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Liberté de la presse
Répertoire corne de l'Afrique / mer Rouge 2002.
Beauttah Omanga du Nation Media Group, Angwenyi Gichana du journal The People et le cameraman Ken Momanyi ont été arrêtés et placés en garde à vue durant deux heures le 30 novembre. Ces journalistes couvraient une manifestation contre un préfet de police de province qui serait intervenu lors des nominations des candidats du parti au pouvoir. Deux journalistes sud-africains : le reporter Beauregard Tromp du service étranger de l'Independent et le photographe Mujahid Safodien du Star ont été arrêtés le 30 novembre à Mombasa, la capitale du pays, après avoir soi-disant été "identifiés" par un informateur de la police, et en raison de leur « apparence suspecte ». Ils ont été harcelés, menacés et obligés d'accompagner les policiers dans un commissariat local où ils ont été soumis à des intimidations et interrogés sur leur présence dans la ville. Aucune raison n'a été donnée pour expliquer leur arrestation et leur détention, et ils n'ont pas pu contacter les responsables de la Haute Commission sud-africaine à Nairobi pour demander de l'aide. Quand M. Safodien a tenté ultérieurement de prendre des photos après que les policiers les aient obligés à faire le voyage aller-retour du commissariat jusqu'à leur hôtel, on lui a mis les menottes. Les deux hommes sont finalement été relâchés dans la nuit du 30 novembre, mais ils n'ont pu récupérer leur passeport que le lendemain, après avoir subi un nouvel interrogatoire. Au Soudan, Sidahmed Khalifa, rédacteur en chef du quotidien Al-Watan, et son fils Adil Sidahmed Khalifa, journaliste du même journal, ont été arrêtés respectivement les 9 et 11 novembre par des hommes de la sécurité d'État. Quelques heures avant son interpellation, Sidahmed Khalifa avait dénoncé, lors d'une conférence de presse, la saisie de son journal et de Al-Sahafa et Al-Horriya, deux autres titres publiés à Khartoum. Les trois journaux comportaient des articles sur les récents affrontements entre étudiants et policiers à l'université de Khartoum, en dépit d1un avertissement écrit par la police de la sécurité dÉtat et en date du 4 novembre enjoignant de ne pas traiter de ces incidents. La famille de Sidahmed Khalifa n'a pas été informée du lieu de la détention ni des charges qui pèsent contre les deux journalistes. Quatre journalistes, du Kazakhstan, du Bangladesh, de l'Érythrée et de la Colombie, ont remporté les prix internationaux 2002 de la liberté de la presse décernés par le Comité pour la protection des journalistes en reconnaissance du courage avec lequel ils ont dénoncé la corruption dans l'Administration publique. Fesshaye Yohannes est co-fondateur du journal érythréen « Setit ». Il figure parmi les 10 journalistes emprisonnés sans chef d'inculpation, en septembre dernier, après que le gouvernement a ordonné la mise au pas des journaux indépendants. Le gouvernement a refusé de révéler où étaient détenus M. Fesshaye et ses collègues. En Somalie, la totalité des médias privés une vingtaine de journaux, une dizaine de radios et chaînes de télévision, et plusieurs sites Internet ont observé une journée de grève le 2 octobre, pour protester contre l'adoption le 28 septembre d'une nouvelle loi sur la presse qui interdit la publication ou la diffusion d'informations allant contre « les intérêts communs » du pays. À la suite de cette grève, le président du gouvernement provisoire de Somalie, Abdiqassim Salad Hassan, a refusé de signer la loi controversée sur les médias. Au Soudan, trois journaux et un journaliste sont provoqués la colère du gouvernement soudanais pour avoir reproché publiquement à celui-ci son retrait des pourparlers de paix engagés au Kenya avec les forces rebelles. Le 3 septembre, le Conseil National de la Presse, dirigé par l'État, a saisi les éditions du 4 septembre des journaux privés Al-Horriya et Khartoum Monitor. Al-Horriya s'apprêtait à publier un éditorial déclarant que la suspension des pourparlers était une mauvaise décision, alors que l'édition du Khartoum Monitor contenait un discours du chef de l'opposition Sadek El-Mahdi critiquant le retrait du gouvernement. Des agents de la sécurité ont convoqué les responsables éditoriaux des deux journaux pour répondre à des questions sur le contenu de leurs publications. Le 5 septembre, le Conseil national de la presse a également confisqué le quotidien Al-Sahafa, qui critiquait le retrait du gouvernement des négociations de paix. Le 18 septembre 2001, le gouvernement ordonnait la suspension de tous les titres de la presse