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[Entretien avec Mohamed Kadamy
délégué du Frud en Europe. Paris, 27 octobre 2000
Page 2/3]

 


L'hypothèse démocratique

LNA. -- Le retour d’Ahmed Dini a été l’occasion d’une manifestation populaire dont on a entendu parler. Il y a eu aussi un bon accueil de la part de l’opposition, semble-t-il. Il y avait unité de l’opposition, dites-vous, dans la perspective d’un changement. Mais ce changement, où est-il ?
MK. -- J’ai commencé par dire que la paix c’est un processus. Malheureusement, le seul changement qui existe aujourd’hui c’est la libération des prisonniers. Il y a aussi bien sûr le fait qu’une délégation du Frud soit partie pour poursuivre les négociations. À part ça, aucun changement n’est perceptible dans les pratiques de ce régime. C’est toujours la même opacité, la même fuite en avant, les mêmes pratiques, j’allais dire maffieuses. Tout le monde attend, est suspendu à ces négociations, parce qu’il faudrait qu’on se dirige vers un vrai pouvoir de transition pour inscrire les changements dans les faits. Sinon, le régime tel qu’il est, hérité d’Hassan Gouled, ne pourra pas changer de lui-même. C’est ce qu’on constate depuis six mois, depuis la signature de l’accord, il ne changera pas de lui-même.

LNA. -- N’y a-t-il pas un risque que, « l’effet Dini » n’ayant pas produit ce qu’on pouvait en attendre, l’opposition se refractionne ?
MK. -- Aujourd’hui l’opposition est en position de maturité. Tout le monde attend que ces négociations débouchent sur de vrais rapports. Si c’est l’échec, c’est l’échec. Tout le monde alors sera conscient qu’il n’est pas possible de changer ce régime par la négociation, l’opposition en est consciente. Comme je le disais précédemment, M. Dini et la délégation du Frud sont porteurs des changements de toute l’opposition et même de toute la population. Chacun sait, connaissant l’histoire de cette région, que chaque fois que le Frud a été fort il y a eu un frémissement démocratique à Djibouti. Par contre, chaque fois que le Frud s’est affaibli, il y a eu des problèmes. Par exemple, on a arrêté un ancien général, M. Ali Meidal Waiss et un ancien député à l’assemblée française, M. Moussa Ahmed Idriss (qui fut aussi le candidat de l’opposition à l’élection présidentielle du 9 avril 1999), parce qu’ils avaient fait état dans un journal d’un communiqué du Frud revendiquant la destruction d’un hélicoptère de l’armée. Mais lorsque le Frud a libéré les deux tiers du pays, il y a eu un quadripartisme, une liberté de la presse embryonnaire. Tout le monde sait aujourd’hui que le Frud est le fer de lance de ce changement.

LNA. -- Le Frud est-il un mouvement réellement démocratique ? Représente-t-il les forces démocratiques ? Y a-t-il d’autres partis d’opposition qui offrent suffisamment de gages à la démocratie ?
MK. -- Je commencerai par dire que le Frud a essayé au début par des voies pacifiques, de transformer le régime mais, dans l’impossibilité de faire valoir le changement par ces méthodes, il a opté pour le changement radical. Djibouti est un petit pays et la répression y est très forte. Toute forme organisationnelle est détruite. Le pouvoir est arrivé à un point tel que le syndicalisme ne peut pas s’organiser. Aujourd’hui, les dirigeants syndicalistes sont licenciés. Malgré les recommandations du BIT (Bureau international du travail), ils n’ont pas été réintégrés. Quant aux quatre partis politiques que le pouvoir a autorisés -- le Rassemblement populaire pour le progrès (RPP), le Parti pour le renouveau démocratique( PRD), le Parti national djiboutien (PND) et une dissidence du Frud --, ils reçoivent l’aval un jour, le lendemain ils ne l’ont plus, et des directions plus soumises obtiennent la légalité. Ce qui fait qu’il y a une grande instabilité, y compris dans la forme que le pouvoir a choisie, c’est-à-dire le quadripartisme. Le problème est que toute forme d’organisation est interdite, y compris les ONG. Partout aujourd’hui, c’est la prise en compte des problèmes par les populations elles-mêmes et lorsque les ONG veulent travailler, elles n’arrivent pas à s’organiser ; à Djibouti il y a des ONG "maison"... C’est ainsi. Lorsque le régime n’arrive pas à obtenir des aides des États ou des organismes internationaux, il crée des "ONG", et c’est par elles que passe l’aide. Toute forme d’organisation est détruite à Djibouti. Même à Djibouti-Ville, elle-même, dans la capitale, il est difficile de s’organiser. C’est la raison pour laquelle il n’y a pas eu vraiment émergence de vrais partis, parce qu’on les emprisonne, on les harcèle etc.

