| La discussion est parfois vive dans le mabraze
Lire toutes les Chroniques du mabraze
Le mabraze est la pièce dédiée à la cérémonie du khat, un lieu déchanges et de convivialité, l'endroit le plus accueillant de la maison. (*)
Tout naturellement on y refait le monde ou on parle de la famille, des amis, du pays.
Un polémiste se livre pour nous à ce difficile exercice démocratico-critico-familial. En toute liberté, évidemment.
Espace de libre expression, cette rubrique est publiée sous la responsabilité de l'auteur.
Le contenu du texte n'engage pas la rédaction des nouvelles.org
(*) Le khat (ou qat en arabie du sud, tchat en Éthiopie) est un alcaloïde dont on mâche les feuilles. Il procure une légère sensation deuphorie, coupe la faim et la fatigue. Dangereux pour les dents et le système nerveux, il crée une dépendance psychologique. |
| Chronique du mabraze / Djibouti / Politiques
La Nation, l'éditorialiste anonyme et le « vieux flingueur »
Où l'auteure montre que, du côté du pouvoir djiboutien, aujourd'hui, l'Affaire Borrel sert surtout à des flingages colatéraux.
COLETTE DELSOL

30 avril 2004. On ne sait ce qui motive la hargne des autorités djiboutiennes à légard de Ahmed Dini Ahmed, le leader de lAlliance républicaine pour le développement (ARD).
Si lon en croit les propos de léditorialiste anonyme de La Nation (22/04/04), M. Dini, qui a co-signé lAccord de réforme et de concorde civile (12 mai 2001) avec le gouvernement de Djibouti, ne serait rien moins quun « vieux flingueur », « pyromane » de surcroît.
Si tel est le cas, quelle inconscience de la part du gouvernement de Djibouti que davoir signé un accord de paix avec lui. A moins, mais on nose y croire, que cet accord nait aucune valeur pour le pouvoir et quil aurait donc tout aussi bien pu le signer avec le diable lui-même.
Autre accusation, et non des moindres, celle insinuant que M. Dini serait impliqué dans laffaire Borrel. À quel stade de laffaire ? Ce nest tout de même pas lui qui a poussé le juge Borrel à se suicider. Il faut préciser que pour le pouvoir djiboutien, laffaire Borrel ne semble exister que depuis que quelques médias français (« organes de propagande », selon un communiqué gouvernemental récent) lont exhumée de leurs cartons et que le ministère de la Défense français ait levé le secret défense sur quelques documents liés à ce dossier. Mais de là à accuser M. Dini dêtre « linstigateur » de « cette louche affaire », il y a un abîme que léditorialiste anonyme de La Nation, en professionnel du journalisme, ferait bien de ne pas franchir. Sous dautres cieux, ses propos lui vaudraient certainement un procès en diffamation. CD
|
|