lesnouvelles.org
Liste de diffusion des Nouvelles

Lecture thématique
Choix de la rédaction
Nouvelles d'Afrique
I
Sommaire
I
Liens
I
Recherche
I
I
Liste de diffusion
I
Boutique
I
Espace partenaires
I
Sondage
I
Ajouter à vos favoris
S'abonner aux Nouvelles d'Addis
Qui nous sommes
Nous écrire
 


Magazine
Le nouveau système éducatif éthiopien.

Une tentative de résoudre les graves dysfonctionnements de l’école.


HÉLINA

(Janvier 2001) – Depuis l’introduction de l’enseignement “moderne” en Éthiopie, le sytème éducatif a été profondément remanié. Réservée au début aux rejetons de la haute bourgeoisie, il s’est en effet peu à peu démocratisé. Sous Haïlé Sellassié, les seuls enfants du peuple qui avaient accès à l’école étaient ceux d’Addis ; de nos jours, tout le pays en profite plus ou moins.

Le dernier bouleversement en date est l’avancement de l’examen national, l’ESLCE (1), en troisième, alors qu’il était auparavant passé en fin de scolarité (à l’issue de la classe de première, dans le système français). Une décision qui tente de résoudre les graves dysfonctionnements du système scolaire éthiopien.

L’offre universitaire est en effet très inférieure à la demande des lycéens et des parents et l’accès à l’université est très sélectif. Pour entrer au Commercial College of Ethiopia (seule école de commerce publique du pays), il faut au moins 2,8 sur 4 pour les filles et 3 sur 4 pour les garçons. À l’université, c’est encore pire : il faut 3 pour les filles, et presque 4 (!) pour les garçons. Pour couronner le tout, les universités de province sont mal reliées aux régions d’origine des étudiants, et offrent rarement un véritable choix de filière.

Bref, on a l’impression que la ministre de l’Éducation veut sélectionner plus tôt pour que moins d’élèves fassent des études “longues” sans suite ; ceux qui échoueront à l’ESLCE se verront proposer plus d’options, essentiellement des formations pratiques et techniques, et pourront s’y consacrer plus tôt.

Le manque d’écoles techniques risque de nous ramener au problème de départ : celui du manque de place ; "le board of education" prévoit donc d’adapter certaines écoles publiques pour qu’elles puissent bientôt donner des cours techniques. Un investissemnt lourd pour un pays dans la situation budgétaire de l’Éthiopie. Guennet Zewdé, ministre de l’Éducation, a récemment affirmé que cette réforme n’était pas faite contre les élèves mais au contraire pour les préparer au futur. Espérons que cette réforme ne créera pas encore plus de problèmes. -- H


(1) Ethiopian School Leaving Certificate Examination. L’équivalent du bacalauréat dans l’enseignement français.


Lire aussi : entretien avec le Dr Teklehaimanot Haïlesellassié, vice-ministre de l’Éducation d'Éthiopie.
[retour en haut de page]

Sommaire du
magazine

Les moteurs de
recherche


Thema

Agriculture/élevage
Politique alimentaire, technique vétérinaire, coopération et développement


Bonjour! Ça va?
Les Nouvelles du Club journal du Lycée Guebré-Mariam d'Addis-Abeba


Journal de voyage
Une sélection de récits où le regard sensible prime l'expérience

Politique régionale
Affaires étrangères, relations multilatérales, conflits, oppositions


Vu à la radio
L'actualité régionale "vue" sur les radios internationales


Partenaires des Nouvelles
Donnez votre point de vue
Boutique des Nouvelles


© Les nouvelles d'Addis (LNA) 1997-2005. -- http://www.lesnouvelles.org -- Les nouvelles d'Addis,
le seul journal d'informations générales exclusivement dédié à l'Éthiopie et à la corne de l'Afrique.
Bimestriel. Publié en français. Politique, économie, culture, société, communauté.