LNA. -- Les mouvements sont donc plus informels, ils se construisent autour de personnalités qui à un moment donné représentent quelque chose...
MK. -- L’organisation démocratique est embryonnaire. Pourquoi le Frud a tenu ? Parce que d’abord il trempe ses racines au tout début de l’indépendance. Il existait déjà des organisations avant cette période mais pendant les premières années de l’indépendance, toutes les structures ont été détruites. Donc elles ont commencé à s’organiser clandestinement, c’est ainsi qu’à fait le Frud et ça lui a permis de tenir le coup, malgré la répression. Ensuite, le Frud s’est organisé et structuré à partir des régions libérées. C’est pourquoi on peut dire aujourd’hui que notre mouvement est une organisation qui a fait ses preuves. Il a démontré son caractère profondément démocratique.

LNA. -- C’est une organisation qui a fait ses preuves dans un cadre militaire. Est-ce l’organisation possède une organisation parallèle en tant que mouvement politique ou est-ce que l’organisation militaire elle-même permet le passage à la "vie civile" ?
MK. -- C’est-à-dire que cette situation est un peu unique. À l’époque où beaucoup de territoires ont été libérés, il y avait une espèce de fusion entre les civils et les militaires. Cela a eu beaucoup d’inconvénients, mais le mérite est que les gens ont pu exercer leurs droits, même les civils. Deuxième chose, les seuls moments où il y a eu un peu de liberté à Djibouti, le Frud a pu s’entourer de ce qu’on appelle le FUOD (Front uni de l’opposition djiboutienne), qui outre le Frud regroupe aussi quelques organisations qui sont à pied d’œuvre. Le Frud a mis aussi à profit cette période pour mobiliser et organiser ses militants, ses cadres dans une perspective politique.

LNA. -- Puisqu’il semble que, par sa culture, son habitude de l’opposition, du mouvement populaire peut-être, le Frud soit placé en position de leader : 1) Peut-on dire que votre mouvement est aujourd’hui en position de fédérer l’opposition ? 2) N’y a pas risque de leadership du Frud, de mainmise exercée sur l’ensemble de l’opposition, d’écrasement des autres composantes ?
MK. -- D’abord sur cette question de fond qui se pose actuellement au niveau de l’opposition, c’est-à-dire la paix et les grands équilibres pour qu’il y ait transition vers la démocratie, le Frud est à l’avant-garde de ce combat. Il n’y a donc pas grande divergence au sein de l’opposition là-dessus, c’est-à-dire sur une transition vers la démocratie. Tout le monde est d’accord sur le fait qu’on ne peut pas continuer dans l’état actuel des choses. On veut une armée nationale, une police nationale... La démocratie doit être pour tout le monde ; tous les citoyens pourront être inscrits sur les listes électorales... Donc sur ces différents points, je pense qu’il y a un fond de consensus, une base, une plate-forme à partir de laquelle travailler.