privée. Dans le même temps, débutait une vague d'arrestations sans précédent des journalistes érythréens. Un an après, dix-huit professionnels de la presse sont toujours derrière les barreaux, détenus dans un lieu gardé secret par les autorités, sans raison officielle ni procès. Les autres journalistes ont fui le pays, trouvant asile en Europe, en Amérique du Nord ou en Afrique. Reporters sans frontières exhorte les autorités érythréennes, et notamment le président de la République, Issaias Afeworki, à libérer tous les journalistes emprisonnés dans le pays et à autoriser de nouveau la parution de toutes les publications interdites. « Il n'est pas acceptable qu'un État puisse, en toute impunité, priver purement et simplement un peuple de son droit à être informé. Nous appelons toutes les organisations internationales, et en particulier les Nations unies et l'Union européenne, à prendre des sanctions contre les dirigeants érythréens », a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières. Aujourd'hui, l'Érythrée est le seul pays du continent, et l'un des derniers dans le monde, sans presse privée. Seuls les médias d'État, étroitement contrôlés par le régime, ont droit de parole. Les rares correspondants étrangers ont quitté le pays, ne pouvant plus travailler librement ni en toute sécurité. [ ] Des journalistes de dix pays d'Afrique de l'est (Éthiopie, Érythrée, Somalie, Djibouti, Rwanda, Burundi, Kenya, Seychelles, Ouganda, Tanzanie) ont unanimement adopté un code d'éthique établissant des normes en matière d'impartialité, d'exactitude, et permettant d'éviter les préjugés, selon le World Free Press Institute. Le code stipule que les nouvelles rapportées ne doivent jamais faire référence à des éléments visant à dénigrer les victimes du HIV/sida ou d'autres handicaps, et que toute personne mentionnée de façon négative dans les articles de nouvelles devrait se voir accorder le droit de réponse. Selon le code, les journalistes rejettent les dessous de table, les cadeaux ou autres faveurs, considèrent le plagiat comme contraire à la déontologie, et s'engagent à observer le secret professionnel quant aux sources d'informations obtenues dans la confiance. La résolution affirmant le code a été approuvée unanimement par le Réseau pour la défense des médias indépendants en Afrique et le World Free Press Institute, lors de la cinquième assemblée annuelle de l'East Africa Free Press, qui s'est tenue à Nairobi. L'événement était financé par la Ford Foundation et l'Unesco. Pour plus d'informations, contactez rap21@wan.asso.fr Publié dans le sillage de sa mission dans le pays, du 2 au 11 juin, le rapport mentionne quatre secteurs où l'IMS entend apporter son appui pour : Lassociation de la presse libre en Éthiopie vient de se voir récompenser pour son combat en faveur de la liberté de la presse. Le comité international pour la défense des journalistes lui a décerné son prix baptisé "International pen". Sur place la situation est toujours difficile, le nouveau code de conduite des journalistes prévu par les autorités nest pas de nature à favoriser une presse indépendante. Les journalistes des pays en développement d'Afrique de l'est peuvent s'inscrire au nouveau programme annuel de bourses internationales de la Fondation Ford pour suivre des études post-universitaires aux États-Unis, durant l'année universitaire 2003-2004. Tewodros Kassa, ex-rédacteur en chef du journal hebdomadaire Ethiop, a été condamné le 10 juillet à deux ans de prison pour avoir « forgé de fausses informations de nature à inciter les gens à la violence politique ». Ces accusations sont liées à trois articles publiés par Ethiop en 2001. M. Kassa a commencé immédiatement à purger sa peine. Lire le communiqué de RSF L'édition du quotidien indépendant de langue arabe Al-Horreya (Liberté), datée du 13 juillet, a été censurée au moment de son impression. Selon Al-Haj Warraq, directeur du journal, des membres des services de sécurité ont confisqué « toutes les couvertures du numéro de samedi [ ] Ils n'ont fourni aucune explication à ce geste, tout en indiquant qu'ils ramèneraient ces pages, après examen. Mais à 8 heures du matin, celles-ci ne nous avaient pas été retournées. » Cette sanction s'expliquerait par la présence d'un article qui rendait compte, de manière critique, de la récente dissidence au sein du principal parti nordiste d'opposition, El-Oumma. Menée par Moubarak Al-Fadil Al-Mahdi, une faction a décidé le 12 juillet de faire alliance avec le gouvernement. Melese Shine, rédacteur en chef de l'hebdomadaire Ethiop, a été libéré le 25 juin contre une caution de 12.000 