(Cet article est la réaction dun lecteur de la Nation à un article paru le 10 juillet 2008 sur le site www.lanation.dj concernant Daher Ahmed Farah, leader du MRD.)
Polémique à propos de larticle de la Nation
« le vrai visage de DAF »
MOHAMED QAYAAD
libre propos pour Les nouvelles d'Addis
(15 juillet 2008)
Léditorial de la Nation qui sintitule « Le vrai visage de DAF » paru sur son site le jeudi 10 Juillet 2008, a beaucoup attiré mon attention et celle de beaucoup dautres compatriotes. On ne peut quêtre indigné de limpertinence des propos.
Lauteur a laissé libre cours aux vomissures indignes dun titre comme celui que porte son journal : la Nation
Sa démarche est curieuse : pourquoi pose-t-il son dictateur en victime pour ensuite attaquer nommément DAF ? Mais pourquoi cette véhémence et cette opiniâtreté sur ce dernier, alors quil passe sous silence les effets pervers de ce régime clanique et despotique ?
Ce dernier montre du mépris pour les droits fondamentaux de ses citoyens, se caractérise par le déni systématique dun large éventail de libertés et cherche à contrôler tous les aspects de leur vie quotidienne, y compris leurs mouvements, leurs activités politiques et croyances religieuses. La dissolution du MRD en est lillustration parfaite. Bannir un parti politique dun trait de stylo relève dun ridicule sans limite. Chose inacceptable et condamnable !
Le prince ne prend pas le temps de réfléchir ! Succès garanti donc !
Pourquoi personnalise-t-il le débat alors que son objectif semble manifestement être des attaques haineuses et injurieuses dans une espèce d'amalgames inouïs, fruit assurément de profondes frustrations mal maîtrisées !
Quelle preuve tangible en fournit-il ? Un faux document irréfléchi, précipité et hâtif qui suscite une énorme pitié par sa contradiction enfantine.
Je me suis demandé si, le plumitif de la Nation nest pas en train de répondre davantage à des stimulations quà une réflexion ?
Se donne-t-il le sentiment davoir fait de son ignoble mensonge une réalité ?
Marqué (son écrit) par lignorance, lobscurantisme, la peur et les préjugés, il continue à sembarquer dans laventurisme dangereux.
Lineffable éditorialiste se contente dun argumentaire lamentablement irrationnel, dune analyse manifestement simpliste, mais aussi, se livre à une stupide comédie de mauvaise goût !
Un exclusivisme féroce, le mépris pour ceux qui ne pensent pas comme lui, lâpreté du langage, la tendance à vaincre ladversaire par lironie et le sarcasme, lintolérance à toute opposition.
La haine de ladversaire étant essentiellement une preuve dadhésion à une conception totalitaire des choses.
Si au niveau de ce torchon, cest comme ça que lopposant est vu et traité, il y a vraiment péril en la demeure !
Réactions épidermiques, où lâpreté des invectives est inversement proportionnelle à la qualité de lorthographe et de la syntaxe de léditorialiste de la Nation qui les profèrent. Il me paraît donc inutile de sencombrer avec les invectives (si peu construites).
Ces propos sétouffent en sentortillant autour de viles séductions, comme une élucubration sortie dun gouffre nauséeux.
Car les accusations portées contre DAF sont graves et méritent des preuves incontestables, au regard de ce que couvre la notion de trahison en droit.
Ces accusations, de toute évidence sans fondement aucun, sont dictées par des raisons que le coquin est seul à connaître.
Et le tout était conçu dune façon totalement manichéenne, avec des oppositions binaires et stériles. Une vraie caricature. Et en ce qui concerne ce pantin, toujours la même opposition entre la (gentille) dénonciation de sa dictature (qui permet de dire ce quon veut, y compris des grosses sottises) et DAF le (méchant) ; mise en accusation aussitôt assimilée à une infâme tentative de négation des opposants.
Tel fut apparemment le niveau de réflexion qui présida à lorganisation de son écrit. Et la bêtise était déjà au rendez-vous. Étonnante conception du débat contradictoire ?
Clamer sa propre vérité pour transformer sa subjectivité comme une preuve dobjectivité est une escroquerie intellectuelle.
Le principal ressort du mensonge de masse est ce quArendt appelle la tromperie de soi. La propagande na prise sur les consciences que si de vastes pans de la population sy laissent adhérer.
Mais comme mercenaire des idées, il najoute certainement rien au supposé communiqué, courrier, je ne sais quoi, dont il fait simplement lexégèse, le commentaire, linterprétation, quand il nest pas un sophiste.
Ce journaleux nexiste que parce quil y a des gens qui sont prêts à croire à son mensonge, à transformer ce qui est mensonge en réalité.
Il ne faut pas oublier que le menteur a besoin de quelquun pour le croire. Si tel nest pas le cas, celui-ci na plus de raison dêtre.
Ce maraud parvient-il encore à distinguer ce qui relève du réel et ce qui est de lordre de sa perception ? Reste-t-il quoi que ce soit de lécart entre le signifiant et le signifié ? Le vrai et le faux impliquent-ils encore quoi que ce soit pour lun comme pour lautre ?
Pourquoi sème-t-il la confusion et lintoxication ? Comment comprendre une telle irresponsabilité journalistique ? Pourquoi se livre-t-il sciemment à la désinformation et à la propagande ? À qui profitent ces allégations purement et simplement mensongères ?
Toutes ces questions sont autrement plus importantes que de pauvres écrits dindividus gonflés par leur certitude !
La certitude est un état desprit de celui qui, donnant pleinement son assentiment, tient un jugement pour assuré et croit de ce fait posséder la vérité. La certitude peut alors porter sur une opinion fausse. Doù la formule de Descartes : « est évident ce qui se présenterait si clairement, si distinctement à mon esprit que je neusse aucune occasion de le mettre en doute »
La Nation est aussi devenue le pire de tous par la violence, la méchanceté gratuite et la haine qui sy expriment et cette haine sans entrave népargne rien ni personne. DAF en est lillustration parfaite.
Pourrait-on sous prétexte de la liberté dexpression bafouer aveuglement autrui dans ce quil a de plus sacré : son honorabilité ?
En réalité cela fait neuf ans quIOG est au pouvoir avec une incompétence avérée, une incurie légendaire et une xxxxxxxxxxxxx [1 mot censuré, ndlr] élevée au rang de religion. IOG ne soccupe que dune seule chose et il le fait très bien : asseoir son pouvoir de plus en plus autocratique et totalitaire.
Pour ce faire, il sappuie sur la classe politique djiboutienne qui a une réputation infaillible dès lors quil sagit de créer un dictateur pour son pays.
Quel bilan peut-on faire de sa gestion ? Les qualificatifs ne manquent pas : calamiteuse, désastreuse, aventureuse, minable, catastrophique, personnelle, clanique
A-t-on encore besoin den rajouter, tellement il est patent ?
Bref, la médiocrité absolue à tous les échelons de lÉtat depuis trente et un ans ! Ainsi va la République de Djibouti. » MQ