LNA. -- Ce n’était pas exactement le sens de ma question...
MK. -- Au sein même du Frud, le dialogue a été privilégié en dépit des contraintes liées à un mouvement politico-militaire. C’est la raison pour laquelle on est arrivé sans bavure aujourd’hui à ces négociations-là. C’est aussi pourquoi nous avons privilégié des négociations au niveau du pouvoir. C’est le paradigme du dialogue qu’on est en train d’introduire au niveau national et même régional. Avec l’opposition c’est naturel. C’est vrai qu’à Djibouti l’espace démocratique n’a pas été suffisant pour qu’on puisse débattre complètement de toutes ces questions et pour qu’on arrive à un consensus ou au moins à un minimum de plate-forme gouvernementale. Mais, en même temps, la méthode est de poursuivre le dialogue, puisqu’on est arrivé aujourd’hui à dialoguer avec les gens qui nous tiraient dessus, on peut le faire encore plus facilement avec toute l’opposition. C’est la raison pour laquelle l’opposition dans son ensemble fait confiance au Frud, pour cette étape en tout cas. Mais il s’agit toujours d’un combat et il faudra consolider cet acquis qui est le nôtre. Il faut aussi que le Frud soit le plus démocratique possible. C’est non seulement un souhait, mais c’est aussi un combat de chaque jour. Ce n’est pas donné une fois pour toutes.

LNA. -- En France, il y a actuellement un pouvoir "de gauche plurielle". Ma question portait sur la pluralité de l’opposition à Djibouti. Par sa force, le Frud ne risque-t-il pas de laminer les autres sensibilités de l’opposition djiboutienne qui sont peut-être moins bien organisées ?
MK. -- Je crois que dans l’opposition il y a des composantes, des personnalités qui ont de la valeur. Bien sûr, il y a aussi de temps en temps des émergences de soi-disant opposants qui, au fur et à mesure que les choses avancent, se révèlent des chasseurs de places. Djibouti est tellement petit que tout le monde se regarde et se connaît. Je pense que le rôle du Frud c’est de veiller à ce qu’il y ait une pluralité d’opinions dans l’opposition. C’est d’ailleurs un début (c’est peut-être prétentieux) de solution même à la question de pouvoir qui se pose en Afrique. Nous avons souffert de la confiscation du pouvoir par un seul parti, un seul groupe. Aujourd’hui, on doit donner la leçon pour qu’au contraire il y ait un respect de la pluralité des opinions de l’opposition.

LNA. -- Pourriez-vous faire le tour des composantes de l’opposition et les qualifier d’une phrase ?
MK. -- Ce qu’on peut constater c’est que c’est souvent autour d’une personnalité ou de personnalités qui ont démontré leur capacité d’opposants à ce régime et qui sont en train de démontrer leur maturité pour participer aux changements de ce pays. Lorsque l’espace démocratique sera élargi, à chaque groupe de se fortifier, de s’épanouir.

LNA. -- Dans votre travail, y a-t-il déjà la volonté de préparer la succession à Djibouti et avez-vous une idée de l’échéance ?
MK. -- Je crois que Djibouti ne pourra plus supporter longtemps la poursuite de la politique actuelle. Elle a peut-être déjà atteint ses limites et je crois qu’en tout cas la transition doit se faire le plus rapidement possible si on veut vraiment sauver ce pays. Le délabrement dans lequel se trouve Djibouti et le fait que le tir n’est pas rectifié, qu’on soit toujours dans la même trajectoire font que le risque est grand. L’opposition ne peut plus faire l’économie de l’approfondissement de notre plateforme politique. Nous devons y travailler activement.