birr (environ 1.440 $US). Il était emprisonné depuis le 19 mars pour avoir publié et distribué un article diffamant le chef du gouvernement, et publié l'interview d'un membre présumé d'une organisation illégale. Gizaw Taye, le rédacteur en chef du journal Lamrot, a également été libéré sous caution le 24 juin. Il était arrêté depuis le 15 mars pour délit de presse. Lubaba Said, l'ex-rédactrice en chef du journal Tarik, continue de purger la peine d'un an de prison qui lui a été infligée le 3 avril pour avoir « forgé des informations pouvant avoir un impact psychologique négatif sur les membres des forces armées et troubler l'esprit des gens ». Selon International Pen, les autorités éthiopiennes ont systématiquement recours aux lois sur la diffamation pour harceler et réduire au silence les journalistes. Au Kénya, la Haute Cour de justice a ordonné la saisie des exemplaires du Weekly Citizen suite à la plainte d'un homme d'affaires, Sunil Behal. Un juge de la Haute Cour a rendu une ordonnance temporaire interdisant au journal et à ses vendeurs de distribuer l'édition du 3 au 9 juin, jusqu'à ce que la plainte en diffamation déposée par M. Behal ait été entendue et qu'une décision ait été prise. Le ministère de l'Information a annoncé, le 5 juin 2002, qu'aucune radio privée ne sera créée au Somaliland à cause des « dangers potentiels ». Le ministère a ajouté « qu'aucune autre voix que celle de la station nationale Radio Hargeysa ne pourra être écoutée sur les ondes ». Les autorités ont prévenu que toutes les personnes qui détenaient du matériel de transmission devaient le rendre aux autorités. Enfin, tous ceux qui ne respecteraient pas ces nouvelles dispositions pourront être « poursuivis devant une cour de justice ». « Cette mesure est une véritable entrave à la liberté de la presse et au développement d'une expression indépendante et pluraliste dans la région », a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières, dans un courrier adressé à Dahir Riyale Kahin, président du Somaliland. Reporters sans frontières a demandé au Président de revenir sur cette décision. Reporters sans frontières proteste contre la fermeture de la radio-télévision privée Somali Broadcast Corporation (SBC) par les autorités du Puntland. « Cette décision nuit gravement au pluralisme de l'information dans la région. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que la liberté de la presse est menacée au Puntland. En 2001, trois journalistes ont été arrêtés dans cette partie de la Somalie », a expliqué Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières. L'organisation a adressé un courrier au président du Puntland, le colonel Abdullahi Yusuf, pour lui demander d'annuler l'interdiction de la SBC et de prendre des mesures concrètes afin que les journalistes puissent travailler en toute sécurité et en toute liberté dans cette région. Le 23 mai 2002, Ali Abdi Aware, directeur de la SBC, a annoncé que sa station n'émettait plus. La veille, il avait reçu une lettre des autorités l'informant du retrait de sa licence et lui demandant de fermer la radio et la chaîne de télévision. Un conseiller du Président a expliqué que la SBC avait une licence commerciale ne lui permettant pas de diffuser des programmes à caractère politique. Selon plusieurs observateurs locaux, la SBC a été sanctionnée en raison de ses prises de position critiques vis-à-vis du colonel Abdullahi Yusuf. La radio-télévision consacrait également régulièrement des reportages aux activités du parti de Jama Ali Jama, l'ancien président du Puntland et l'adversaire politique du colonel Abdullahi Yusuf. Au Kénya, Victor Obure, correspondant à Garissa du East African Standard (province du nord-est), a décidé d'entrer dans la clandestinité par crainte pour sa sécurité. Selon des sources policières, le Département d'Investigation Criminelle a lancé un ordre d'arrestation contre le journaliste dans la semaine du 15 avril 2002, suite à un article dans lequel il faisait état de l'extorsion de milliers de shillings aux habitants de Garissa par les forces de l'ordre lors d'un raid contre les immigrants clandestins de la ville. Dans une lettre adressée au Premier ministre éthiopien, Mélès Zénawi, Reporters sans frontières (RSF) a protesté contre la détention de trois journalistes. RSF a demandé au chef du gouvernement de saisir les autorités compétentes afin qu'ils soient libérés immédiatement. Lire le communiqué de RSF Reporters sans frontières exprime sa plus vive préoccupation après l'annonce du début d'une grève de la faim par dix journalistes actuellement emprisonnés en Érythrée. L'organisation