La voix de lAmérique, 12/12/02. LONG International Crisis Group avertit quen dépit des progrès réalisés dans les pourparlers de paix entre factions somaliennes, la situation dans la corne de lAfrique reste très précaire.
LICG fonde ses rapports sur des recherches effectuées sur le terrain par des équipes danalystes envoyés dans des pays à risque. Une équipe de lICG sest donc rendue en novembre à Eldoret, au Kenya, où se déroulaient les derniers pourparlers de paix entre les diverses factions somaliennes et le gouvernement de transition. Certes les parties en présence ont signé un accord et un cessez-le-feu, mais on signale encore des combats sporadiques en Somalie. Lors de leurs entretiens avec des différents délégués à Eldoret, les émissaires de lICG ont constaté que nombre dentre-eux sont frustrés et déçus. Ils ont perdu leurs illusions et les médiateurs nont pas démontré quils étaient à la hauteur de la tâche, C'est-à-dire faire avancer le processus de paix. À lorigine du blocage : des problèmes de gestion, des rivalités régionales, un manque de soutien politique et des contraintes financières estime lICG. Et pourtant, ajoute lONG internationale, le processus de paix inter-somaliens pourrait quand même aboutir. Mais pour ce faire il faudrait des menaces crédibles de sanctions contre des chefs de guerre somaliens et le respect de lembargo international sur les armes. Il faudrait, en outre, tenter de résoudre certaines rivalités régionales, améliorer la médiation et ne pas fixer des dates butoir qui se traduisent parfois par des décisions hâtives. Les négociations inter-somaliennes se poursuivront, en plusieurs étapes, dans les mois à venir. Elles offrent, dit-on, le meilleur espoir de donner à la Somalie un gouvernement central digne de ce nom. II
FORMULATION DE L'ARTICLE. Ce texte est un relevé d'écoute de la radio ; la formulation est donc celle du média cité. Les titres, par contre, sont de notre rédaction.
(*) Ctte rubrique s'appuie sur l'écoute des radios. La transcription de certains mots (reportés entre guillements, suivis d'un astérisque entre parenthèses) peut s'avérer fautive.