| Résolution du conflit érythréo-éthiopien.
Commission de délimitation de la frontière réunie à La Haye : décision attendue le 13 avril 2002
Nouveau report de la décision. Officiellement, seules des « raisons techniques » expliquent les retard de la commission devant statuer sur la délimitation-démarcation de la frontière éthio-érythréenne. ["les Nouvelles d'Addis", Repères, 20 mars 2002]
COLETTE DELSOL
Résolution du conflit érythréo-éthiopien, mars 2002. La commission qui devait statuer sur la délimitation-démarcation de la frontière éthio-érythréenne avant la fin du mois de février, a reporté sa décision une première fois à la fin mars. Elle devrait, selon un dernier communiqué, se prononcer le samedi 13 avril 2002. Officiellement, ce sont des « raisons techniques » qui expliquent ces retards. La commission de La Haye a été mise en place après laccord dAlger (décembre 2000). Elle est chargée, après avoir entendu les représentants dÉrythrée et dÉthiopie et consulté les experts, de rendre une décision définitive sur leur frontière commune.
Plusieurs partis dopposition éthiopiens avaient organisé des manifestations à Addis-Abeba, réclamant un accès à la mer pour lÉthiopie. Cet accès à la mer supposerait une remise en cause importante de la souveraineté érythréenne, puisque la légitimité de lÉrythrée sur les ports est incontestable depuis son indépendance. Les zones contestées, sur lesquelles la Commission de La Haye doit se prononcer, ne concernent aucunement les régions côtières.
En attendant que la commission rende sa décision, une mission du Conseil de sécurité des Nations-Unies, conduite par lambassadeur de Norvège, Ole Peter Kolby, sest rendue dans les deux capitales, Addis-Abeba et Asmara, pour préparer les gouvernements à lapplication de la décision.
Plusieurs observateurs soulignent le caractère « critique » de cette décision dans le processus de paix entre lÉthiopie et lÉrythrée. Chacun des deux pays accuse lautre dinfiltration dans la zone de sécurité temporaire. Accusations que réfute la MINUEE qui devrait voir sa mission prolongée de six mois pour faciliter les opérations de démarcation. Mais ces opérations vont également être compliquées par le fait que les deux pays nont pas encore fourni toutes les informations concernant le minage des zones de combats. De larges portions frontalières restent donc inaccessibles, tant aux habitants quaux futurs arpenteurs. CD
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