement, début novembre, et d'autres reporters ont été informés des accusations portées contre eux. Kifle Mulat, président de l'EFJA et rédacteur en chef du journal Ethio Time, a été convoqué par les agents du Central Investigation Office, qui l'ont informé qu'une accusation de délit de presse avait été portée contre lui par le premier tribunal de la Haut Cour Fédérale. Abinet Tamrat, rédacteur en chef du journal Medina, a également été convoqué et on lui a tenu les mêmes propos. Shimelis Asfaw, ex rédacteur en chef du journal Ethio Time, a été invité à se présenter au Central Investigation Department le 12 novembre. Par ailleurs, 25 journalistes éthiopiens seraient actuellement réfugié à Nairobi, au Kénya. Certains d'entre eux y sont maintenant depuis deux ans et n'ont toujours pas reçu l'asile politique ni été reclassés. Selon la Fédération internationale des Journalistes (FIJ), il apparaît clairement que les journalistes qui ont demandé l'asile politique tombent dans une catégorie à hauts risques. Ils font l'objet d'attaques, de menaces contre leur famille, et de menaces de mort de la part des autorités éthiopiennes. Liste des journalistes, journaux et délits retenus : Abinet Tamrat, rédacteur en chef du journal Medina, a été notifié par le Central Investigation Office qu'une nouvelle accusation de délit de presse avait été portée contre lui. Son procès a été ajourné au 13 février 2002 ; Shimelis Asfaw, ex rédacteur en chef de Ethio Time, a été invité à se présenter au Central Investigation Department le 12 novembre ; Yohannes Abebe, éditeur et rédacteur en chef du journal et du magazine Gohe/Moresh, a été informé que six nouvelles accusations avaient été portées contre lui par plusieurs tribunaux de la Haute Cour Fédérale ; Arega Wolde-Kirkos, rédacteur en chef adjoint de Gohe/Moresh, a été informé que de nouvelles accusations avaient été portées contre lui par le troisième tribunal de la Haute Cour Fédérale ; Leykun Engida, éditeur et rédacteur en chef de Dagim Wonchif, a été informé que de nouvelles accusations avaient été portées contre lui par le quatrième tribunal de la Haute Cour fédérale ; Melese Shine, rédacteur en chef du journal et magazine Ethop a été informé qu'une nouvelle accusation avait été portée contre lui par le cinquième tribunal de la Haute Cour fédérale ; Tilahun Bekele, rédacteur en chef de Netsebrak, a été invité à se présenter au commissariat de police le 6 novembre ; Adane Hailu, rédacteur en chef adjoint de Netsebrak, a été invité à se présenter au commissariat de police le 6 novembre ; Tesahalene Mengesha, rédacteur en chef adjoint de Mebrek, a été informé qu'une nouvelle accusation avait été portée contre lui par le troisième tribunal de la Haute Cour fédérale. Il a également été invité à se présenter au commissariat de police le 12 novembre. Le 24 octobre, Alfred Taban, correspondant soudanais de la BBC et de Reuters, et Niel Paul, directeur général du quotidien indépendant The Khartoum Monitor, ont été arrêtés. Selon les informations recueillies par Reporters sans frontières (RSF), M. Taban a été arrêté à son domicile dans la nuit du 24 octobre. M. Paul a également été arrêté cette nuit-là. Les autorités n'ont fourni aucune raison pour justifier leur arrestation. Au Soudan, arrestation de deux journalistes. Il sagit de correspondants de la BBC et de lagence Reuters. Cétait hier soir à Khartoum. Cest ce que rapporte aujourdhui de sources concordantes citées par lagence France presse. Pour le moment on ne connait pas les raisons de ces arrestations. Reporters sans frontières (RSF) dénonce l'arrestation de dix journalistes en Érythrée et la fuite de deux autres. Dans un communiqué diffusé en anglais, Reporters sans frontières (RSF) dénonce les atteintes de ce pays à la liberté de la presse et rend compte de sa rencontre avec Hanna Simon, ambassadeur d'Érythrée en France. Lire le communiqué de RSF (eng) Érythrée : arrestation dopposants et suspension de la presse privée. Sept anciens ministres et généraux opposants du président érythréen, Issayas Aferworki, ont été arrêtés hier à Asmara où la presse privée a été suspendue. Les opposants avaient décidé denvoyer une lettre ouverte en faveur de réformes et accusé le président de se conduire dune manière illégale et inconstitutionnelle. [radio Vatican] Au moins 11 personnalités arrêtées et 8 journaux privés fermés par le gouvernement. En Érythrée, nouvelles arrestations de quatre personnalités de haut rang, ce qui porte à au moins à 11 le nombre de personnes appréhendées depuis mardi pour avoir compromis, dit on, la souveraineté du pays. Parmi les détenus, des ex-ministres et officiers de larmée. Les personnalités arrêtées sont toutes danciens hauts responsables du parti au pouvoir qui ont signé, en mai dernier, une lettre critiquant le gouvernement du président Issayas Aferworki, et préconisant davantages de démocratie dans le pays. Le gouvernement a aussi fermé huit journaux privés, en les accusant de ne pas respecter la loi. [la Voix de