| La discussion est parfois vive dans le mabraze
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Le mabraze est la pièce dédiée à la cérémonie du khat, un lieu déchanges et de convivialité, l'endroit le plus accueillant de la maison. (*)
Tout naturellement on y refait le monde ou on parle de la famille, des amis, du pays.
Un polémiste se livre pour nous à ce difficile exercice démocratico-critico-familial. En toute liberté, évidemment.
Espace de libre expression, cette rubrique est publiée sous la responsabilité de l'auteur.
Le contenu du texte n'engage pas la rédaction des nouvelles.org
(*) Le khat (ou qat en arabie du sud, tchat en Éthiopie) est un alcaloïde dont on mâche les feuilles. Il procure une légère sensation deuphorie, coupe la faim et la fatigue. Dangereux pour les dents et le système nerveux, il crée une dépendance psychologique. |
| Chronique du mabraze. Élections législatives à Djibouti
Reculer pour mieux voter
Là où la directrice des Nouvelles d'Addis semble s'amuser de la mise à jour des listes électorales et de certaines déclarations électoralo-sécuritaires. AL
COLETTE DELSOL

Une décision des autorités djiboutiennes reporte le scrutin, prévu le 19 décembre 2002 au 10 janvier 2003. Officiellement, on estime que la période électorale qui coïncide avec le Ramadan n'est pas très propice ; les autorités souhaitent également laisser du temps « aux partis pour qu'ils puissent s'organiser, s'installer », comme le déclare le ministre de l'Intérieur, M. Abdoulkader Doualeh Waïs [La Nation, 18/11/02].
Le ministre précise dans cet entretien que la révision des listes électorales a permis d'enregistrer plus de 38.000 nouveaux électeurs, contre 1.500 à 2.000, les années précédentes. Alors là, on est sincèrement admiratif. Ou bien les services chargés de délivrer les cartes d'électeurs ont fait preuve d'une efficacité nouvelle et remarquable ; ou bien Djibouti a connu un baby boum dont personne n'a jamais parlé jusqu'ici ; ou bien les Djiboutiens se sont découvert une passion soudaine pour la chose politique ; ou bien encore, certains nouveaux futurs électeurs auraient été convaincus de s'inscrire sur les listes électorales, par on ne sait quelle perspective alléchante. Mais peut-être s'agit-il de la perspective de participer à un scrutin où le multipartisme aura droit au chapitre et où la transparence sera assurée par la Céni (Commission électorale nationale indépendante). Quoi qu'il en soit, tous peuvent être rassurés. Selon le ministre de l'Intérieur, le chef de l'État « suit de très près les préparatifs [
] pour veiller sur la transparence et la légalité. »
On est toutefois plus circonspect quand M. Doualeh Waïs déclare que quand les élections se déroulent « en respectant l'ordre et la sécurité, on dit que la démocratie se renforce ». Certes, la démocratie ne gagnerait rien au désordre et à l'insécurité, mais les concepts d'ordre et de sécurité (très en vogue, décidément) ne sont pas précisément ceux qu'on accolerait de prime abord à la démocratie, surtout rapportée au processus électoral. Mais ces notions peuvent donner des résultats électoraux spectaculaires (au moins 82%)
CD
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