| La discussion est parfois vive dans le mabraze
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Le mabraze est la pièce dédiée à la cérémonie du khat, un lieu déchanges et de convivialité, l'endroit le plus accueillant de la maison. (*)
Tout naturellement on y refait le monde ou on parle de la famille, des amis, du pays.
Un polémiste se livre pour nous à ce difficile exercice démocratico-critico-familial. En toute liberté, évidemment.
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(*) Le khat (ou qat en arabie du sud, tchat en Éthiopie) est un alcaloïde dont on mâche les feuilles. Il procure une légère sensation deuphorie, coupe la faim et la fatigue. Dangereux pour les dents et le système nerveux, il crée une dépendance psychologique. |
| Chronique du mabraze. Paupérisation et manque de perspectives
Démocrature ou démocratie
Il faudrait que la communauté internationale et Amnesty international prennent conscience et dénoncent « cette vie de désastres que 600.000 Djiboutiens vivent quotidiennement », estime Osman Ahmed, ancien journaliste au bi-hebdomadaire djiboutien "La Nation" (gouvernemental). Et, au passage, le journaliste épingle la France qui « soutien sans condition [le] régime, pour des raisons stratégiques indirectes ». AL
OSMAN AHMED

À lère où le monde souvre à la démocratie, notre pays senfonce dans la pire atrocité jamais vue ; ceci est démontré par la dernière réunion de la Commission européenne, tenue à Bruxelles, concernant les droits de lhomme et la démocratie.
Le Djiboutien et la Djiboutienne ne sentent pas leur avenir assuré. Dès quils finissent leurs études la majorité choisit de lâcher les efforts accrus. Le peu de fonctionnaires sensés travailler honnêtement est suspecté dêtre un opposant hostile au régime ; alors on le reprime et, sil quitte le pays, on menace directement ses proches et surtout sa famille. Voilà où en est actuellement la démocratie supposée, imposée par des poignées de personnes qui mettent en avant lintérêt personnel face à lintérêt général. Prenons un exemple, comme de milliers dautres. Linjustice qui règne au sein du journal gouvernemental (dont je suis un ex-journaliste), la mauvaise gestion et la corruption y règnent encore. Les responsables de ce département ont licencié 25 journalistes, pour des motifs peux clairs : manque de financements, selon eux ; pourtant la recette du journal bi-hebdommaire La Nation est de 1.500.000 FDJ à chaque publication, alors que les employés du journal nont pas reçu les cinq mois de salaires dûs. Il est évident que des gens senrichissent sur le dos du peuple.
Bientôt se dérouleront des élections législatives. Le 10 janvier. Cest le moment où le régime considère que sans lappui du peuple il ne sera pas réélu ; alors il descend sur les quartiers démunis et propose des aides urgentes, médicales ou sociales. Par exemple, il verse deux salaires mensuels pendant la campagne pour avoir plus des voix, alors que les routes que sa Mercedes ou son Pajero va emprunter sont abîmées depuis dix ans.
Cest cette vie de désastres que 600.000 Djiboutiens vivent quotidiennement. On demande à la communauté internationale et à Amnesty international de dévoiler ces méthodes de barbarie que subissent le peuple djiboutien. Et on dénonce à loccasion le soutien sans condition de la France au régime, pour des raisons stratégiques indirectes face au USA. Depuis quatre ans, la France réduit les effectifs de ses contingents stationnés à Djibouti ; les dernières propositions de la France nont pas satisfaites le régime, qui lui a fait entendre que de nombreues bases seront aux mains des USA. Daprès nos source à Djibouti, cest ce qui explique les deux visites du ministre de la Défense et la remise dun chèque de 10 millions dEuros.
Vive la République, vive la démocratie ! OA
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