exhorte les autorités à procéder à leur libération immédiate. Lire le communiqué de RSF Selon Rap 21, le journal People Daily et son ancien rédacteur en chef George Mbugguss, ont été condamnés le 22 mars à verser 20 millions de shillings (300.000 euros) de dommages et intérêts au ministre du Commerce et de l'Industrie, Nicholas Biwott. Un article paru le 10 mars 1999 accusait M. Biwott, alors ministre pour la Communauté d'Afrique de l'est, d'être impliqué dans une prétendue affaire de corruption concernant l'adjudication d'un contrat. Selon Rap 21, neuf rédacteurs en chef au moins ont été traduits en justice ces dernières semaines pour différents délits, la plupart pour avoir soi-disant diffamé des membres du gouvernement. Cinq d'entre eux sont accusés d'avoir diffamé des fonctionnaires ou d'avoir « répandu des informations forgées de toutes pièces pouvant affecter l'opinion publique ». Ils ont dû verser une caution allant de 1.000 à 3.000 birr (136 à 408 euros) pour rester en liberté. Selon RAP 21 : « la presse indépendante érythréenne a reçu peu d'attention ces derniers mois, même si elle fait l'objet d'une répression féroce ». Quel est l'avenir de la presse libre en Érythrée ? RAP 21 a réalisé un entretien avec un journaliste érythréen en exil. Lire l'analyse et l'entretien de RAP 21 « Pius N. Njawe, président de l'Union des éditeurs d'Afrique centrale et directeur général du groupe multimédia "le Messager" a prononcé le discours inaugural de la Convention régionale de la National Association of Black Journalists (USA) il y a deux semaines. Njawe a entretenu les quelque 500 participants de l'importance de la liberté de la presse dans la vie de tous les jours. « Njawe a ainsi relevé ce qui constitue à ses yeux des entraves à la liberté de la presse au pays de l'Oncle Sam. Si la presse jouit d'une totale liberté aux USA, cela ne signifie pas qu'il n'y a pas de problème de liberté de presse dans ce pays, a dit Njawe, avant d'évoquer trois phénomènes qui selon lui représentent des obstacles à l'expression d'une presse libre et pluraliste. « 1. La concentration des médias. Si nous admettons que la liberté de la presse c'est aussi le pluralisme des opinions et la diversité des vues, alors le fait que quelques puissants groupes contrôlent l'essentiel des journaux, radios et télévisions à travers le pays est une entrave que nous devons combattre autant que nous combattons le monolithisme dans les pays en transition. « 2. Le pouvoir de l'argent. L'argent a enlevé au journalisme son prestige d'antan, et cela est encore plus vrai ici que partout ailleurs ; nous devons nous ériger contre la corruption dans les médias autant dans les pays en développement qu'aux États-Unis d'Amérique. « 3. La manipulation. Ce qu'on appelle ici la guerre contre le terrorisme a occasionné la résurgence d'un phénomène qui avait miné la presse dans ce pays il y a 30 ans, et qui s'était à nouveau signalé lors de la guerre du Golfe : la manipulation de l'information ; il est professionnellement inadmissible que les journalistes se laissent manipuler dans des situations où le public attend avec impatience d'être édifié par les médias en qui il a confiance. Pourquoi les gens devraient-ils nous faire confiance si nous n'en sommes pas dignes ? » L'organisation française Reporters sans frontières (RSF) se félicite de la libération de Tamrat Zuma, directeur de publication de l'hebdomadaire Atkurot mais demande aux autorités de cesser de poursuivre en justice les médias privés. Par ailleurs, RSF se prononce contre « le monopole de l'État sur l'audiovisuel », réclame « la création de radios et de chaînes de télévision privées » et réafirme que le Premier ministre éthiopien figure toujours dans sa liste des « trente-sept prédateurs de la liberté de la presse ». Lire le communiqué de RSF M. Amir Adaweh, rédacteur en chef du journal du PND « la République » avait étéarrêté le 26 juin 1999, à Aïcha'a (Éthiopie), puis, selon le communiqué du PND, détenu dans une prison secrète des services spéciaux de l'armée éthiopienne, dans la périphérie de la ville de Harrar, « à la demande expresse du président de la République de Djibouti ». Un sous-officier de l'armée éthiopienne a tiré sur lui, après une tentative d'évasion, et il a eu la jambe gauche fracturée par une balle. Extradé le 6 juin 2000 par l'Éthiopie, Amir Adaweh sera remis aux autorités djiboutiennes sur une civière et en ambulance. Finalement il sera relâché une semaine plus tard, dans un état physique déplorable (incapacité à marcher, la jambe gauche presque inerte). Huit mois après, les autorités