lAmérique] Daher Ahmed Farah, président du parti du renouveau démocratique (opposition) et directeur de publication du journal le Renouveau sest vu présenter une opposition à sa sortie du territoire national djiboutien par la police de lair et des frontières (PAF), vendredi 3 août 2001 vers 22h00. Invité par le gouvernement des États-Unis dAmérique, M. Farah se rendait à Washington pour participer, en sa qualité dopposant, à une réunion sur le thème de la "transition pacifique et démocratique", dans le cadre du "Programme visiteurs" (5-25 août 2001). Lire la dépêche MDP Le conseil de sécurité de lONU a voté à lunanimité mardi l'autorisation aux journalistes et personnels humanitaires de porter des gilets pare-balles en Somalie, malgré lembargo sur les armes qui interdit leur exportation vers ce pays. Selon la résolution du conseil, lembargo imposé en janvier 1992 ne sapplique pas aux vêtements de protection, y compris les gilets pare-balles et les casques militaires temporairement exportés pour un usage exclusivement par le personnel des Nations-Unies, les représentants des médias, le personnel humanitaire, le personnel daide au développement et le personnel associé. Deux journalistes de la presse privée, emprisonnés depuis plus de quatre ans et demi, ont été remis en liberté le dix mai dernier, selon un communiqué de lorganisation de défense de la liberté de la presse, Reporters sans frontière, RSF. Selon RSF, l'Éthiopie était depuis sept ans la plus grande prison du continent africain pour les journalistes. Deux journalistes ont été libérés le 10 mai. Reporters sans frontières demande la libération des trois journalistes toujours emprisonnés Reporters sans frontières se félicite de la libération de Garoma Bekele et Tesfaye Deressa, respectivement directeur de publication et rédacteur en chef de l'hebdomadaire Urji. Les deux journalistes avaient été arrêtés en octobre 1997, accusés de "participation à des activités terroristes" et "fabrication de fausses nouvelles". On leur reprochait d'avoir contredit, dans Urji, une déclaration officielle selon laquelle trois hommes tués par les forces de sécurité en octobre 1997 faisaient partie du Front de libération oromo (OLF) et étaient impliqués dans des attentats perpétrés par ce mouvement. L'hebdomadaire affirmait que ces trois hommes étaient bien des Oromos (l'un des principaux groupes ethniques du pays) mais n'appartenaient pas à l'OLF. Les deux journalistes étaient détenus à la prison centrale d'Addis-Abeba. Ils ont été libérés, le 10 mai 2001, sur ordre de la Haute-cour, pour "manque de preuve". L'hebdomadaire privé en langue amharique Urji a disparu suite à l'interpellation de ses principaux responsables en 1997. Lire le communiqué de RSF Dans une lettre adressée à Wolde Michael Chamo, ministre éthiopien de l'Information, Reporters sans frontières (RSF), organisation internationale de défense de la liberté de la presse, a exprimé sa préoccupation suite à la disparition de Seifu Mekonnen, journaliste de l'hebdomadaire en amharique Mebrek et l'arrestation d'Asheber Bekele, journaliste de l'hebdomadaire en amharique Genanaw. L'organisation a demandé au ministre de faire tout ce qui est en son pouvoir pour retrouver Seifu Mekonnen. RSF a également demandé à connaître le lieu de détention et les raisons de l'arrestation d'Asheber Bekele. « Il est indispensable que les autorités communiquent le chef d'accusation retenu contre ce journaliste, et son lieu de détention. Il est illégal de détenir quiconque dans un lieu tenu secret », a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de RSF. « Par ailleurs, la disparition de Seifu Mekonnen est très inquiétante et ne fait qu'accroître la pression qui pèse sur tous les journalistes éthiopiens », a-t-il ajouté. Lire le communiqué de RSF La police s'en prend à la presse privée, une radio et une télévision fermées, deux journalistes arrêtés. Dans une lettre adressée au ministre de l'Intérieur, Noah Katana Ngala, Reporters sans frontières (RSF) a protesté contre plusieurs mesures répressives de la police kenyane contre la presse privée. RSF a demandé au ministre de tout mettre en vre afin que les journalistes puissent travailler en toute liberté et en toute sécurité sur l'ensemble du territoire. « En moins d'une semaine, la police ferme une radio et une télévision privées et interpelle deux journalistes. Le gouvernement doit condamner ces violations de la liberté de la presse », a expliqué Robert Ménard, le secrétaire général de Reporters sans frontières. « De plus, la fermeture des deux médias privés va à l'encontre d'une décision de la Haute cour prise en 2000 », a ajouté M. Ménard. Enfin, RSF a demandé la libération d'un journaliste détenu dans l'est du pays. Lire le communiqué de RSF |
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Liberté de la presse. Répertoire corne de l'Afrique/mer Rouge 2002 Sur le site de Reporters sans frontières Défense de la presse en Afrique |
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