| La discussion est parfois vive dans le mabraze
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Le mabraze est la pièce dédiée à la cérémonie du khat, un lieu déchanges et de convivialité, l'endroit le plus accueillant de la maison. (*)
Tout naturellement on y refait le monde ou on parle de la famille, des amis, du pays.
Un polémiste se livre pour nous à ce difficile exercice démocratico-critico-familial. En toute liberté, évidemment.
Espace de libre expression, cette rubrique est publiée sous la responsabilité de l'auteur.
Le contenu du texte n'engage pas la rédaction des nouvelles.org
(*) Le khat (ou qat en arabie du sud, tchat en Éthiopie) est un alcaloïde dont on mâche les feuilles. Il procure une légère sensation deuphorie, coupe la faim et la fatigue. Dangereux pour les dents et le système nerveux, il crée une dépendance psychologique. |
| Chronique du mabraze. Expulsion radicale
Roissy, mort dun jeune Somalien, lors de sa reconduite à la frontière
Getu Hagos Mariame, Somalien de 24 ans, était arrivé à l'aéroport de Roissy le 11 janvier 2003, en provenance dAfrique du Sud. Déclaré non admis sur le territoire français, il devait être expulsé vers Johannesbourg le 16 janvier 2003. Son voyage sest arrêté définitivement à laéroport de Roissy
COLETTE DELSOL

Il échappe au chaos somalien, mais pas à lexpulsion française.
Getu Hagos Mariame, Somalien de 24 ans, était arrivé à l'aéroport de Roissy le 11 janvier 2003, en provenance dAfrique du Sud. Déclaré non admis sur le territoire français, il devait être expulsé, vers Johannesbourg, le 16 janvier 2003. Et il y en a qui disent que la Justice est lente
Son voyage sest arrêté définitivement à laéroport de Roissy. Encadré par trois policiers de la Police de lAir et des Frontières (PAF), qui devaient lembarquer, contre son gré, dans un vol Air France, le jeune Somalien a eu un malaise, puis a plongé dans le coma. Il est mort, malgré les soins dont il a fait lobjet à lhôpital Robert Ballanger de Villepinte (Seine-St-Denis).
Le 30 décembre, Ricardo Barrientos, un Argentin de 52 ans, lui aussi sous le coup dun arrêté de reconduite à la frontière, avait également trouvé la mort à Roisssy, dans des circonstances assez troubles.
Le ministère de lIntérieur a suspendu (provisoirement) les policiers chargés de ces reconduites, dans lattente dune enquête de lInspection générale des services (IGS) et des enquêtes judiciaires, confiées au Tribunal de grande instance de Bobigny.
Plusieurs associations se sont portées parties civiles et ont déposé plainte, dans ces affaires. Elles protestent contre la multiplication « des brutalités policières rapportées, au cours des embarquements forcés ».
La Direction générale de la police nationale argue que les policiers sont fréquemment confrontés « à des attitudes violentes de la part de personnes récalcitrantes ».
Cest pas pour dire, mais on aurait quand même limpression que ce serait la base de la formation policière que de savoir gérer ce genre de problématiques. Il est en effet assez peu probable, même en étant très optimiste, que les voleurs, assassins, dealers et autres bandits de grand chemin se laissent gentiment interpeller par la Police nationale française, avec le sourire et les congratulations dusage, sans récalcitrer un peu.
Mais, il faut que les choses soient bien claires ; au pays des droits de lHomme, létranger nest plus le bienvenu. Dautant moins, sil na pas pris le temps de préparer un argumentaire convainquant sur les raisons de sa présence sur le sol français. Quand il sagit dun Somalien, les raisons pourraient sembler évidentes, mais dura lex sed lex. Dura peut-être, mais faudrait pas abuser
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