djiboutiennes lui autoriseront de se rendre à Paris pour s'y faire soigner. Zekarias Tesfaye, éditeur du journal hebdomadaire privé Netsanet, a été arrêté et détenu le 25 janvier par des policiers en civil et des officiers de la sûreté. Après avoir fait une déclaration à la police, l'éditeur a été libéré le soir même en échange d'une caution de 5.000 birrs (695 euros). Le journaliste est accusé de « diffamation et de publication d'informations fabriquées de toutes pièces ». On ignore toujours la date de son procès. RAP 21 Érythrée : huit journalistes toujours détenus à Asmara. On est sans nouvelles de six autres. Dans un communiqué diffusé en anglais, l'organisation française Reporters sans frontières (RSF) dénonce les atteintes à la liberté de la presse dans ce pays. Lire le communiqué de RSF (eng) En Afrique, 7 journalistes au total ont été tués dans les pays suivants : Pour plus d'informations sur les campagnes de l'AMJ en faveur de la liberté de la presse, consultez le site web de l'AMJ à www.wan-press.org. RAP 21 Lors du mois écoulé, l'Association mondiale des journaux (AMJ) a notamment écrit au ministre de l'Intérieur du Soudan, Abdul-Rahim Mohammed Hussein, pour s'inquiéter de l'emprisonnement du journaliste Nhial Bol et de l'amende infligée au journal Khartoum Monitor. Le journal de langue anglaise Khartoum Monitor va faire appel d'un verdict condamnant le directeur général du titre, Nhial Bol, à une peine de prison et imposant une amende au quotidien pour ses articles sur l'esclavage au Soudan. Le tribunal a jugé M. Bol coupable d'avoir prétendu que le gouvernement permettait aux arabes d'utiliser ses trains pour transporter des esclaves. Il s'est vu imposer une amende de cinq millions de livres (400 $US environ), mais a immédiatement été transféré à la prison d'Omdurman, où il pourrait rester détenu pendant six mois tant qu'il n'aura pas payé sa caution. La Cour a également estimé que le quotidien devait payer une amende de 15 millions de livres, faute de quoi ses actifs seraient confisqués et vendus aux enchères pour couvrir cette amende. Pour plus d'informations sur les campagnes de l'AMJ en faveur de la liberté de la presse, consultez le site web de l'AMJ à www.wan-press.org. RAP 21 D'anciens membres de la presse érythréenne, actuellement exilés dans le monde entier, ont créé l'Association des journalistes érythréens en exil (EJE), à Washington DC le 6 janvier 2002, en réponse à l'hostilité croissante rencontrée par les journalistes dans ce pays aujourd'hui. L'objectif de cette association est de promouvoir le droit à la liberté d'expression en Érythrée, ainsi que la mise en place et la croissance d'une presse libre et véritable, et de protéger les droits, la liberté et la sécurité des journalistes et des professionnels des médias dans ce pays. Parmi les raisons qui l'on incitée à former cette association, l'EJE cite notamment : le désir de commémorer le sacrifice de dizaines de milliers d'enfants du pays pour que naisse une nation indépendante, prospère et démocratique, dans laquelle les citoyens pourraient exprimer librement leurs opinions ; la conscience du droit de chaque Érythréen à exprimer librement ses opinions dans des médias convenables et appropriés ; la reconnaissance du fait que le libre échange d'idées et d'informations est le fondement de toute société démocratique, et que la démocratie exige qu'on ne fasse aucun compromis concernant le droit des citoyens à choisir ce qu'ils lisent, voient et entendent ; la constatation de l'environnement hostile qui règne malheureusement aujourd'hui en Érythrée et la nécessité de lutter contre cette tendance ; et l'inquiétude causée par l'arrestation arbitraire des membres de la presse. RAP 21 L'Association des journalistes de la presse libre d'Ethiopie (EFJA) a contesté un rapport gouvernemental qui, selon le pouvoir, aurait été écrit avec l'accord de l'association. L'EFJA a déclaré que des responsables et des services des médias gouvernementaux avaient publié un rapport déformé et erroné, utilisant l'EFJA comme un instrument de propagande et comme moyen de créer une division politique. Elle a ajouté que les médias gouvernementaux avaient faussement rapporté qu'elle accepterait le soi-disant code de déontologie préparé actuellement par le parti au pouvoir. L'EFJA a souligné que ce rapport diffusé par les médias gouvernementaux était absolument sans fondement. Ayant leurs propre règles déontologiques, l'EFJA et ses membres n'accepteront pas celles que l'on prévoit de leur imposer sous couvert de "directives". RAP 21 |
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