LNA. -- Mais il y a quelques réussites de ce pouvoir. Le processus d’Arta (2) ce n’est pas si mal !
MK. -- Il y a un vieux proverbe, je ne sais pas s’il est yéménite ou français, qui dit : « Étend ton pied selon ton lit ». Je pense que le président de la République de Djibouti, pérorant aux Nations-Unies sur le plan de paix somalien, ça fait rigoler pas mal de gens. En plus, il a donné des leçons à la terre entière. Pour tous ceux qui connaissent la situation à Djibouti et pour beaucoup de Somaliens, il faudrait d’abord que les problèmes de Weïma, de Sedaï et Debné (oueds qui coulent à Djibouti) soient résolus avant les grands problèmes de Chabelley ou de Ouabi (fleuves de la Somalie). Beaucoup de Somaliens accusent le président de Djibouti de voir les problèmes somaliens « avec les yeux de son ventre ». C’est l’expression qu’ils emploient. Aujourd’hui, quand on considère le résultat, en ce qui concerne la question somalienne, est-ce que ce processus a plutôt compliqué ou résolu un tant soit peu cette question ? La question somalienne est une préoccupation pour toute la région. C’est un problème trop complexe pour le traiter à la façon de la conférence d’Arta. Sans vouloir apparaître comme un grand connaisseur de ce dossier somalien, je crois que si on laissait les Somaliens résoudre leurs problèmes, comme ils l’ont fait au Somaliland et au Puntland, au moins ça ne compliquerait pas leur développement. La modestie voudrait qu’on laisse faire les Somaliens. Il y a aujourd’hui une telle levée de boucliers contre le processus qu’il est mort-né. Aujourd’hui, je viens d’apprendre que Hassan Shargudud, le responsable de la RRA [Rahanwein Resistance Army, milice soutenue par l’Éthiopie, ndlr] vient de désavouer le processus d’Arta. Il était le seul chef de guerre qui avait signé cet accord.

LNA. -- N’êtes-vous pas un peu négatif sur la Somalie ? Tout ce qui dans la région peut offrir, d’une manière ou d’une autre, une perspective ; faire en sorte que les peuples soufflent un peu, me semble à considérer. Non ? Ne pensez-vous pas que les seigneurs de la guerre ne soient pas trop pressés de voir un État se mettre en place dans ce pays ? L’évolution en cours n’est-elle pas une bonne chose pour la Somalie et pour la région ?
MK. -- Le fait que la Somalie soit dans cet état est préjudiciable, d’abord pour le peuple somalien qui en souffre dans sa chair, mais aussi pour toute la région. Ceci dit, parler de chefs de guerre… Le chef de l’État djiboutien est qualifié aussi de chef de guerre par les Somaliens. Un État comme le Somaliland est en train, de façon modeste peut-être, de fonctionner.

LNA. -- Je vois quand même trois phénomènes positifs dans la corne. L’Éthiopie et l’Érythrée discutent ; il y a eu un accord signé entre le Frud et le pouvoir en place à Djibouti ; quelque chose se passe en Somalie. Il y a un président, un Premier ministre, un maire dans la capitale. Il me semble que ces phénomènes sont importants en matière politique et en matière de développement.
MK. -- Par rapport à la guerre, c’est toujours bien de dialoguer, c’est sûr et certain. En ce qui concerne la Somalie, c’est un cas un peu spécial et je pense que tout le monde a intérêt à rechercher des solutions. Ce qui ne rend pas crédible la position d’Ismaël Omar Guelleh, c’est que dans son pays rien n’est réglé. Je disais dans une revue en 1995 (Arabie, je crois) que la corne de l’Afrique a besoin d’une conférence internationale (comme celle des Grands Lacs). Aujourd’hui, les armes se sont tues entre l’Éthiopie et l’Érythrée ; à Djibouti il y a des négociations ; en Somalie les gens se sont parlés. C’est d’abord aux locaux de trouver une solution, mais en même temps s’il y avait une contribution de la communauté internationale dans une conférence où tous les problèmes seraient posés sur la table, cela pourrait aider à trouver un début de solution. En ce qui concerne Djibouti, la meilleure contribution qu’on puisse apporter à la région, c’est de pouvoir créer les conditions d’une réelle paix à Djibouti et de constituer peut-être une onde de choc. D’ailleurs, pour la Somalie la chose la plus extraordinaire qui puisse arriver c’est qu’il y ait la paix à Djibouti. C’est qu’au moins les Afars et les Somaliens puissent cohabiter. Cela pourrait même contribuer à apaiser les tensions entre l’Éthiopie et l’Érythrée.

LNA. -- Revenons à Ahmed Dini. Donc pas de "maroquin", pas de strapontin dans le gouvernement actuel. Pourtant, beaucoup d’observateurs avaient pensé qu’il allait devenir Premier ministre et que cela allait constituer une sorte de cohabitation qui permettrait de mettre en application le processus induit par l’accord-cadre signé entre le Frud et le pouvoir.
MK. -- Ahmed Dini a accepté de signer cet accord parce qu’il était dès le début demandeur de paix. Comme le Frud l’a fait dès novembre 1991, nous avons décrété un cessez-le-feu pour signifier que nous voulions dialoguer. Une fois que cet accord-cadre était signé, bien évidemment, il fallait le "meubler". Pour cela, au lieu de tergiverser, Ahmed Dini est allé sur place, là où le président et son gouvernement sont installés, pour leur proposer une mise en perspective des éléments. Ce régime (ce n’est pas parce que nous négocions qu’il ne faut pas le critiquer) a fait la preuve de son échec. De son échec de cohabitation d’abord, de son échec économique ensuite et enfin de son échec de respect de la liberté, sans laquelle il n’y a pas d’indépendance possible.

Devant ce triple échec, c’est aujourd’hui la dernière chance qui est offerte à ce régime de pouvoir s’amender, se transformer. C’est-à-dire que si n’importe quelle personnalité -- ça peut être Dini, ou une autre personne -- accepte de faire partie de ce régime tel qu’il est, il ne pourra rien y changer. Par contre, ce que l’opposition propose c’est de mettre des règles en place qui permettent un changement. Si ces règles-là ne sont pas acceptées, nous avons l’exemple des dissidents du Frud qui ont réintégré le gouvernement, ils sont aujourd’hui voués aux gémonies. Finalement le vrai responsable de leur échec c’est Ismaël Omar Guelleh, et pour que les choses n’aillent pas dans ce sens-là, il faut que ce dernier accepte de faire des concessions, sinon toute la population va l’abandonner à son sort ; même si sa famille et ses amis s’enrichissent individuellement, l’État qu’il représente n’est crédible nulle part. Le FMI a dit, il y a une semaine, qu’il attendait de voir pour financer. La communauté européenne a les yeux tournés vers cet accord pour donner de l’aide. Même la France attend de voir ce qui va se passer, si cet accord va s’appliquer ou non. Je crois que l’Éthiopie, l’Érythrée, toute la région, et même le Japon, s’intéressent à cet accord. Aujourd’hui Ahmed Dini est une grande chance pour mener les changements. Je crois que tout le monde doit le soutenir dans sa politique.

LNA. -- La perspective est donc : Dini président... C’est ça ?
MK. -- Je crois qu’on ne peut pas dire à un président qui est en place : « Ôte-toi de là, je m’y mets », mais aujourd’hui il faut d’abord pouvoir passer par un pouvoir transitionnel. Il faut qu’il y ait une espèce de cohabitation où le pouvoir serait partagé. À ce niveau-là, est-ce que ce président est assez intelligent pour laisser s’installer un pouvoir de transition ?


(2) La présidence djiboutienne a initié un processus de paix civile en Somalie, sur lequel le mouvement de M. Dini est très réservé.
Voir Somalie : Changements sous conditions

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Entretiens politiques concernant Djibouti

Jean-Paul Noël Abdi,
président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH). Paris, 8 juillet 2001


Hassan Mokbel,
président de l’Association pour la démocratie et le développement à Djibouti (ADD). Paris, 18 avril et 7 mai 2001


Ahmed Dini Ahmed (1),
président du Front pour la restauration de l'unité et de la démocratie (Frud-armé, Djibouti). Paris, 14 février 2000


Ahmed Dini Ahmed (2),
président du Front pour la restauration de l'unité et de la démocratie (Frud-armé, Djibouti). Paris, 12 juin 2001


Ahmed Dini Ahmed (3),
président du Front pour la restauration de l'unité et de la démocratie (Frud-armé, Djibouti). Paris, 26 décembre 2001


Ahmed Dini Ahmed (4),
président du Front pour la restauration de l'unité et de la démocratie (Frud-armé, Djibouti). Paris, 18 juin 2002


Aref Mohamed Aref,
avocat et défenseur des droits de l'Homme. Paris, 29 mai 2001


Daher Ahmed Farah,
président du Parti du renouveau démocratique de Djibouti (PRD) et directeur du journal « le Renouveau ». Djibouti, juillet-août 2001 (par téléphone et e-mails)


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